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Mise en liberté du cardinal Corsî, archevêque de Pise

9. — Procession solennelle à Rome et translation de la basilique de Sainte-Marie-Majeure à l'église du Gesù de limage miraculeuse de la sainte Vierge, attribuée à saint Luc.

juillet] GONSISTOIRB TENU A ROME. 33

o. — Massacre des chrétiens à Damas. Belle conduite d'Abd*el* Kader. Les massacres se prolongent jusqu'au 16 juillet Les con* sulats étrangers i^ont incendiés, à Tezception de ceux d'Angleterre et de Prusse; le consul de Hollande est tué; celui des États-Unis est blessé.

lo. — On lit dans une dépêche de M. Thouvenel à lord Cowley, ambassadeur d'Angleterre à Paris : « La Sardaigne est « dans un état de barbarie dont la honte retombe sur le gouverne- « ment sarde. »

18. — A Rome, consistoire dans lequel sont préconisés plusieurs évoques. Dans son allocution, le Saint-Père déclare les annexions piémontaises injustes, l'annexion des Romagnes sacrilège et signale les faits de persécution contre le clergé et les religieux. En voici la traduction :

tt Vénérables Frères, c'est un fait parfaitement connu de tous qu'une guerre acharnée a été, dans ces temps de calamité, excitée contre l'Église catholique par les enfants des ténèbres. Ils sont en vérité animés d'une malice diabolique en déclarant mal ce qui est bien^ bien ce qui est mal, et prenant les ténèbres pour la lumière, la lumière pour les ténèbres (Is., xzi, 20) ; par leurs machinations criminelles, ils s'efforcent de renverser de ses fondements, si cela se pouvait Jamais faire^ la même Église et sa doctrine salutaire, à éteindre tous les sentiments de la foi chrétienne, de la vertu, de la loi naturelle elle-même, de la justice, de l'honnêteté et de la probité, et d'en extirper les racines. Personne n'ignore combien malheureuse et lamentable est maintenant en Italie la situation de notre religion par suite de l'œuvre et de la conspiration de ces mêmes hommes qui, marchant selon leurs désirs dans l'impiété et éloignés de la voie de Dieu, cherchent à combattre et à renverser la religion elle-même et tout ce qui est sacré. G'e^t pourquoi, à la trèsgrande douleur de notre cœur, nous sommes forcé de déplorer les blessures nouvelles et toujours plus graves qui, chaque jour, sont portées à notre autorité apostolique, à l'Église catholique, à ses ministres sacrés, à ses intérêts, à ses droits, par les usurpateurs du pouvoir légitime en Italie.

« Dans les diverses contrées de l'Italie injustement soumises au gouvernement piémontais, des écoles publiques sont instituées dans lesquelles, au grand détriment des Âmes, on enseigne ouvertement et publiquement une doctrine fausse et dégradée, complètement opposée à rÉglise catholique, et Ton combat l'Église elle-même. Tout le monde connaît les presque innombrables opuscules , les journaux, les écrits accompagnés de gravures honteuses et abominables qui, en Italie et ailleurs, sont sortis, pour la perte et le malheur des âmes, de l'officine de Annales ecc/és. 3

34 ANNALES EOCLÉSl ASTIQUES. [1860

SataD. Au moyen de toiu ces écrits, ces implacables ennemis de la religio&i ces artisans très^habiles de crimes et de fraudes» s'efforcent de faire mépriser les mystères de la religion, les préceptes et les vénérables institutions de l'Église, ses lois et ces censures^ de la tourner en ridicule, de s'en moquer, de corrompre tous les esprits, de les arracher au culte catholique, de les exciter à une vie licencieuse et dissolue, de faToriser la plus monstrueuse impiété, de charger les ministres du Chriat et son, Vicaire sur la terre de toutes sortes d'injures, de caloomies et d'outrages, de détruire l'empire de toute autorité légitime et d'amener ainsi la ruine de l'Eglise et de la société.

« Et ces ennemis de la lumière et de la ▼érité n'hésitent point à porter leurs mains sacrilèges et violentes sur les ministres de l'Église et sur son patrimoine. Après que le gouvernement piémontais eut usurpé les duchés de Parme et de Plaisance, le 14 du mois d'avril dernier, il expulsa injustement les moines de Saint-Benoit de leur couvent de Saint-Jean4*Évangéliste à Parme. Par un décret du 10 mai dernier^ il ordonna la clôture du séminaire des clercs de Plaisance, pour se venger de révoque de Plaisance qui s'est, avec raison, abstenu de célébrer les cérémonies sacrées qui lui étaient prescrites par le pouvoir civil. I^our cela ce très-vigilant évéque fut arrêté, arraché de son diocèse, conduit à Turin, et là condamné à la prison et à l'amende. Ces peines furent également infligées au vicaire-général de l'évéque et à quelques chanoines de Plaisance.

« Pour la môme cause, soit dans nos provinces usurjiées de l'Emilie, soit dans d'autres contrées soumises à l^injuste domination du Piéinont, plusieurs de nos vénérables frères les évêques^ des ecclésiastiques, des membres de corporations religieuses ont été accablés d'injures, en butte à une très-dure inquisition, et plusieurs d'entre eux ont été arrêtés, envoyés en exil ou mis en prison. C'est poiir cela que le l^rovicaîre de Bologne à été arraché mourant de son archevêché, envoyé en prison et cotidamné ensuite à ùnîé amende et à la prison. Lorscftie plus tard l'illustre archevêque mourut, le gouvernement ^'empara des biens de l'archevêché de Bologne. C'est pour cela que nôtre vénérable frère l'évéque de Fàenza, gardé d'abord dans son palais par des soldats, parce que, gravement malade comme il Tétait, on ne pouvait le traîner en prison, fut ensuite condamné à l'amende et à la prison. C'est pour cela que votre collègue, nos très-chers fils cardinaux de la sainte Église romaine, l'archevêque de Pise, a été arrêté par la force armée, arraché à son troupeau et conduit à Turin. C^est pour cela que l'évéque d'Imola a été gardé prisonnier dans son palais. C*est pour cela que l'archevêque de Ferrare fut molesté de diverses manières.

K On sait aussi les graves dommages que la religion et ses ministres viennent de souffriir en Sicile par l'œuvre de ces hommes perdus qui ont porté le trouble dans le royaume du prince légitime. Entre autres choses, deux ordres religieux, qui ont bien mérité de la religion chrétienne, ont été abolis et leurs membres forcés de s'exiler. Mais ce qu'il

Jaillet] CONSISTOIRE TENU A ROME. «S

faut «Qcore plus déplorer* vénérables Frères, c'est qu'il s'est tit^ové quelques membres du clergé qui, oubliant le Seigneur et le devoir de« prêtres envers le peup^le, au grand scandale et à Tindignation des bons, n'ont pas rougi de prêter leur concours aux ennemis de l'Église et de tonte justice. Dans nos provinces usurpées, plusieurs diocèses^ au grand détriment des fidèles, sont privés de leurs pasteurs, parce que ceux-ci ne peuvent souscrire aux conditions^ imposées par l'autorité illégitime.

« Et cela^ entre autres choses, arontre clairement quel est surtout le but de ces bommes qui, parleurs attentats méchants et sacrilèges, veulent usurper et détruire le pouvoir temporel du Pontife romain et de' ce Saint-Siège, afin qu'après avoir renversé la puissance et détruit la majesté du Pontife et du Sâint-Siége, ils puissent plus facilement attaquer l'Ëglise catholique. Nous omettons de retracer tant d'autres attentaits du même genre par lesquels ces hommes affligent et persécutent l*Êglise et ses saints ministres, tandis qu'ils ne cessent pa^, par une perfide méchanceté, de prêcher partout et d'exalter par des moyens frauduleux et trompeurs la libei'té' de !tous.

« Combien tous ces méfaits accomplis à' Tindignation deé béas «t k leur grande douleur offeiksent, vicAentent et outragent FËglIse^ nous, notre autorité apostolique et celle du Saint-Siège, votre ordre, la dignité épiscopale et tout le^ clergé, vous le comprendrez j[>arfaitement, vénérables Frères 1 Et cependant^ au milieu dé cette amertuÉie, nous' ne ressentons pas peu de joie, lorsque nous voyons avec quelle foi' remarquable, avec quelle patience, avec quetie constance, tant nos filg chéris les cardinaux de FÉglise^^oinaine que nos vénérables frères ie^évéques, au grand honneur de leuisnoms; se glorifient de^sùpportei^ totitësles tribulations et ies calaooiitiés qui leur sont iufligées sans aucun juste motif, et de défendve avec énergie la cause 4e relise et de la' justice. Nous savons aussi avec quelle fermeté, satif de rares exceptions, le clergé d« l'hàlie, digne de toute louange, se souvenant de sa vocation et de ses devoirs, marche sur les traces illustres de ces évêques, supporte toutes les vexations et remplit parfaitement son devoir. Tandis que nous sommes affligé d'une profonde douleur, nous rappelant notre devoir apostolique, soutenu par H'aide de Dieu, nous ne cesserons jamais de défendre de toutes nos forces et sans crainte la cause de FÉgUsè^ qui nous a été confiée ^ar la volonté de Dieu, par le Christ Notre-Seîgneur luiHUéme. C'est pourquoi, él^ant la voix dans cette grande assembliée et devuittout Tuniverè catholique, nous réprouvons, nous condamnons ces faits sii tristes et que l'on ne peut assez déplorer, et nous réclamons et ne cesserons jamais ^de rétlamer avec la plus grande force et la plus grande énergie qu'il nous sera possible pour ies immunités de l'Église violées, pour la dignité du cardinalat et de l'épiscopat offensée, pour le clergé et pour tous les droits de l'Église et de ce Siège apostolique foulés aux pieds, dans cette si grande tristesse des temps et des choses, dans cette profonde affliction de l'Église, dans cette violation de tous les droits divins et humains, dans ce moment où l'on conspue le sacerdoce,

M ANNALES ECGLËSIASTIQOBS. [IS60

nous ne perdons pas courage, vénérables Frères. Le del et la terre passeront, mais les paroles et les promesses de Dieu ne failliront pas, et, comme vous le savez, les empires les plus puissants, les royaumes, les nations et les villes peuvent être renversés, détruits, dissipés; mais rÉglise fondée par le Christ Notre-Seigneur, et constamment soutenue et illustrée par sa vertu toute-puissante, ne peut jamais en aucune manière être renversée et détruite ; elle n'est point vaincue par les persécutions, elle n'est point diminuée par elles, mais au contraire elle en est augmentée, mais elle en tire un nouveau lustre et de splendides triomphes ; « car c'est le propre de TËglise de vaincre lorsqu'elle est « blessée, de soumettre rintelligence lorsqu'elle est accusée, de tout «gagner lorsqu'elle est abandonnée. • (S. Bilar., de TriniLf lib. VII, ch. IV.)

« Ne cessons donc point de prier et de conjurer jour et nuit, avec foi, avec espérance et humilité de cœur et la plus grande ardeur le Dieu des miséricordes qu'il veuille bien, par les mérites de son Fils unique, Notre-Seigneur Jésus- Christ, avoir pitié de tous les prévaricateurs, les toucher de sa grftce céleste, les éclairer, les convertir, les ramener à lui, afin que toutes les erreurs étant bannies, toutes les iniquités étant éloignées, la divine religion et sa doctrine salutaire, qui conduit également à la félicité temporelle et à la tranquillité des royaumes et des peuples, fleurisse tous les Jours de plus en plus, grandisse et domine sur tout l'univers.

u En adressant celte allocution avec alfection à tous nos vénérables frères les évéques de totit l'univers, nous les félicitons, eux et les fidèles confiés à leurs soins, de leur foi, de leur amour et de leur fidélité pour nous et pour la chaire de saint Pierre, et en même temps, ouvertement et publiquement, nous exprimons combien nous sommes touché de l'admirable attention avec laquelle nos vénérables frères les évéques et leurs troupeaux ne cessent, par tous les moyens, de nous coosoler dans nos angoisses.

« Nous ne doutons point que nos vénérables frères, animés de cet esprit de religion, de piété et de zèle sacerdotal qui les distingue, se dévoueront avec encore plus de zèle, eux et les fidèles qui leur sont confiés, à la défense constante de la cause de l'Église et du Saint-Siège, et par leurs prières ferventes et par celles de leurs fidèles, ils s'approcheront avec confiance avec nous du trône de la grâce, ils imploreront la très -puissante protection de la très-sainte et Immaculée Vierge, Mère de Dieu, afin qu'après que cette si horrible et si violente tempête aura été dissipée, l'Église catholique obtienne la paix si désirée, jouisse partout de sa liberté, que tous ceux qui sont éloignés de la voie de la vertu et de la justice rentrant en eux-mêmes, se convertissent à Dieu, et, abandonnant le mal et faisant le bien, marchent dans la voie du Seigneur. »

lA. — Grandes fêtes à Arras à roccasion de la béatification de

Juillet.] LES TROIS LEITRES DE H. DE GÂVOUR. 37

Benoît-Joseph Labre. Ces fêtes se renouvellent le 19 à Amettes, où sont transférées des reliques du Bienheureux ; quinze à vingt mille pèlerins y assistèrent.

16. — Le sultan écrit à l'empereur Napoléon III pour lui témoigner sa répulsion de ce qui se passe en Syrie.

17. — Une souscription est ouverte à Paris par VŒuvre des éco* les d'Orient pour les chrétiens du Liban. Cette souscription, avec celle des journaux catholiques, produisit en six mois plus de deux millions de francs. Les journaux non religieux ouvrent aussi des souscriptions qui atteignent un chiffre insignifiant, à l'exception de celles du Moniteur. Les journaux révolutionnaires, comme le Siècle et l'Opinion nationale, crient beaucoup contre le manque de charité des catholiques, mais ne recueillent rien pour les chrétiens d'Orient.

SI. — Prise de Milazzo par Garibaldi, après plusieurs combats livrés depuis le 16.

%^. — Nous plaçons ici trois lettres du comte de Cavour prouvant la complicité du Piémont dans l'expédition de Garibaldi. Le texte italien de ces lettres se trouve dans le Piemonte de Turin, numéro du lundi 25 mai 1863 ^.

Du 11 juillet 1860, au comte Persano :

« J'approuve sans réserve votre attitude vis-à-vIs du gouvernement sicilien. Vous avez su vous montrer avec le général Garibaldi en môme temps ferme et conciliant, et vous avez ainsi acquis sur lui une salutaire influence. Continuez à en user pour empêcher que le général se laisse tromper par quelques malhonnêtes gens qui Tentourent, et pour qu'il marche dans la voie qui doit conduire au salut le vaisseau de l'Italie.

« Vous pouvez assurer au général Garibaldi que Je ne suis pas moins que lui décidé à accomplir la grande entreprise ; mais, pour réussir, il est indispensable de marcher d'accord^ tout en employant des méthodes différentes. »

Du même au môme, Turin, 13 juillet :

« Monsieur Tamiral, je reçois à Tinstant vos lettres, dont Je vous remercie. Déclarez formellement en mon nom au générai Garibaldi que c'est un solennel mensonge {solenne menzogna) qu'il existe d'autres traités

^ A notre connaissance, ces lettres n*ont pas encore été publiées en France*

38 ANNALES EGCLtSIASnQOES. [1860

secretSy et que les bmits de ceanon de Gènes et de la Sardaigne sont répandus à dessein par nos coaunnos ennemis. ■

Du même an même, Tarin, 28 juillet :

« Ta! reço vos lettres du 23 et du 24 courant. Je suis heureux de la victoire de Milazxo qui honore les armes italiennes, et qui doit contribuer à persuader à l'Europe que les Italiens sont désormais déddôa à sacrifier la Yie pour reconquérir leur patrie et la liberté. Je tous prie d'offrir mes sincères et chaudes félicitations au général Garibaldi.

« Après une si splendide yictoire, je ne vob pas conmient on pourrait Fempécher de passer sur le continent 11 eût mieux valu que les Napolitains accomplissent ou du moins commençassent l'œuvre de leur régénération, mais puisqu'ils ne veulent pas on ne peuvent pas se remuer, il faut laisser faiie Garibaldi {si lasci fitre a éroiiteW). L'entreprise ne peut s'arrêter à moitié chemin. La bannière nationale ariiorée en Sicile doit relever le royaume et s'étendre le long de l'Adriatique jusqu'à ce qu'elle recouvre la reine de cette mer.

« Qu'il se prépare donc à la planter de ses prières mains, dior amiral, sur les bastions de Malamocco et de Satnt-Mairc.

« Faites en attendant mes compliments à Médici et à Malenchini, qui se sont bravement comportés. »

80. — Le Saint-Père écrit an patriarche d'Antioche pour les Maronites, et aux sept évêques de son patriarcat, à Toccasion des massacres de Syrie.

81. — Mort de M*' de Jacobis, évêque lazariste et vicaire apostolique d'Abyssinie.

. — Une convention signée à Paris entre les grandes puis» sances et la Porte décide que la France pourra envoyer en Syrie an corps d'eiqiéâilion an secours des chrétiens. L'occupation française est restreinte à six mois.

ft. — Le général de Goyon quitte Rome et revient en France. Le général de brigade comte de Noue fait l'intérim.

18. — Farini, ministre de l'intérieur à Turin, et sujet rebelle du Pape, adresse aux gouverneurs et aux intendants du royaume de Piémont une circulaire qui témoigne une fois de pins de la connivence du gouvernement sarde dans Tentreprise de Garibaldi, et en même temps des craintes que le parti mazzinien inspirait à ce gouvernement. On y lit : c Lorsque, il y a trois mois, les Sici-

août.] BBEF DE PIE IX. 3^

liens se soulevàrent pouc .rpconqaéi*ir leur liberté, et qae le général Oaribaldi vola à leur seçqufs ayec,une poignée de quelques braves^ l'Europe se remplit du bruit de ses victoires ; toute l'Italie en fut émue, et l'enthousiasme fut grand diatns ce royaume' oft les institutions libres et les habitudes n'apportent aucun obstacle à la libre expression de Topinion publique..^ NPais, par les menées ou par les conseils de personnes sans autorité et sans responsabilité publique, TÉtat pourrait être mis en danger et le sort de l'Italie en souffrir grandement.... Le soussigné a déjà déclaré plus d'une fois que le gouvernement ne pouvait ni ne voulait tolérer que, au dedans du royaume, on fit des préparatifs idans le but de porter violence dans les Etats voisins, et il à ordonné d'user de tout moyen pour prévenir ces attentats imprudents. Il espère que l'opinion publique suffira pour les empêcher.... Le soussigné déclare que, si le gouvernement du roi accepte volontiers la coopération de tous les partis politiques, tendant à la liberté et à la grandeur de la patrie, il est d'un autre côté fermement résolu à ne se' laisser dominer par personne qui n'ait pas l'autorité et la responsabilité du gouvernement, du roi et de la nation. L'Italie doit et veqt appartenir aux Italiens et non aux sectes» K »

!•. — Oaribaldi débarque près de Mdito, à douze lieues de Reggio.

23. — Reggio se rend au colonel Cosenz, lieutenant de Gari<baldi.

26. — Révolte de Bénévent contre le gouvernement pontififcal.

26. — Garibaldi accepte le titre de dictateur des Deux-Siciles,

29. — Quelques ministres du roi de Naples François II lui conseillent d'abandonner sa capitale. Le ministre de Martino fait une déclaration dans ce sens au nom du roi.

28. — Le comte de Syracuse, oncle du roi de Naples, le trahit «t lui copseille d'abdiquer.

— Un bref de Pie IX érige un nouveau vicariat apostolique dans le golfe de Guinée, sous le nom de Vicariat apostolique du Dahomey. Le môme bref confie le soin et la charge de cette nouvelle mission au séminaire des Missions africaines, établi à Lyon quel-

1 Pour tout ce qui concerne riovasion de la Sicile et du royaume de Naples I t861, voir V Histoire de la Révolution de 1860, en Sicile, par Tabbé Bottalla, vol. in-80, traduits de Titalien, Bruxelles, 1861.

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ques années auparavant par M*' de Harion-Brésillac, mort Tannée précédente en arrivant an Dahomey.

s». — M. Farini et le général Galdini viennent trouver à Gbambéry, pour le complimenter au nom de Victor-Emmanuel, l'empereur des Français qui visitait alors la Savoie et qui allait se rendre en Algérie. Si l'on en croyait la réponse faite par le général Cialdini, quelque temps après, au comte de Bourbon-Chalus, cette entrevue n'aurait pas eu d'autre objet que l'occupation des États de l'Église par les troupes piémontaises. D'après une correspondance adressée de Paris au Timeê du 8 octobre 1860, Gialdini aurait parlé à peu près en ces termes : a Ce serait me croire un « homme bien simple de supposer que je me sois avancé sans l'autt torisation de l'empereur. J'ai arrêté cette campagne avec lui, à « Chambéry, et sa dernière recommandation fut , si une descente « dans les Marches et dans l'Ombrie était jugée nécessaire, de ne (( pas perdre de temps. » On verra plus loin, au 18 octobre, l'explication fournie sur cette entrevue par le gouvernement français.

1. -— Le général de Noue, nommé commandant du corps français d'occupation à Rome, déclare aux officiers qu'il a l'ordre de l'empereur Napoléon de défendre les provinces de Rome, Civita- Vecchia, Comarca et Yiterbe.

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