I. — Enfants assistés, maltraités ou moralement abandonnés
Les augmentations de dépenses à prévoir de ce chef ont deux causes différentes :
l'accroissement du chiffre de la population et les améliorations à apporter dans le service. En ce qui concerne la population, l'augmentation moyenne des trois dernières années a été de 1,300 enfants environ par an. Le prix de revient moyen d'un enfant s'élevant à 184 fr. 70, l'augmentation de dépenses atteindra progressivement 240,000 fr. en nombre rond. En prenant ce chiffre comme base de calcul, on peut évaluer à un total de 3,600,000 fr. la dépense complémentaire à provenir de Taugmentation du nombre des enfants assistés, de 1903 à 1907 inclus.
Les améliorations à apporter dans le service durant cette même période porteraient, à partir de 1903, sur les prunes accordées aux nourrices, sur les frais de vètures et de visites médicales ainsi que sur la participation des enfants aux mutualités scolaires ; elles occasionneraient, pendant la période envisagée, une augmentation de dépenses de 970,000 fr. A partir de 1904, d'autres améliorations auraient pour objet l'augmentation des pensions des enfants de treize à quatorze ans et de ceux de quatre à sept ans, ainsi que l'indemnité de chaussures pour les enfants de trois ans. Ces diverses améliorations exigeriiient une dépense complémentaire de 748,000 fr., de 1903 à 1907 inclus.
En résumé, le service des enfants assistés demanderait, de 1903 à 1907, une dotation complémentaire de :
3,600,000 + 970,000 -h 748,000 = 5,318,000 fr.
Cette dépense incomberait au département de la Seine jusqu'à concurrence des trois cinquièmes, c'est-à-dire pour ime somme de 3,190,800 fr.