‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 10 sur 264 · LIVRE n. 22 CHAPITRE X. — DE HEimi II, DUC DE L0N6UBVILLE · texte numérisé non relu

LIVRE n. 22 CHAPITRE X. — DE HEimi II, DUC DE L0N6UBVILLE

1632 lettres fort preegantes pour obtenir celte déUmitation. Berne et Frid?v^^^^^ bourg écrivirent aussi de leur cMé, en se plaignant de ce qu'on Les d^ can- *"^n>rô*^t si Hial Icurs lettres; qu'ils n'avaient jamais eu dessein S?Jife tS*d§à ^® donner les mains à une délimitation du côté du Val-de-Travera, loMie^ps et ^^ '^^ colonnes et banderoles étaient dressées de tout temps; qu'il se ^S^M^ion? f*^"®'* P^s expliquer de certains termes dont ils s'étaient servis dans un autre sens que dans celui qu'ils y avaient donné, et qu'enin la conséquence serait dangereuse, si, après plusieurs siècles, on pouvait mettre en contestation le droit des princes et ce qu'ils avaient acquis par la justice de leurs armes; que cela pourrait aller si loin qu'il ne leur resterait presque rien des terres qu'As possédaient. C'est pourquoi ils priaient amiaUement qu'on se désistât de pareilles prétentions, etc.

Le conseu Le Consefl d'Etat crut pour lors qu'il n'y avait point d'autre parti ^ Ifito^h"*^ à prendre que celui de la voie du droit et de présenter la M«rche> conformément au traité de combourgeoisie. Il envoya pour cet effet Le procureur en France, au mois de juiHet suivant, le procureur Favargier, pour ftS!fpoiff*in- informer le prince de ce qui se passait au sujet de cette contestaformer le Uon des limites; que les cantons de Berne et de Fribourg faisaient prince. ^^j^ ^^^ ^^ troisième reconnaissance des terres en litige, et que le Conseil d'Etat n'ayant pas voulu permetire l'exécution .des lettres Les deux can- réquisitoires par lesquelles on assignait les possesseurs du comté attibi^eroies f^^^ ^^^^ reconnaître à Grandson, ils les avaient affichées sur les poteaux et banderoles; et que comme on n'avait jamais pu terminer ces difficultés à l'amiable, le Conseil d'Etat voulait présenter la Marche, sur quoi il y avait plusieurs mesures à prendre, et que le Conseil d'Etat voyant que le comté de Neuchâtel était acteur, c'était à lui, suivant Choix da sur- les traités de combourgeoisie, de nommer le surarbitre. H choisit ^^^^Karch^ ^ P^^ ^^ ^^^^ ^- ^^ Stahl, du Couscil étroit de Soleure, en le priant par une lettre de vouloir se charger de cette coitmiission; et par une autre adressée à LL. EE. de Soleure, il les priait de vouloir le dis- Les deux can- poser à l'accepter. Mais les cantons de Berne et Fribourg n'ayant ftasé*i!uS^he» P®^ ^^^^ accepter et consentir à la dite Marche, le comté de Neula ditteuité châtel ne ftit pas en état de les y forcer. Ainsi k difficulté resta

reste indécise, j^j^^.^^

Point de oou- Le 26 juiu, le Conseil de vQle donna le point de coutume qui

tume donne par ..

le ConseU de SUlt :

viUe.

On doit liquider Quand la permission a été accordée à an homme de mettre son bien en avant de collo- décret, attent qne de colloqner, il fAut liquider toutes les prétentionê qno cent qner. ^^^ g*y présentent peuvent avoir. On a anaai pratiqué en plasietH« égalationi, ^^dêo^.^^ de faire des révisions, mais il faut la permission de la seifneorie.

Le dit Consep déclara encore :

reftiîer la^trStê Q^*^^ "© peut pas refuser une traite en justice à celui qui affirme nne à l'affirmant, chose pour vérification de don droit.

Le 5 jafllei 1632, Louw XIII, roi de France, et Victor-Amédée, 1632 doc de Savoie, firent un traité de paix à Turin par lequel le duc '^^^ «»*" }^

. »». , . . . . •*...*. ^ duc de Bayoie

céda au rot Pignerol ^ autres terres jusqnà la nvière de Cluson etLonisxm. dont Testimation devait être ftdte, et la somme qui en proviendrait et que le roi donnerait au duc, devait être employée à Tacquisition des comtés de Neuchfltel et Valangin. Mais le duc de Longueville Leducdeyait n*ayant pas voulu les vendre, celte acquisition ne se fit pas. Voici eo^téfdeNeuce que contient à cet égard le traité de paix feit à Turin le 5 juil- ohatei et valet 1632: **"^

Et parceqoe Mgr, le duc de Savoye prétend par Tinterposltton de S. H. d'em- i^ ^o de Lonployer Targent en racqnitîtten de Nenfchâtel et Valangin, le roi fera toatei gaerOle refuse aortes d'office et procurera avec le doc de Longueville, autant qu'il lui sera de vendre, possible que cette vente de laquelle il a été parlé soit effectuée ; de sorte toute- ^^^^^ |^ ^^ fois que soit que le traité d'entre les dits Seigneurs ducs de Savoie et de égard. Longueville pour raison de la dite vente de Neufchâtel et Valangin ait lieu on ne Tait pas, la présente cession ou délaissement de Pignerol et autres lieux cidessus mentionnés, tte laissera pas de sortir son effet plein et entier. Et en cas que l'achat du dit Neufchâtel et Valangin n'ait lieu, le dit seigneur duc de Sa* Yoye voulant employer cet argent *en achat d'autres terres souveraines où l'entremise de S. H. puisse être utile, elle promet d'y contribuer en tout ce qui en dépendra.

On croit que le roi s'engagea encore de donner à un prince de Maried'Oriéans la maison de Savoie la riche héritière de la maison de Longueville pS^^^^. en mariage, qui aussi depuis épousa Henri de Savoie, duc de Ne- ^oie, duo de mours. On nommait ainsi la fille du duc de Longueville, parce qu'elle ^^<'^' était k plus riche princesse de France.

Au mois de septembre 1630, les Bernois envoyèrent une garni- Masucre de son à Mulhouse, laquelle passant par la Ouse au canton de Sciure au Beme datuT le

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