‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 128 sur 264 · LIVRE n. 232 CHAPITRE XIU. — l'abbé D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

LIVRE n. 232 CHAPITRE XIU. — l'abbé D'ORLÉANS

1679 les uns que se fût un prince de la maison de Condé, et les antres que ce fût Madame de Nemours.

Age de Mad. Madame de Longueville était la fille de Henri de Bourbon, deuxième deLongneviiie. j^ ^^^ ^^^^^^ j^ ç^^^^ ç^ y,^^ jg^g). Lorsqu'elle mourut eUe

était âgée de cinquante-huit ans, six mois et dix-huit jours.

CuraMle de Madame de Nemours.

Lesp&rei^ D'abord après cette mort, il se tint une assemblée de parents "^deNemoun ' pour Rviser à la curatelle de M. Tabbé d'Orléans. Ils établirent Ih- &ice des biens dame do Ncmours et la nommèrent pour être tutrice à l'égard des oônséqueDt do bîens paternels. Avant ceci on n'avait jamais vu une femme être léans son fi-ère. curatrice, à moins qu'elle ne fût mère ou aïeule; cependant, quoi-

ies(geU€«^ou que le choix d'une sœur pour la curatelle fût contraire à la couchSIei cette no- tume de Neuchâtol, on ne laissa pas que de la recevoir comme

mination. ^ •«• ■* i ■ ^ %%r\ i ^ » % « « » .

tutnce de M. labbé d Onéans, son frère, parce qu on s était toujours

conformé au choix que les parents faisaient en France d'un tuteur

Le prince de OU curatcur. La susdite assemblée de parents remit à Messieurs le

S^i^en^ ap- priuce de Condé et le duc d'Bnghien, son fils, la tutelle de H. l'abbé

Telle des^b^d'Oriéans à l'égard des biens maternels.

MoHftqTifirent ^ 4^^ ^^ 9^^ Madame la duchesse de Nemours fut choisie pour élire Mad. de curatrico Ait quo M. Colbert qui avait pour lors un grand crédit en ^rateue. France et dont le fils avait épousé la fiHe puînée d'Henri de Matignon, le plus proche parent de Madame de Nemours, divorisa cette princesse de tout son pouvoir pour lui faire obtenir cette curatelle, gérant qu'en se la rendant favorable, «Ue nommerait son fils pour hii succéder au comté de Neuchâtel, ei qu'elle le constituerait son héritier. Kad. de Ne- Madame de Nemours envoya à Neuchâtel un second courrier qui avisdeucnra- y arriva le 22 avril et qui y apporta cette nouvelle. Dès qu'on l'eul ïA conseil apprise, le gouverneur et le conseil d'Etat désirant d'apaiser cette f^e^îueîuî P™^®sse, à laquelle ils s'étaient opposés auparavant avec tant d'arenvoyent des deur en traitant ses partisans avec une grande rigueur, résolurent ^*PJ*^^j«j{^^"''* d'envoyer trois députés à Paris, savoir, MM. Abraham Chambrier, maire de Valangin, Jean de Montmollin, trésorier, et Jean-Miphel Bergeon, receveur des quatre mairies, pour féliciter de leur pari cette princesse. Le conseil de ville envoya aussi deux députés, qui partirent avec les précédents le 28 avril.

Le roi confirme Le roi, par ses lettres patentes du 1" mai, confirma toutes ces î^îTc^teuH! MeHea et curatelles. Il déclara qfxe Messieurs le prince de Condé et le duc d'Enghien, son fils, seraient les tuteurs et curateurs du dit abbé pour les biens maternels et Ma4ame de Nemours pour les biens paternels, lesquelles dispositions et curatelles seraient séparées l'une

onr le trouver- de l'autre; et pour le soin et le gouvernement de la personne du irao^e de M. dit abbé d'Orléans, S. M. nomma Léc^ior de Matignon, abbé de Lessay, ilaos le roi aumôuier du roi, doyen et évéque de Usieux, et le comte de Matignon,

CURATELLE D£ MADAME DE NBMOlIEg. 233 LIVIE H*

son frère, qui devaient avoir la garde n^ble de ce prince.. ^II^îs 1679 ^ comme (esl-il dit dans les lettres patentes) le soin des aîSaires ré^l^îw d^Li- ,,qui pourraient se rencontrer dans la dite curatelle des biens pa- co*mt?deM«- ^^ternels serait trop onéreux et pénible à une personne de la qua- **|ï^e nôweî* y, lité et du sexe de Madame de Nemours, le roi lui a donné pour Rtpour conseil ,, conseil M. Tussort, son conseiller ordinaire, M. Abraham, avocat ^ moawïiM!^" „ en Parlement, et M. Monicaut, avocat en son Conseil, et pour eu- ham^ et i^^ „ rateur onéraire M. Louis Le Porquier.^ Ces lettres patentes, du ratêur onénorê 1*' mai, sont signées Louis, scellées de son sceau et enregistrées ' ®">"®'en la cour de Parlement; elles furent encore confirmées par d^autres subséquentes du 28 juin et 29 novembre 1679.

Quelque temps après que cette curatelle eut été remise à Madame puintesdeMM. de Nemours, MM. Pussort et Abraham, que le roi avait donnés pour ^^^^ conseillers à cette princesse, s'étant plaints de ce qu'elle faisait tout contre Kadame d'elle-même, qu'elle destituait ses officiers sans sujet et que lors- ^® Nemonn, qu'ils lui donnaient des avis^ elle ne les voulait pas suivre, et que partant ils croyaient devoir demander leur congé, le roi ie leur lu demandent accorda, et il établit en leur place MM. Peletier et Pageaa. sonTrami^éa.

Ceux qui jusqu'alors avaient été si opposés à Madame de Nemours comi»e^ oo et à ses affidés, s'empressèrent de faire le«r paix; ee«x-là »ôw*e {J^^^^^^^^ qui avaient le plus contribué au bannissement de M. rie Mollondin, ces de m. de l'an 1678, l'aHaîent voir à Barbarèche près de PVibourg, où il étatt «oiiondin. pour lors, afin de tâcher de l'apaiser, prévoyant tous évidemment qu'il allait être établi gouverneur des comtés. En efiet Madame de Nemours envoya à Neuchàtel M. Jean de la Martinière, qui y arriva avec le sieur de Bois-Pinault, son fils, le 8 mai 1679. Elle témoigna d^bord Mad. de Ne-

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