‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 127 sur 264 · LIVRE n. 230 CHAPITRE XIII. — L*ABBÉ D'ORIjfcANS · texte numérisé non relu

LIVRE n. 230 CHAPITRE XIII. — L*ABBÉ D'ORIjfcANS

1678 fief, 8^n s*en trouvait parmi ceux qu^il avail foit transporter à Nen-

îiTconoBraaient Viatel, et qu'îl lui coDHiiuniqueraît et donnerait même des copies de

pas le fief, coux qui Concernaient le fief et qu^elle croirait pouvoir lui servir

si elle les demandait, mais sans être obligée de lui mettre en main

Leprocarenr les origiuaux; quo le dit procureur, au nom du souverain, demeii-

^Il^ion'ue ^^^^^^ ^^^^ '^ jouissance et possession du dit fief de Gorgier el de

Gorgrier. toutcs SCS appartenances et dépendances, en attendant qu'il y fftt

Si la dame plus outro pourvu, suivaut los droits que S. A. et la dite dame

sèt^^oiTaimî ^'Achey pouvaient avoir ; que cependant, si cette dame se présen-

é^rdàsesrai- tait pour demander la mise en possession et l'investiture de ce fief,

^^^' on aurait égard aux raisons qu'elle avancerait, afin de ne pas la

Elle veut précipiter. La baronne d'Achey voulait appeler de ce délibéré, mais

*^ré«iatat*^* on lui répondit que ce qu'on venait d'arrêter n'était pas un juge-

L'appeiest ment, qu'on n'avait décidé de rien et qu'ainsi il n'y avait aucun

"^^^^^^jP®"' sujet ni matière d'appel puisque même on ne l'enregistrait pas.

Eiieseprégente Le lendemain, 4 décembre, la baronne se présenta encore en

fa mise ^enm)!^ conseil d'Etat, pour demander l'investiture du fief de Gorgier, comme

yestitm^. ' étant la tante du baron dernier décédé ; mais il fut sentence :

Sentence 1. Qne le fief était ourert en faveur de S. A. par la mort do fea baron.

contre Madame 2. q^q |e procureur-général était entré en poMewion du dit fief an non de

d'Achey, et mo- ^ * o ^ ..• ^..t • . j 1 j.. • 1, *.^ . ^ j

tift de cette ^' ^* °* ^^ " ' ^^ maintenu dans la dite possession par larrété ci-dessns dn

sentence. 3 décembre. 4. Que la dite baronne avouant que la terre de Gorgier était na fief, que par le droit commun elle en était exclue, jusques à ce qu'elle eût prouvé le droit qu'elle y pouvait avoir par une exception en sa faveur; qu'alors il en serait jugé.

On sentença encore :

Que, après avoir considéré que le dît sieur procureur-général est en actueNe

et réelle possession de la dite terre et seigneurie de Gorgier, et qne la dite

dame avoue que c'est un fief mouvaet de S. A., c'est à vérifier qu'elle a droit

d'y succéder, et qu'à défaut de ce faire sur le jour qui sera établi, on donnera

^in de cause au dit sieur procureur-général au nom de S. A. Cependant si elle

se déclare dans dix jours de vouloir satisfaire à cette sentence, le dit sieur

procureur-général, en vertu de l'arrêté rendu hier et conformément à icelui,

lui donnera par copie les titres et papiers qu'elle lui demandera, afin qa'oHe

s'en puisse servir autant que par droit faire elle pourra.

Mad. d'Achey Madame la baronne s'étant adressée à M. le gouverneur d'ASiry

ffonvemeor pour obtenir l'appel de cette sentence^ il la renvoya em conseil, où

en^ppei^^ue l'appel lui fut fefusé. Cependant on hii promit mi'on assemblerait les

est renvoyée au -, . „^ ^ . ! ,.-,. ,

conseUquiia Trois-^Etals pour lugor de ce différend.

refuse. "^ ^^

Année assez L'année 1678 fut assez abondante. La vente du vin se fit à Neu- ^J^^"^J^^châtel à 50 livres le muid, et l'abri du grain fut fait, le firomeiH «

abri. 13 batz, l'orge 7 batz et un gros, l'avoine 4Vt batz.

FTMce^éCTU à Le roi de France ayant appris la mésintelligence qu'il y avaîl fei^^;il?°faen^e Berne et Neuchâtel, écrivit une lettre à LL. SE. par laquelle ^rae'^et^^n. il leur marquait qu'il ne voyait cette division qu'avec bien du dé-

châtel. 1 1 j

CUEATBLLB BB MADAME DE LONGUEVILLB. 231 LIVBE II.

plaisir, et qu'il aurait bien de la joie s'il les voyait réunis. Il donna 1679 même commission à H. Franconis de Genève, duquel il s*était déjà n en donne

■ . < . . , ... • , . commiarton à

servi pour plusieurs négociations, de travailler à celte réunion. M.i^«)nisde

Celui-ci s'efforça d'y travailler; il se rendit pour cet effet à Berne et ensuite à Neuchâtel afîn de disposer les esprits à la paix et de les porter à envoyer des députés h Soleure aiq)rès de IL de Gravel, ambassadeur de France, pour conférer ensemble sur ce fait

C'est ce qui fut aussi effectué le 28 février 1679, jour auquel Accommodedes députés de Berne et de Neuchâtel se trouvèrent à Soleure, el™®"^;,7„;^""'' firent un accommodement qui porta que quatre des fusiliers dont il Quatre des aia été parlé l'an 1676, iraient à Berne pour demander pardon à LL. ^^1^®™^^^, EE. au nom de tous, le conseil d'Etat ayant rejeté sur eux toute p«rt à raffaire la faute et disant qu'ils en avaient fait plus qu'on ne leur avait ^î^iè^o'^en^ commandé. LL.EE. reçurent avec douceur ces quatre hommes, qui nent^ Berne, se contentèrent de présenter un écrit par lequel, en reconnaissant leur faute, ils en demandaient pardon et promettaient de n'y plus retomber. En conséquence, LL. EE. levèrent l'arrêt qui avait été ll. ee. lèvent rendu contre ces fusiliers à l'égard de ce qui leur était dû dans eontî^^^M "iSsi leur territoire, ainsi que la sentence de prise-^de-corps qui avait iiers. élé décrétée contre eux. Puis LL. EE. les chargèrent d'une lettre mies écriront pour M. le gouverneur qui contenait des assurances de paix, d*ainitié *^- ^^Jj^"^®*"' et de bon voisinage.

Le gouverneur et le conseil d'Etat envoyèrent, de leur côté, quatre Quatre députés députés à Berne, savoir, George de Montmolhn, chancelier, Henri '*ç°^^*^,[' Tribolet, maire de Neuchâtel, Abraham Chambrier, maire de Valan- Beme pour tergin, et Jean-Frédéric Brun, procureur-général, et ce à dessein <•© "^^Jiff^reJJSa*** terminer absolument tous les différends qu'il pourrait y avoir entre les deux Etats. Cependant ils ne purent parvenh* à faire lever l'arrôt édS^e'^Tà qui interdisait le libre commerce des vins. ^*"^i!'*®*

Le 2 avril , il arriva à Soleure un courrier envoyé par Madame Nouvelle de la de Nemours à M. de Mollondin et qui lui annonçait que Madame de i^^de^^^. Longue ville était bien malade et à l'extrémité; ce qui lui fit conce- derx)ngueviue. voir de grandes espérances. Cette princesse mourut, en effet, le 5 avril, par un samedi au sofr, et fut ensevelie le jeudi suivant 10 avril. M. de Mollondin en reçut la nouvelle le 11 avril par un courrier, et il en arriva aussi un le 13 du dit mois à M. le gouverneur d'Affry, qui lui avait été envoyé par MM. Le Nain et David, conseillers de feu cette princesse, et qui hii apprenant sa mort, l'assuraient en même temps qu'on ne croyait pas que Madame de Avis opposés Nemours firt établie curatrice de M. son frère. Mais un autre cour- ^ ^^^^tfl rier arriva peu après qui assura le contraire, tellement que les réekrabbé partisans des deux côtés furent pendant quelque temps dans la per- ^^****"*plexité et dans l'incertitude, chacun désirant, suivant ses intérêts,

Page 1