COMTE DE 8S-P0L. 175 LIVRE IL
établie mère tutrice et curatrice de M. i'abbé d^Oriéans, son fib 1672 aîné» autrefois dans le inonde duc de Longueville, prétendait que la démence où ce prince était tombé n'était pas un obstacle à reffet du droit de retour qu'il s'était réservé dans la donation qu'il avait &ite de la souveraineté de Neuchâtel à son frère le comte de St- Pol l'an 1668, portant qu'au cas que le dit comte donataire vint à mourir avant lui sans enfants légitimes, la dite souveraineté lui reviendrait de plein droit; outre qu'il ne convenait pas que Madame de Nemours f&t créée héritière par le testament du prince décédé.
Il est fort à propos de rappeler ici l'histoire des procédures et importance de des jugements qui ont été rendus sur ces importantes matière, d'au- pî^^*!!ii tant plus intéressantes que ces jugements ont reconnu et arrêté eonoement ces pour toujours la compétence des Trois-Etats, la nature et la qualité p^^**o"«du comté de Neuchâtel et Valangin, et l'ordre et les droits d'y succéder.
On a vu précédemment que Madame la duchesse de Nemours, Kadamede invitée à se rendre à l'ouverture du testament de son frère le comte ^e^'^î^'wndre'à de St-Pol, ne voulut pas s'y rencontrer. Elle débuta peu de jours roaverture du après par la proposition qu'elle fit à Madame de Longueville de lui ^^^^e^g^ remettre la curatelle de M. son frère l'abbé d'Orléans, ajoutant qu'elle poL ne la prétendait pas de droit et qu'elle n'avait d'autre dessein que de la soulager, et de s'y conduire par ses ordre; mais Madame de£iie fbit yenir Longueville n'ayant pas voulu accepter cela. Madame la duchesse de Mouondin pot» Nemours fit venir à Paris, en toute diligence, Monsieur Biaise de le consulter. MoUondin pour le consulter. Celui-ci étant arrivé à Paris, persuada à cette princesse que par le testament de son irère le feu comte de St-Pol et par la démence de son autre frère, l'abbé d'Orléans, la souveraineté de Neuchâtel lui était dévolue, et qu'il eq)érait de faire réussir cette prétention tant par ses amis et son orédit qu'en conseUdeiL répandant des sommes d'argent dans le pays. La duchesse de Nemours, facilement persuadée, écrivit tout de suite une lettre au gouverneur et au conseil d'Etat, conçue en ces termes : Mesiieorty
Jo Touf apprends avec beaucoup de douleur la mort de feu Monateur mon Lettre de Mad. frère, qui a été tué au service du roi dans le passage du Rhin, le 12 juin der- ^^ Nemours nier. Je ne doute pas que vous n'en ayei un ressentiment bien grand et que ^liïl^îrK »vous ne prenies part à ma douleur. ehftteL
Je vous fais ces lignes pour tous donner ordre de faire assembler les Etats du pays, dans le jour préfixe, conlorméttent aux oontumes de Neafchitet, que Yons déclarerez à mon envoyé. J'espère que vous n'y feres ÛMite, et qu'ils s^ trouveront an jour préfixe pour savoir mes intentions. Cependant, je prie Dieu qu'il vous ait, Messieurs, en sa sainte garde.
Le 7 juillet 1672. (Signé) Hakib.
Madame de Nemomrs écrivii aussi, à l'instance de IL de |loUon- çue écrit m
j. «» r^ • in w w^ .1 'le même ton
oin et par M. Greder, aux cantons de Berne, Luceme, FrilK^urg et «» cantons dq