Promulgation en France du traité de Turin
14. — Prise de possession officielle de la Savoie et de Nice par la France.
16. — Entrevue à Bade entre Napoléon III, le prince régent de Prusse, les rois de Bavière, de Wurtemberg et de Hanovre, les grands-ducs de Bade^ de Weimar et deHesse, et les ducs de Nassau et Cobourg-Gotha.
%t. — Le journal officiel de Palerme publie le décret suivant, signé par Garibaldi, dictateur de Sicile, et par Crispi, son ministre :
32 ANNALES EOGLÉSIASTIQOES. [ISeO
«Le Dictateur,
« CoDsidérant que les Jésuites et les UgoorienSy pendant la malheureuse période de roccupation bourbonnienne, ont été les soutiens les plus actifs du despotisme;
« En \ertu des pouvoirs à lui conférés décrète :
« Les congrégations de réguliers actuellement existantes en Sicile sous les différents noms de Compagnie et Maisons de Jésus et du Saint* Rédempteur, sont dissoutes. Les individus qui en font partie sont bannis du territoire de Tlle.
« Leurs propriétés restent incorporées au domaine de TËtat. »
14. — Mort du prince Jérôme, frère de l'empereur Napoléon P'. Monseigneur Cœur, évoque de Troyes, prononce, quelques jours après, son oraison funèbre dans l'église des Invalides.
2e. — Proclamation du roi François II de Naples, qui accorde une nouvelle coostitution et une vice-royauté pour la Sicile.
— Condamnation du vicaire<-général de Bologne, monseigneur Ratta, à trois ans de prison.
9#. — Formation d'un nouveau ministère à Naples; l'avocat Liborio Romano, devenu bientôt après si célèbre par ses trahisons, est chargé du ministère de l'intérieur. Émeute à Naples et proclamation de l'état de siège.
1. — Le gouvernement français ayant autorisé l'émission de l'emprunt romain en France, les fauteurs de la Révolution prétendent prouver qu'on ne peut, en sûreté de conscience, souscrire à cet emprunt. Tous les évoques de France invitent au contraire les fidèles à y souscrire.
4L. — Condamnation de l'évéque de Faenza à trois ans de prison.
5. — Monseigneur Ranza, évéque de Plaisance, est condamné à quatorze mois de prison par le tribunal correctionnel de Plaisance; une peine de môme nature est infligée à son vicaire-général et aux chanoines de sa cathédrale, qui ne se sont pas montrés assez favorables au nouveau gouvernement.