‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 9 sur 264 · LIVRE n. 20 CHAPITRE X. — DE HENRI H, DUC DE L0N6UEVILLE · texte numérisé non relu

LIVRE n. 20 CHAPITRE X. — DE HENRI H, DUC DE L0N6UEVILLE

1631 Par une lettre du 10 mars 1631, le prince ayant donné commis-

vâ-^i-iYave» sion au Conseil d'Etat de faire la délimitaUon entre Grandson et le

faS^*de^GrS5d- Val-de-Travers, le gouverneur d'Alfiy, les sieurs Maréchal de Gor-

Tnml^rtrar gior et plusicurs autres conseillers d'Etat se transportèrent sur les

^^eTn^T lieux, le 15 mars, et trouvèrent que les limites devaient s'étendre

depuis la Roche blanche sur le village des Bulles jusqu'au haut de

la Fauconnière vis-à-vis de Rochefort, et ils reconnurent même que

bien peu au-dessous de la dite Roche blanche il y avait un rochar

où du côté de Grandson se trouvaient gravées les armes des deux

Découvertes cantons de Berne et de Fribourg et du côté du Val-de-Travers

que firent sur ^

les i^iuç^iM dé- celles du comté de Neuchâtel, quoique les unes et les autres, et

châtei. surtout celles du comté de Neuchâtel, parussent un peu effacées. Conférence à Le 18 juillet 1631, Ics députés des Etats intéressés à la délimi-

Vulcens au su- . , , , % »» . . «

Jet de la déii- tatiou ci-dcssus sc rencontrèrent à Yuicens sur la montagne. Il y Députés du avait de la part du duc de Longueville Messire Philippe Dines, sieur

fésqull^'ara^ de St-Romaiu et de Rouges, ambassadeur de France en Suisse, '^^FÎance. ^* François Maréchal, conseiller et secrétaire de S. A., Abraham Qerc dit Guy, maître d'hôtel ordinaire et maire du Locle, Abraham Chambrier, trésorier, tous deux conseillers d'Etat, David Favargier, pro- Députés de curcur-géuéral, et Nicolas Tribolet, secrétaire d'Etat; de la part de Berne Léonard Zehender et Simon Wurstemberger du Petit Consefl, Michel Stettler, commissaire -général, et Antoine de Graffenried du Grand Conseil, et de la part de Fribourg Jost Brunschol Peterland et Martin Techtermann du Conseil Etroit, assistés du baiUif de Grandson.

L'ambassadeur M. de St-Romaiu ouvrit la conférence, en disant que le différend pour lequel ils étaient assemblés était de fort ancienne date; S. A. soutenait et s'offrait de vérifier que les limites devaient être le sommet de la montagne, mais que les baillifs de Grandson s'étaient toujours avancés de plus en plus, et que même on aurait de la part des deux cantons planté des banderoles pour servir de limites; mais que cette journée avait été assignée pour terminer ce différend, afin que cette difficulté ne donnât pas lieu à une plus grande més- Les cantons intelligence, etc. A quoi les députés des cantons répondirent que

'ftrer^sM leT V"® *^^ dessein n'était pas de s'agrandir, mais de se maintenir; qu'ils délimitations ne Croyaient pas d'avoir rien anticipé sur le comté de Neuchâtel;

le pâtwa^e'^et Q"^ *^^ limites qui étaient posées étaient fort anciennes; qu'ils n'a-

boohéage an- vaieut pas d'ordrc d'y toucher et qu'il ne s'agissait que de quelpaitiJ^i^ ques particuliers qui avaient des difficultés au sujet du pâturage et bochéage et que c'était uniquement pour cela qu'ils s'étaient rendus sur les lieux, etc. Et quoique M. de St-Romain répliquât que c'était au sujet des limites qu'on tenait cette conférence, cependant les députés des cantons n'y voulurent point consentir, et par ce moyen ils furent obligés de se séparer sans rien faire.

de France ouyre la conférence.

PBINCB DE NEUCHATEL. 21 LIVRB U.

Le procinreur-général Favargier fit une protestation de la part de 1631 S. A. S., en disant que d'autant que par la présente remise, comme Protestation par plusieurs autres précédentes, il se trouvait que S. A. était tou- ue^^^e^^ jours dans la souffrance, ce qu'on voudrait tirer en conséquence pour careur-généni en induire à une prescription, il protestait contre la dite prescription et requérait toute l'assemblée, qui consistait en plus de deux cents personnes, de se souvenir de sa protestation pour servir ce que de raison à S. A. Les députés des deux cantons s'étant contentés de contre-pro-

..... I y ^ testaUon des

contreprotester, lis se séparèrent cantons.

Le 7 octobre 1631 mourut François, fils de Léonor d'Orléans et HortdeFran* qui avait épousé Anne de Caumont. D avait eu un fils nommé Léo- L^^o^'Ornor, mais qui était mort l'an 1622, et par ce moyen n'ayant point ^^i^ onde du laissé d'enfants, Henri II, duc de Longueville, son neveu, hérita de qti h^te^^u la plupart de ses biens. Les enfimts de ses sœurs Antoinette et plupart de •« Léonore en eurent aussi une portion. ^^'

Le 14 décembre 1631, le Consistoire seigneurial de Valangin, Le consistoire élisant le maître-tourgeois Abraham Perret pour être ancien d'é-^iJ*i^^ glise, régla le serment que les anciens doivent, prêter, qu'il est bon v^ doirent de rapporter ici : c^d'K

1. Il promet de foire et tenir secret toqt ce qui y sera traité; 2. d'aider le Teneur pasteur d'avis en toute rondeur de conscience, et veiller sur le troupeau en lui de ce serment servant d'yeux, d*oreilles et de bouche; 3. de lui fidèlement rapporter toutes les choses commises contre l'honneur et gloire de Dieu et devoir du prochain, k forme des ordonnances ecclésiastiques. 4. Promet de les inviolablement garder, autant qu'il lui sera possible, de reprendre on remontrer toutes les malversations et insolences défendues surtout par la loi do Dieu et par les dites ordonnances, singulièrement les blasphémateurs. 11 n'aura point d'acception de personnes et ne supportera aucun. Et en somme il s'acquittera de la charge d'ancien d'église au plus près de sa consience.

Le 29 avril 1631, il tomba de la neige dans le vignoble de la Neige en avril. liauteur d'un pied; cependant on fit une année très abondante et Année très de très excellent vin, mais qui fut à si bas prix qu'en divers lieux abondante,

• . 1. «w.«,, ,vln excellent

on donnait un pot de vm pour un œuf. Lété fut chaud et sec; la

vente se fit vingt-cinq livres le muid. vente.

Gustave-Adolphe, roi de Suède, qui avait commencé la guerre ^^^2 contre l'Empire au mois de mars 1630 et qui au mois de décembre Guerre des 1631 avait oflert aux Suisses de faire une alliance avec eux, ce qu'ils suédois. avaient refusé, leur demanda la neutralité, dans une Diète tenue à Keutrauté des Baden au mois de mai 1632, ce qu'ils acceptèrent; et c'est ce qui ^ei^ïdéepar est ici remarqué par la raison qu'on aura souvent occasion dans la ousuve- «uHe de parler de cette guerpe (tes Suédois. Adolphe.

Le Conseil d'Etat voyant que la conférence tenue le 15 mars de ,, Le Consea

%i f / ^ • . . . , w,. . . « . , d'Etat de Neu-

lannée précédente au sujet de la délimitation entre Grandson et le chàtei &it de

-,,' • . I . «. « . nouvelles

Val-de-Travers navait prodmt aucun effet, fit diverses instances iMtoncMM auprès des deux cantons, et les réitéra encore l'an 1632 par des mitation

Page 1