ACTE ET TRAITÉ
DU RBMOUTBLLBMBNT d'aLUAMCB ET PB COMBODR0B0I81B
enire LL. EE, de Beme ei S, A, S, le Prince de Condé comme cwaieur kM êt0ir» de 8. A. S. k dw! de LênyfêefUth, eemme comfe eowetmn de iieeiehdtel <# Vakmgmy juré À ^tnw 4e iâ m fêB w t i tf e iSBB, Au wm 4e la très Smte Trûiité^ Dieu le pèr^ Dieu le 81$, et Dieu le Saim Esprit, Amen.
Soit notoire à tous, par les présentes comme ainsi soit, que dès longues années, les comtes de Neufchâtel et aussi les seigneurs de Valangin auraient reçu e# pth t^urgeoisie perpétuelle en la ville de Berne et icelle confirmée par serment de «empt en temps.
GURATELUS DU PBIlfCB DE COIIDB etC. 285 LIVRE II.
Pour ces caiiseï, Non» l'Advoyer, PeUl et Grand Conseil de la Ville et Ré- ig93 pnbliqae de Berne, ayant la mdne bonne volonté et affection pour te sérénisatme prince duc do Longnerille, souverain de Ntulchâtel et Valanfin, que nous avions povr sta prédécesseurs de pieuse mémoire, de le recevoir et tons nés successeurs perpétuels, princes souverains de Neufchfitel et Valangin, pour nos bourgeois et en la protection de notre ville ; pour cet effet, après avoir bien examiné la lettre de créance et la procuration des dits ambaasadeurs et procureurs spéciaux d* après insérés, lesquels étant [comparu sur le jour établi, Nous avons confirmé Les parties se avec eux les dites deux bourgeoisies, et nous nous avons reçus Tun l'antre pour reçoivent Tune vrais et perpétuels bourgeois héréditaires, et nous nous recevons Tun Tantre ^**"^ P*""" par les présentes.
D'autre part, Nous Henri-Jules de Bourbon, prince de Condé, prince du sang, Pair et Grand-Mattre de France, duo d'Bnghien et de Cblteau-Roux, gouverneur et lieutenant-général pour le Roi en »e§ Provinces de Bourgogne et Bresse, etc., curateur de Monsieur Jean-Loais-Charles d'Orléans, duc de Longueville , notre cousin , prince souverain de Neufcbâtel et Valangin, en la personne duquel les deux comtés et seigneuries sont réunies, ayant été informé que cette L'alliance oomconfirmation serroentale de la bourgeoisie aurait été sursise depuis longtemps, prend Valangin, et ne désirant pas moins, au nom de notre dit cousin Monsieur le duc de Longue- ^(J^LtM ne ville, que ses prédécesseurs d'heureuse mémoire, de conserver cette bourgeoisie faisaient pas. à perpétuité avec les magnifiques et puissants seigneurs les Advoyer, Petit et Grand Conseil de la Ville de Berne , nous avons jugé a propos de les requérir d'acquiescer à notre désir; et après qu'ils y ont apporté leur consentement et aven pour solenniaer et jurer la dite confirmation de bourgeoisie en la ville de Berne, au nom 4e Monsieur le duo de Longfeville, dont la santé n'a pas permis de venir en personne, ainsi que les comtes de Neufcbâtel et seigneurs de Valangin ont accoutumé de faire toutes fois et quantes qu'ils en sont sommés et requis par la dite viHe de Berne, nous avons commis et ordonné et député SUT le jour établi par les magnifiques et puissants seigneura du dit Keu pour no» ambassadenra et procureura spéciaux le sieur d'Affry, gouverneur et notre lieutenani-général en la dite souveraineté, et nos amés et féaux les sieun Abraham Chambrier, ancien maire de Valangin, Jean-Henri Brun, seigneur d'Oleyres, chancelier. Jouas Hory, châtelain de Boucfary, et Jean^Hîchel Bergeon, maire de Neufcbâtel, tous quatre conseillera d'Etat au dit Neucbâtel.
Néanmoins, sous cette réserve que cette union des deux bourgeoisies de la comté de Neufcbâtel et seigneurie de Valangin soit sans préjudice à l'égard des autres pactes et traités stipulés entre les deux souverainetés, et dont les denx lettres de bourgeoisie, savoir celle de Neuchâtel de l'année 1486, laquelle a été renouvelée par diverses fois et en dernier lieu en l'année 15<SS par l'iNnstre prince Léonor d'Orléans, duc de Longneville, prince souverain de la comté de Neufcbâtel et Valangin en l'année 1566, lesquelles deux lettres sont ténorisées ci^après, sauf toutes fois quelques changements à l'égard àe$ circonstances, sans altération néanmoins du contenu essentiel.
Traité de comhourgeomû enire Philippej marpiU de Hochbtrg, et LL, EE. de Berne de Van 1486 (*), ^oua Philippe, marquis de Hoehberg, mareschal de Bourgogne, etc., savoir ^faisons par ces présentes: Comme ainsi soit que généreux seigneur Rodolphe, ^marquis de Hoehberg, comte de Neufcbâtel, notre bénin seigneur et père, ait ^eoaitraeté une bourgeoisie perpétuelle pour itti et ses successeurs, avec les magni- ^fiqttes et puissants seigneura l'Advoyer, Petit et Grand Conseil de la Ville de
(*) Ce traité est rapporté tout au long dans Tacte du renouvellement d*alliance, et a été lu en plein sénat en présence des députés, «fin de s'y confirmer.