‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 150 sur 264 · LIVRE II. 282 CHAPITRB xiii. — l'abbé u'obléahs · texte numérisé non relu

LIVRE II. 282 CHAPITRB xiii. — l'abbé u'obléahs

1693 avec eux. Pendant le repas, qoi dura jusqu'à la nuit, dea trompettes

et des haubois se firent entendre, vitite à Le lendemain, les députés de Neuchâtel allèrent remercier Mon-

'*''^uSi^*^ sieur favoyer d*Erlach de ce que LL. EE. les avaient défrayés. Départ de On leur fit encore compagnie à dîner. Après quoi ils partirent et putéTde^en- furent rccouduils par les seigneurs qui leur étaient allés au-devant chAtei. jusqu'au Pont Neuf, où Ton se fit-^les adieux par des embrassements réciproques et par mille protestations d'amitié. Les députés de Neuchâtel couchèrent ce soir à Arberg, et arrivèrent le lendemain 26 septembre à Neuchâtel, très satisfaits de la manière gracieuse avec laquelle ils avaient été reçus, etc.

Laseiifneurie Le prince de Condé, comme curateur de son cousin Tabbé d'Or- * renouveler* léaus, duc de Longueville, prince souverain de Neuchâtel et Valanpn, anisi la com- ayant aussi trouvé à propos de renouveler Talliance avec les Ou^t"^ avMi^iMWttitons Cautons alliés, envoya à cet effet une procuration k M. le gouver- «Uié8. neur d'Affry; celle pour Berne était conçue en ces termes:

Procnration du Henri-Jules de Bourbon, prince de Condé, prince du sang, pair et ^ndprlnoe de Coudé maître de France, duc d'Enghien et de Château-roux, gouverneur et lieulenant- '^eUeme^de' ^"^**' P^*"" ^ ^^* *" '^^ Provinces de Bourgogne et de Bresse, etc., et coralUance avec raten* honoraire de Monsienr le doc de Longnenlle, notre cousin, prince LL. £E. de souverain de Meufcbâtel et de ValengiD ea Suisse, etc. ^"*^* Comme sa santé ne lui permet pas d'aller en personne pour renouveler lui^

même les traités d'alliance et de combourgeojsio qu'il a et que Messieurs ses prédécesseurs souverains de Neufcbâtel et Valengin ont eus fort longtemps avec les roagnîflqoes et puissants seigtieurs FAvoyer Petit et Grand Conseil de la Ville et Biblique de Berne, et qoe cependant son intérêt, cètui de sté soecesieurs el le bien de son Etat veulent que dans cette conjoncture, ca les renouveUe, savoir faisons qu'étant informé de l'intégrité, preudhon^mie , bonne éir ligence et affection qn'ont au service de notre dit cousin, le sieur d'Affry, goaverneur et notre lieutenant-général en la dite souveraineté, et nos amés et féaux les sieurs Abraham Cfaambrier, ancien maire de Valengin, Jean-Henrf Bnm, seigneur d'Oleyres, chancelier, ienas Hory, châtelain de Boud^y; et Jean-Michel Bergeon, maire de Neufohâtel, tous quatre conseillers d'Etat au dit Neufchâtel; nous les avons établis, institués et ordonnés, et par les présentes les établissons, constituons et ordonnons nos ambassadeurs et procureurs spéciaux, et leur donnons plein pouvoir, autorité et puissance pour et «u nom de notre dit cousio et successeurs souverains de Neufchâtel et Valengin, faire, contracter, contimier et renouveler, confirmer, permettre, jurer et toir jurer, en Ja manière usitée, les alliances confédérations et bourgeoisies ci-devant contractées par les s^ Pour Neuch&tel verains de Neufcbâtel et les seigneurs de Valengin avec les dits Magnifiqoes et VfUan^n. et puissans seigneurs de la Ville et Bépublique de Berne, selon qu'il est contenu es lettres, litres et actes pour ce passés es années 1486, 1562 et 1566, faire garder et observer toutes les solennités à ce faire requises et nécessaires, et àt «'y transporter sir U jour «fui leur sera nommé par LL. EE. de Berne, etc. Promettant «n bonne foi et paroles de prince au dit noni^ avoir p9Ur n^réable, ferme et stable, garder et tenir et inviolableroent observer en toute sincérité ci sans fraude quelconque tout ce qui par nos dits ambassadeurs et procureurs spéciaux sera fait, passé, traité et promis k cet é^ard, sans aller ni venir an contraire directement on indirectement.

COUTBLLE DD PHINCE DB CONOÉ etC. 283 LiVflE II.

Ea foi de cpiot, et pour donner perpétuéfle force et vnléor aux choses pr^ 1693 mentionnéei, nous avons signé ces présentes de noire main, icelle« fait contresigner par notre conseiller-secrétaire ordinaire de nos connnandemenU et apposer le sceau de nos armes.

Fait à Chantilly le 2ôe juin 1693.

(Signé) HtNRi Jules di Bourbon.

Par monseigneur 9 Darhn.

La kttre de créance, dont les députés du prince tirent munis, était ainsi conçue;

Aux magnifiguti et puusant* teitfneun Fawhfer petit et grand eonseU de la vitte Lettre de

de Betrte, créance pour le

Magiiifl4|iies et pvissaDis aeigneyrs, . renooreUoment

Monsieur le duc de Longueville, notre cousin , souverain de Neufcbltel et Va- ^ffeoiile!*^ langin en Suisse, n'ayant pas renouvelé les traités d'alliance et de combourgeoisie que ses prédécesseurs ont faits avec notre Etat, et sa santé ne lui permettant pas de se transporter sur les lieux pour les pouvoir renouveler, Nous avons jugé à propos par la part qne nous prenons à ce qui le regarde et par le désir que nous, avons toigonrs eu depuis que nous avons hîen vonlu nous charger de sa curatelle, de ne rien.obmettre de tout ce qui pourrait dépendre de nos soins pour le bien de son Etat, et pour le bon ordre et la tranquillité que nous souhaitons d*y maintenir, de ne pas différer davantage de le faire renouveler, et de députer pour cet effet vers Vos Excellences, les sieurs d'Affr)-, gonveraeur et notre lieutenant-général en la dite souveraineté, et nos antés et féaux, les sieurs Abraham Cbambrier, ancien maire de Valengio, Jean-Henri Brun, seigneur d'Oleyres, chancelier, Jonas Uory, châtelain de Boiidry, et Joan- Michel Bergeon, maire de Neucbâtel, tous quatre conseillers d'Etat au dit Neuf^ châtel, qui ont un pouvoir spécial de nous pour cela. Nous vous prions de donner créance à ce qu'il contient et à ce que nos députés vous pourront dire de notre part sur ce sujet, et d'être bien persuadés que nous nous ferons toi^jciurs un grand plaisir d'entretenir l'alliance, bon voiainage et combouiigeoiaie dont nous vous proposons le renouvellement, et qui a été jusques ici entre les deux Etats, et de faire paraître dans les occasions qui s'en présenteront toute la considération que nous avons pour ce qui regarde votre Etat et pour Vos Excelfences en particulier, étant.

Magnifiques et puissants seigneurs, Votre bon voisin, alKé et confédéré à vous rendre son service

Hiivftt-JrLKs DU BoimBOir>

A Chantilly le 25 juin 1683.

Monsieur le gouverneur ayant reçu les susdites lettres, et le jour Départ des déayant été fixé pour ce renouvellement, il partit le 12 septembre de ^^^^^1* Neucbâtel, accompagné des quatre conseillers d'Etat qui représentaient la seigneurie. Il était précédé de six sergents et de deux trompettes, et suivi de plusieurs cavaliers, officiers et gentilshommes, ce que faisait en tout un certdgfe de ^ente cavaliers. Il» fiirent très ns sont très bien reçus dans les quatre villes de Berne, Lucerne, Pribourg et àB^%a- Soleure. Partout on leur fit de grands accueils et beaucoup dTionneur. **S soieure"*

Voici comment la solennité se passa à Berne. Les députés y étant Keuuion de arrivés le 13 septembre, deux cents cavaliers cuirassés les reçureat '®"'^îf^ * avec les seigneurs du conseil, demt-Iieue en de çà de Berne. Mon-

UVRB n. 284 CHAPITRE XIII. — VàBïït B'OWLÉANS

1^3 sieur d*AiBry fut placé ^tre M. Tavoyer Kircbberger el le plus anden cérémoniAi sétiateur, et les autres députés toojours à la droite d^un seigneur leuTrLeption. de Beme. Ils furent conduits dans cet ordre jusqu'au logis du Faucon. Le 14 septembre, les mêmes seigneurs qui les avaient accompagnés les vinrent prendre dans leur logis, et les conduisirent à rhôtel-de-ville, où le petit et grand conseil étaient assemblés. H. Serments prê- d'Affiry fut placé à la droite de M. Tavoyer d'Erlach , et on fit les d'autra!^ compliments réciproques à tête couverte. Monsieur d'AiTry jura au nom du prince à doigts levés, et il fit ensuite jurer toute rassemblée, avoyer, petit et grand conseil. (Voyez les serments prêtés l'an 1562 par LL. E£. de Berne et par le prince Léonor d'Orléans. Tom. m. pag. 105.)

La cérémonie finit par le son des trompettes et par les décharges des canons. Les députés de Neuchâtel iîirent reconduits a leur logis dans le même ordre qu'on les y était allé prendre. On les Honneur qn^on traita magnifiquement pendant trois jours, et il y eut musique à la *"* tolîion^"^ fin de chaque repas. M. d'Aflipy eut toujours deux gardes devant la porte de sa chambre, et il iîit traité avec autant de distinction que s'il eût été le prince même qu'il représentait.

Les députés partirent de Berne le 16 septembre, et ils furent reconduits jusqu'au lieu où on les avait reçus avec le même cérémonial. Ce renouvellement d'alliance fut fait d'après le traité de Philippe de Hochberg de l'an 1486, mais comme ce dernier renouvellement fut aussi fait d'après le traité de combourgeoisie du comte d'Avy, seigneur de Valangin, pour la seigneurie de Valangin, qui, depuis Raisons pour le renouvellement du prince Léonor, avait été réunie au comté de ^*!2«!"!??" Neuchâtel par dame Marie de Bourbon, sa veuve et tutrice de ses

rspporte tooi AU '^ '

loDff ces actes, enfants, et que ces actes de combourgeoisie ne sont pomt rapportés tout au long, ni dans le chapitre concernant Philippe de Hochberg, ni à celui de Frédéric de Madruts, ni à l'article de renouvellement de combourgeoisie par Léonor d'Orléans, on a jugé convenable de reproduire ici textuellement l'acte de renouvellement demandé par le prince de Condé, qui rapporte mot pour mot tous ces actes sur lesquels ce renouvellement a été juré.

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