Signature de la paix entre l'Espagne et le Maroc
28 ANNALES EGCUtSIASTIQOES. [1860
99. — L'archevêque de Fribourg écrit aa clergé de son diocèse â*agir conformément aux décisions da concordat conclu entre le grand-duc de Bade et le Saint-Siège, malgré l'opposition qui est faite à ce concordat.
99. — Cloncile provincial de Cologne. Sont présents au concile, outre Tarcbevôque de Cologne, les évoques de Trêves, Munster, Paderborn, le prince-évêque de Breslau, les évêques de Hildesbeim et d'Osnabruck. Le dernier concile provincial avait été tenu en 1549. La clôture du concile s'est faite le 17 mai suivant.
K — Lettre de Pie IX au prince-évêque de Breslau au sujet des opinions erronées du chanoine Balizer ^.
Mal.
1. — Le Pape ouvre un emprunt de 50 millions et fait appel à tous les catholiques pour le souscrire. Le gouvernement français n'autorise la souscription de l'emprunt que plus tard, et après avoir fait des difficultés qui en compromettent le succès en France.
5. — Le prince Gortschakoff adresse au corps diplomatique de Saint-Pétersbourg une note sur la situation des chrétiens de Turquie.
— Départ de Garibaldi pour la Sicile, avec environ 2000 volontaires. Le Piémont désavoue officiellement cette expédition qu'il favorise sous main et qu'il doit hautement approuver plus tard. En effet, le 17 mai, on lisait dans la Gazette officielle de Turin : <( Le gouvernement a désapprouvé l'expédition du général Garibaldi. a A peine connut-on le départ des volontaires, que la flotte royale a recevait l'ordre de poursuivre les deux vapeurs et de s'opposer a à leur débarquement. » Le 22 mai, le comte de Cavour écrivait au chevalier Canofari, ministre des Deux-Siciles à Turin : « Le a soussigné, par ordre de Sa Majesté, n'hésite pas à déclarer que le « gouvernement du Roi est tolalement étranger à quelque acte que (c ce soit du général Garibaldi, que le titre par lui pris est tout à c( fait usurpé, et que le gouvernement de Sa Majesté ne peut que «le désapprouver. » Et le môme Cavour écrivait de Turin, le 18 juin, à La Farina, à Palerme : «J'ai reçu vos lettres des 12 et « 14 courant, je les conserve comme un document historique. Ce
1 Cette lettre fait partie des documents pontificaux relatifs à TEncyclique du 8 décembre 1864.
mii.l NOTE DU CARDINAL ANTOIfKLll A ML DE GRAMONT. 29
« qui arrive, vous l'avez prévu, et c'est un bien... Persano vous c donnera autant d'appui qu'il le pourra sans compromettre notre « pavillon. Il serait bien à désirer que Oaribaldi pass&t sur le con- « tinent. Je concerte en ce moment un service de vapeurs de (( Gênes à Livourne pour Palerme sous pavillon français. Il sera (( peut-être nécessaire de donner une grosse subvention à la comc pagnie. Le gouvernement sicilien figurera dans le contrat, mais (f au besoin nous payerons. » Enfin, le 9 octobre 1860, Victor- Emmanuel signait le manifeste d'Ancône où on lit : « La Sicile «combattait pour sa liberté, quand un brave guerrier, dévoué à « ritalie et à nous, le général Garibaldi, courut à son aide. Us « étaient Italiens; je ne pouvais, je ne devais pas les retenir ! »
Ces courtes citations peuvent donner une idée de la bonne foi piémontaise.
10. — Garibaldi débarque à Marsala avec ses volontaires. Des navires anglais favorisent son débarquement, ainsi que Ta déclaré Garibaldi lui-même, en avril 1864^ dans son voyage en Ângeterre : (( Sans l'Angleterre, a-t-il dit, nous serions encore à Naples sous « le joug des Bourbons. Sans le gouvernement anglais et l'amiral « Mundy, nous n'aurions jamais passé le détroit de Messine.. .^ Si (( TAngleterre était envahie, nous serions toujours là pour venir « au secours de la nation anglaise ! »
11. -—Le cardinal Antonelli adresse à M. de Gramont une note dans laquelle on lit :
« Sa Sainteté ne peut qu'être profondément touchée des sentiments de bienveillance avec lesquels Tauguste souverain de Votre Excellence a bien voulu lui confier le soin de combiner le départ de l'armée française des États pontificaux; car le Saint-Père reconnaît en cela une preuve encore plus évidente de l'intérêt que Sa Majesté prend à l'auguste chef de l'Église. Les troupes pontificales sont, en effet, augmentées de nombre, et l'on s'applique tous les jours à compléter leur organisation de façon à ce qu'elles puissent suffire aux besoins du service. Néanmoins, d'une part, si l'on envisage le but pour lequel le gouvernement pontifical s'impose tant de sacrifices, c'est-à-dire d'assurer l'ordre dans les États de l'Église, de les défendre et de maintenir l'intégrité des droits du Saint-Siège; et si l'on considère^ de l'autre, le défaut d'organisation d'une partie des troupes, malgré l'activité qu'on ne cesse de déployer, on ne doit pas cacher que l'année pontificale n'est pas encore complètement en état de remplir sa tâche. »