‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 12 sur 264 · LIVRE II. 24 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGUEVILLE · texte numérisé non relu

LIVRE II. 24 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGUEVILLE

1632 Le roi Gustave-Adolphe ayant été tué à la bataille de Lutzen en toé à u u^e ^^^^^ le 16 novembre 1632, Bernard, duc de Weimar, obtint après

de Lutzen. cette mort le commandement de l'armée suédoise. On aura aiyet de parler souvent ci-^près de ce généraL Fief du pressoir Le 20 novembre 1632, Béat-Louis May ayant demandé un délai de Colombier. ^^^ reprendre le fief du pressoir de Colon^ier et la messellerie Par quels Ber- de St-Blalsc, à lui avcHus par le décès de son frère Henri, on lui ^ Mt^ssédé.^ accorda quatre mois sans préjudice des droits de S. A. Ce fief était pignoratif; il avait passé de la maison de Colombier à celle de Watteville et de May; depuis ce temps il a appartenu à George Steiger, à Bernard de Murait, à Samuel Tillier et à Sigismond de Bonstetten, et actuellement à Victor-Sigmund Sinner. Bidies mois- On eut Cette année de riches moissons, mais on fit peu de vin à Vente de Tin. <^use des gelées du printemps. La vente se fit septante-deux livres le muid.

1633 La bourgeoisie de Valangin voulant obliger le greffier de ce lieu ^iSSSîSf* d'accepter l'office de maître-bourgeois qu'il avait refusé par la rai-

ezempt de des- SOU qu'il avait déjà assez d'occupations par son greffe, il eut re- '* de'maifaîî*^ cours à la Seigneurie, laquelle donna un mandement à cet égard, le bourgeois. 29 août, sigué Maréchal, et qui portait qu'à l'avenir les greffiers de Valangin seraient exempts d'être maître-bourgeois. Cela fait voir que dans ce temps on ne briguait point pour avoir cette charge, et que le maître-bourgeois de Valangin n'avait point de gage; mais n la recherche dès qu'on en a eu fixé un, le greffier de Valangin a recherché cet ^^w'&cé.'^ emploi avec ardeur, malgré qu'on lui opposât le mandement de dispense, et il y est parvenu.

Les sujets de Les sujets de Valangin ayant payé au prince l'aide qu'ils lui de* pt^ê^rlade ^^^nt à cause de son premier mariage, ils en demandèrent et obdue au prince, tinrent une quittance qui est datée de l'an 1633. J^ouveu^- Les bourgeois de la Neuveville renouvelèrent la combourgeoisie oombou^eowe qu'ils out avec Beme. Voici la lettre que LL. EE. leur aocor- Tffie avec dèreut :

Berne.

Nous Ttidvoyer, petit et grand Conseil, appelle celui des Deax-Cents de lu ville de Berne, savoir faisons et confessons publiquement par ces présentes: Comme ainsi soit qu'avant très longues années nos louables prédécesseurs an régiment, ayant reçu et accepté pour leurs perpétuels bourgeois sous la tuition et protection de leur ville, les honorables et sages maîtres-bourgeois, conseil et générale communauté de la Neuveville et à iceux permis et accordé régal et droit de bourgeoisie sur leur hasie et maison marchande dans la ville de Beme, L'acte de *^ plu0 ample contenu de la lettre de bourgeoisie, pour lors et à cet effet érigée renouvellement en date du 11 octobre 1388, laquelle à notre sachant ni à celui de nos dits ^\ *iA°î^'r " P^^^P^^®'* bourgeois de la Neuveville, nonobstant due enquête, n'aurait dû depuis 1388 rappelé. J*^"** ^^^® renouvelée, encore même qu'il soit mentionné dans icelle, que cela se devait faire de cinq ans en cinq ans quand pour ce ils en seraient requis de nous; qu'en la considération de ce, en des temps modernes, troubles et dangereux, les honorables commis des honorables, pourvoyables et sages maltresr

bovrgeolSf conseil, bourgeois et entière communaoté de la Nenveville se seraient 1633 par diferses fois présentés par devant nous le petit conseil, nous instamment suppliants, que pour icelles et autres raisons il nous plût icelle perpétuelle et irrévocable bourgeoisie présentement aussi renouveler avec eux, suivant Texemple d*autres nos bourgeois, en ce qu'il y pourrait avoir à corriger pour la longitude du temps, pour tant plus facile observation d'icelle à l'avenir, l'accommoder et dresser, suivant la disposition du temps présent. Auquel leur louable dessein et réquisition favorablement inclinant, pour par ce témoigner la constante et sincère affection et bienveillance que leur portonf, aurions à ces fins ordonné nos députés de conseil et bourgeois, savoir les spectables, nobles, pourvoyables et sages seigneurs Jean-Rodolphe Bûcher, boursier; Antoine de Graffenried, ban- Députés de deret, Béat-Louis May, surintendant de notre arsenal, du Petit Conseil; Guillaume BemeàlaNeude Diesbach et Jean-Sébastien Richner du Grand Conseil, et iceuz dépéchés et ▼«▼■ue. députés en la dite Neuveville, pour illec en notre nom solennellement et en la meilleure forme , renouveler avec eux la dite bourgeoisie et faire prêter serment. Laquelle rénovation et prestation de serment a été, à notre grand et singulier contentement, faîte en l'église de la Neuveville, après la prédication k cet égard expresêénent tenue, avec les formalités à ce requises et nécessaires, le dimanche ■leatiDiiné en la fin des présentes.

En vertu de quoi nous les prénommés advoyer, Petit et Grand Conseil de PromessedeLL la ville de Berne, disons et promettons pour nous et nos perpétuels successeurs E£ de Berne, au régiment, que nous avons reçu et accepté de nouveau, en confirmation de la prédéclarée, ancienne et perpétuelle bourgeoisie et en la protection et sauvegarde de notre Ville, les avant dits mattres-boargeois, conseil et générale c6m- «nnauté de la Meoreville et lears perpétuels snccesseurs et après venants, en telle manière que nous serons entenns les assister d'aide et de conseil en toutef choses justes et raisonnables et nécessaires, les garder, protéger et défendre à rencontre de tous ceux qui contre droit et raison leur voudraient faire offense, extorsion et dommage, ainsi que nous avons accoutumé de faire et que Tancieu droit de noire TiHe peut permettre et porter envers les nôtres et autres bontgeois reçus en pretectîon; à rencontre de quoi les souvent nonnnés de la Nenre'^ viUe seront tenus et obligés, pour reconnaissance de telle perpétuelle bourgeoisie, de nous satisfaire et délivrer annuellement, toujours sur le jour St-André, environ huit jours devant ou après, en vraie censé et rendre à notre ville de Berne, savoir, un marc de fin et pur argent, suivant et au contenu de la son- Un mare ▼eut touchée aneienne lettre de bourgeoisie ; au moyen de quoi ils devront être d'argrent déchargés et exempts em^er» nous et nos perpétnels successeurs nu régimenik de toutes gardes, contributions et tailles, toutefois aux conditions qu'ils viennent avec nous en guerre, et que réciproquement ils nous assistent d'aide et de conseil et qu'ils nous soient et k nos successeurs fidèles et loyaux, avançant notre profit et détournant notre dommage.

Si toutefois il a venait (ce que Dieu veuille perpétnelîement divertir) que ceux de la Neuveville ou leurs après venants fissent faute à telle bourgeoiaie et fidélité, ou qu'en quelque façon ils s'en dévoyassent, iceux nous devoir alors être échus en juste peine, à savoir de cinquante marcs d'argent en pur argent 6o marcs qu'ils seront entenus de nous payer en la prochaine demi-année, sous l'obliga- d'argent en cas tion de tous leurs biens présents et à venir excédants quatre deniers; aussi ne contravention, devra aucune partie arrêter ni molester les gens de l'autre par cours étrangères, spirituelles ni temporelles, sinon pour fait de mariages ou usures publiques; ains que chacune partie doit être recherchée pour toutes prétentions, au lieu cshacandoit où la personne actionnée est demeurante, moyennant quoi chaque partie se être recherché contentera. Si tant n'était que le fait fût si important qu'il concernât les deux devant son villes,' qu'il fallût raisonnablement établir journée par devant les deux communes

Page 1