LIVRE II. ?78 CHAPITRE XUt. - l'abbé D*0BLBAIf
1692 H. François-Louis-Blaise de Stavay-Moilondîn^ qui avail été gou-
^'învJ^ar^ vemeur pendant la cnratelie de Madame de Nemoars, moural dans vay^MolîonSn. SB lerre de Barbarêche le 26 oclobre. Po*«*^^«g«o"- Le 7 janvier, le conseil de ville donna le point de coutume qui
ring sont les *"»* • parents^B^tCT- Les frères utérins sont les plus proches parents matemeb.
Anné"*ïtériie. Cette année fut encore stérile. On fil la vente du vin 160 livre* vente^^vinet^^ muid, et l'abri du grain fut fait le froment 21 bai« Témioe, l'orge 13 batz et 2 gros et l'avoine 6 batz.
La TOie de Les Quatre-Ministraux continuant à avoir qœkpieiS difficollés avec
^dei^nou- '• seigneurie au sujet des quinze articles dont il est fait mention Teuementdeuen Tan 1690, crurent que pour les terminer heoreusem^it, il con- '^^urfA^ft^ venait de renouveler la comboirgeoisie perpétnelle avec LL. EB. Berne. de Berne, ce qui n'avait pas en lieu depuis l'an 1616. Ils adres» adressèrent à ces fins une lettre à Leurs dites Excellences, qui leur répondirent conformément au désir qu'ils avaient manifesté. Eles La bourgeoisie écrivirent même à la bourgeoisie de Valangin qu'elles souhaitaient tnvUéé^y V^^ '* '®*'' ^^ renouvelât aussi en même temps. Ces lettres sont prendre part datées du 13 mai 1693. Sur quoi les bourgeois de Valangin envoyèrent une députation à LL. EE. pour les remercier de leur invitation. La journée pour recevoir leur serment fut fixée an 18 septembre.
Voici comment la combourgeoisie de ia ville de Nenchfltel avec
LL. EE. de Berne fut renouvelée. Comme c'est ici une action fort
célèbre et qui ne se verra peut-être pas d^un siècle, on a estimé
qu'il convenait d'en retracer toutes les circonstances.
Solennités ob- Le couseil de ville ayant été averti que les députés de Berne
îenou^eiîement ^®^®"^* arriver le 29 mai, envoya dix-huit personnes du conseil
de la combonr- pour les recevoir au Pont de Thielie. Les députés de Berne étaient
^^^^' au nombre de six, savoir : MH. Jean-Bernard de Murait, trésorier
du pays allemand, Steiger, seigneur de St-Christophe, et Alexandre
de Watteville, tous deux sénateurs, et trois des DeuxH^ents, BIM.
de Diesbach, ancien baillif, Béat Fischer, ancien baillif de Waogen,
et N. de Willading. Et conune ces six députés eurent la liberté de
choisir chacun deux honunes des Deux-cents pour les accompagner,
ils se trouvèrent dix-huit au Pont de Thielie, outre le secrétaire,
la livrée et les trompettes.
Us partirent du Pont de Thielie en observant cet ordre, savohr,
qu'à la gauche d'un député de Berne, il y en avait un de la ville
de Neuchâtel. En passant par St-Blaise, ils reçurent la salve de ki
Lesbourgeoia mousqueteric des bourgeois renonces, tant de la châtelainie de
u «areVat^ Thielie que de la mairie de la Côte, qui étaient sous les armes.
Biaise. La ville avait aussi un corps de militaires de 350 hommes conuttan-
CURATELLE DU PRINCE DE GONDÉ etC. 279 LIVRE II.
dés par M. Frédéric Chambrier, major de ville^ et qui étaient cam- 1693 pés sur le Crêl. Sur le Tertre on avait braqué des canons, qui firent ,?**°!?***J* ^^
^ , .>,,., Neuchâtel tous
des décharges dès qu on eut aperçu le cortège a la descente du les armes au Saar près de la Maladerie. Ensuite M. le major fit défiler sa troupe, ^^^^"' '* qui occupa les avenues de la ville, et borda la rue de St-Maurice Les mes sont et celle des Halles, autant que les 350 hommes pouvaient s'étendre, "'^"^^j^^^® ""*" C'est par là que les députés de Berne entrèrent dans Tordre suivant : Deux messagers de LL. EE. et deux de Neuchâtel ouvraient la ordre de renmarche, chargés des livrées de leurs maîtres; après eux deux trom- ^^*^^®^^^p"^ pettes et six Oberreulers avec six hommes de la livrée de Neuchâtel; puis venaient les députés de Berne ayant à leur gauche chacun un député de Neuchâtel. Les valets fermaient le cortège.
Les députés de Berne mirent pied à terre devant le logis des Dépotés de Treize Cantons, où ils sf.upèrent avec ceux de la ville qui étaient Bemeiogésaux
.w . . » 1 .■«i . .1 Treixe Cantons.
allés les recevoir au Pont de Thielle.
Le lendemain, qui ^it un dimanche, quelques personnes du conseil x,e dimanche allèrent prendre les députés de Berne dans leur logis pour les con* ^ ^^^ conduit dmre à Téglise, et de là ils furent reconduits à leur auberge où ils dînèrent ensemble. A souper, d'autres conseillers de ville leur tinrent compagnie.
Le lendemain, lundi matin, jour de la solennité, les mêmes qui cérémonie avaient accompagnés les députés de Berne à Téglise, les allèrent YeUement^deiâ.
j j , , . , i . . , ' combonrgooisle
prendre dans leur logis pour les conduire au temple. «veo Beme.
Au sortir de la prédication que fit M. Abrajbam Perrot, pasteur de la villp, Messieurs les Quatre Uini^itraux et ceux du conseil qui avaient été désignés à cet effet, les conduisirent sur la terrasse; Ton avait dressé un marche-pied entre les deux portes du temple, comment le où les dits députés montèrent et s'assirent sur des fauteuils. I-^s ^^^* Jj^^ ^^J"^ gentilshommes qui les avaient accompagnés restèrent de bout der- était occnpé. rière eux. Le conseil de ville était assis sur des bancs à leur droite, les pasteurs, le conseil d'Etat et les officiers du prince étaient aussi assis sur des bancs à leur gauche, et tous les bourgeois qui étaient sur la terrasse faisaient face.
M. Jonas-Pierre de Hontmollin, maître-bourgeois en chef, fit Discours prol'ouverture de la cérémonie par un discours qui se rapportait au ^^^^^^^J^^^ «ajet pour lequel on était assemblé. M. le trésorier de Murait, chef ée la députation de Berne, y répondit par un discours fort éloquent et pathétique, dans lequel il fit connaître Tutilité et les avantages qui résultaient de la combourgeoisie. Après quoi il ordonna à un secrétaire d^mbassade qu'ils avaient amené avec eux et qui était assis à table avec le secrélarre dn conseil .de viUe de Neuchâtel, de monter sur l'estrade el de Hre la lettre de combourgeoisie en français. *M. de Murait lut ensuite le formulaire de serment ancien que tous les bourgeois de Neuchâtel, itmi ceux gui résidaient en ville que