LIVRE n. 296 CHAPiTBB xin. — interrègne de
1694 Au bas était écrit:
„Le présent ordre a été présenté par Monsieur Sandoz, conseiller d*Elat et ^commissaire général, sur les une à deux heures après-midi au dit jour 8 mars „1694."
Et au bas, Monsieur d'AlTry a fait la réponse qui suit:
„Pour faire place à S. A. S. Madame la duchesse de Nemours, pour laquelle ,J'ai tout le respect possible, et éviter les inconvénients, je déclare que je me „retire du château sans préjudicier à mes dignités, droits et prérogatives. U obéit en ré- „Fait au château de Neuchâtel ce 8 mars 1694; signé d'AJpry.^ servant ses . „ . ^ ... • • ^ . « •
dignités. M. d Atrry, en quittant le château, vint loger dans une maison particulière de la ville.
i^ dessein de Le dessein qu'avait Madame de Nemours en amenant avec elle le **^*T^®Îή' chevalier de Soissons, était de lui remettre entièrement les comtés
mours en ame- '
nant le cheva- de Neuchfttel et Valflugin; mais elle y trouva des obstacles insuruerde Boissons. ^Q^tables, commo OU le verra dans la suite. Ce chevalier avait tel- Le chevalier de lement compté là-dessus , qu'il prit le titre de Monsieur de Neufi^titoTde Ei^ cAd/c/, et sa veuve dès lors s'est toujours nommée Madame de sieur de Neu- NeufchdteL U avait même fait appendre à son hôtel à Paris une en-
chfttei. soigne, où il y avait cette inscription: A Phâtel de NeufchdteL
Lettres écrites Cette prîncesse, étant en chemin, avait écrit au conseil d'Etal
K^oSra au ^^®*^ lettres, des 5, 8 et 19 février (style nouveau), par lesquelles
conseil d'iGtat elle leur marquait le sujet de son voyage; qu'elle venait prendre
la possession et l'investiture des comtés de Neuchâtel et Valangin;
que M. le prince de Conti avait à la vérité un testament h\X en sa
faveur par Monsieur l'abbé d'Orléans, mais qu'elle en avait un de
Tan 1671 qui cassait celui-là, etc. Ces lettres étaient adressées comme
suit : A nos ornés et féaux les conseillers en notre Conseil d'Etat
à NeufchdteL
Le conseil d'Etat lui avait de son côté déjà écrit une lettre, par laquelle il hii donnait avis de l'arrivée de Monsieur le chevalier d'Angoulême, envoyé par M. le prince de Conti, chargé de leur faire connaître les prétentions de ce prince sur la souveraineté, en Leconseu vertu d'un testament en sa faveur. Le conseil d'Etat la suppliait ^^* diiMie* cependant d'être persuadée qu'il ne se ferait rien au préjudice de parti deMad. ses droits^ et OU n)éme temps le conseil arrêta que le trésorier gé-* de Nemours. ^^j^\ attendrait Tarrivée de la princesse ou ses ordres pour la disposition des deniers qui étaient entre seç mains. EUeéeritàu En écrivant an conseil d'Etat, la duchesse de Nemoors n'oublia ^^mTilT ^^ la compagnie des pasteurs, ni le conseil de ville; car elle leur eonseu de Tille, donna le même avis.
EUe ordonne Madame de Nemours écrivit encore au conseil d'Etat une lettre,
**à M.**?!^!' 9"' ^* remise à M. Louis Guy, doyen du conseil, par Monsieur de
Chéri, son écuyer, par laquelle elle ordonnait au conseil de ne phis
reconnaîtra IL d'Aflfry pour gouverneur et de s'assembler sans lui.