LIVRE n. 174 CHAPITRE XII. — CHARLES PARIS D^ORLÉANS
1672 les autres iooibèrent dans la frénésie. Ce loup attaqutf aussi phtsieurs
bétes sur les montagnes de Chezard; un bœuf et deux chevaux en
devinrent enragés. Ce loup fut tué le mtee jour près de Cor^
moret au Val-de-St-Imier. Il était venu depuis le Valnle-Travers,
où Ton en avait vu un autre le même jour .et qui fot tué auprès de
Chasse eréné- Noîraigue par un maréchal nommé Dubois. On fit dans les comtés
comtés et dans ^^ Neuchfltel et Valangiu une chasse générale contre ces bôtea
le voisinage, farouches. Le 17 juin, ceux de la Neaveville et de St^Imier firent
la même chose sur le même jour, mais inutilement. Les Quatre-Mi- Les Quatre -Min isU*aux, à la soUioitaUoa du pasteur de la ville, ôter les images fir^n^ cfTacer uu écriteau sur le grand portail du temple, avec les qui étaient sur images de la vierge, de la reine Berthe et de St-Uhrich, parce que temple. ^ ^^ dernier, aussi bien que la reine Berthe, se prosternant devant Timage de la vierge, cela donnait occasion aux papistes de veiUr s*y prosterner i leur tour et de conuneltre des actes d*idoUlrie« C^. Tan ^^^dïiSiér ^^'^ ^^^ images qui étaient faites en relief et d*nne très belle méooDtoits de sculpture, étant un monument très considérable d'antiquité, phisieors .cela. personnes en furent très malcontentes et en firent des reprocher au magistrat. On fit aussi couvrir de planches le mausolée que le comte Louis avait fait construire dans le même temple et dans lequel il fut aussi lui-même enseveli. (Y. Tan 1373.) Nouveue source Comme OU découvrit Tan 1672 à la Brevine i>ne autre source iM 4éoo«vertei "lûnérale qui était plus proche du viUage. que la première, et qui à u Brerine. avait Cependant les mêmes qualités, on s'attacha à la dernière pour la commodité du lieu, et c'est celle qui est encore en usage aojourdliui.
Les six cantons Frédéric-Guillaume, électeur et marquis de Brandebourg, convia parr^ d*ui ^^ année les six cantons réformés et la ville de St^GaU à être flisde rélecteur les parrains de son fils Albert-Frédéric qui hii était né. Les cantons bourg. lui envoyèrent à cette occasion deux vases de pur or sur lesquels leurs armoiries étaient gravées.
Année très Celte année fut fort abondante en vin et en grain. On fit la vente v«te^*dn * Neuchâtel soixante livres le muid. L'abri du grain fut fait, le froet abri, ment six batz et deux gros, Porge onze gros et Tavoine sept gros. Etat des pré- Le comto de St-Pol et duc de Longueville étant mort sans endeu^prino^ fauts légitimes, et son frère aîné, duc de Longueville, prince de de Longuevme Ncuchâtel, qui hil avait remis la souveraineté, ayant embrassé Tordre emours. ^^ prêtrise, et étant ensuite tombé dans la démence, ainsi qu'il a été observé ci-devant, Madame la duchesse douairière de Nemours, leur sœur, se disant héritière du comte de St-Pol, en vertu de son testament, et d'ailleurs estimant que son frère, à cause de sa démence, ne pouvait régner, prétendait que de fait et de droit la principauté de Neuchâtel devait lui appartenir. Au contraire, Madame la duchesse douairière de Longueville, mère des deux princes et