‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 155 sur 264 · LIVRE n. 294 CHAPITRE xiii. — interrégnk de · texte numérisé non relu

LIVRE n. 294 CHAPITRE xiii. — interrégnk de

1694 M. le prince de Conti commença également à plaider à Paris contre

Le prince de jjadamc de Nemours-, pour faire juger valable le testament fait en de Nemours sa faveur par feu son cousin germain Tabbé d'Oriéans le 1" octobre pi^dent à jggg. Il fit adresser à celte princesse à Paris, le 5 mars 1694, un exploit, par lequel il mettait arrêt sur les sommes que devaient les terres de la succession du dit seigneur abbé, sur quoi Mme. de Nemours fit ses oppositions. Le prince fit encore adresser le 5 avril suivant à la princessse un autre exploit tendant à ce qu'il fdX ordonné que délivrance du legs universel, porté par le testament du T' octobre 1668, fut faite au dit prince de Conti. MAdAmede Madame Marie d'Orléans, duchesse de Nemours, s'étant décidée ^àN^iâteiî** * venir à Neuchâtel, y arriva le 26 février 1694 (vieux style.). A son On lui rend arrivée, OU iui déféra les mêmes honneurs qu'on rend aux souveneurt to'à'un ^^"^3 * *® réscrvc dc la bannière qu'on nomme le banner, et des prince reconnu, clefs de la ville qu'ou ne lui présenta pas. Elle avait amené avec elle Louis-Henri, légitimé de Bourbon, chevalier de Soissons, abbé commandataire des abbayes de la Couture au Mans, qui est de l'ordre de St. Benott, et de celle de la Trappe à Seez en Normandie , qui est de l'ordre de Citeaux. U était aussi chevalier de Halte, etc. Elle dispose de (V. l'an 1641.) Comme il était le cousin germain de cette princesse ^e^N^icStei* ®* ®^" P'**^ proche parent, et qu'elle souhaitait de le constituer son avant que d'en héritier uuiversel, elle lui avait, déjà avant de partir de Paris, transêtre invêtue, ^j^ j^^ comtés de Neuchâtel et Valangin par une donation du 18 février 1694, qui contenait ce qui suit:

Donation entre Par devant les conseillers du Roi, notaires gardenottes de Sa Majesté au vift des deux CJiâielet de Paris soussifi^nés, fut présente très-haute, très-puissante et sérénissime châteletValan- P""^®**® Madame Marie d'Orléans, souveraine de Neufchâtel et Vallengin en gin. Suisse, veuve de défunt très-haut, très-puissant et sérénissime Prince, Monsieur

Henri de Savoye, duc de Nemours et de GeneTois, Pair de France, étant par la grâce de Dieu en bonne santé de corps et d'esprit, demeurante à Paris en THôCei de Soissons, rue des Deux-Ecus, paroisse St.-Eustache, laquelle, pour témoignage de son affection envers très-haut et puissant seigneur Henri-Louis, légitimé de Bourbon, chevalier de Soissons, et outre la donation que S. A. loi a faite par contrat passé par les notaires soussignés le 17 du présent mois de la terre et seigneurie de Coulommières en Brie et de partie de la duché d'Estouteville en Normandie, a encore volontairement donné par ces présentes, maintenanr pour tom'ours, par donation entre vifs et irrévocable, au dit seigneur Henri-Louis, demeurant au Faubourg Montmartre, paroisse de St.-Eustache , présent et acceptant, les comtés et souverainetés de Neufchâtel et Vallengin en Suisse avec tontes leurs annexes, circonstances et dépendances sans aucune exception ni réserves, à Madame donatrice, appartenants comme seule héritière de défunt trèshaut etc., prince Jean-Louis-Charles d'Orléans, souverain des dits lieux, son frère, pour par le dit seigneur donataire jouir des dits Comtés souverains de Neufchâtel et Vallengin , à commencer dn jour du décès de ma dite dame dachesae donabice, qni s'en est expressément réservé le titre, usufruit et jouissance pendant sa vie, tant pour l'utile que pour l'honorifique, au moyen de quoi le dit seigneur donataire ne pourra nen avoir ni percevoir des fruits et revenus des dits comtés souverains, ni exercer aucun droit de souveraineté et seigneurie dans

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