CHAPITRE XIII. — nTERRÈGNE DE 1694. 297 LIVRE IL
C'est ce que firent aussi dès lors les eonseillers d'Etat, en admet* 1694 tant même HH. Simon Chevallier, médecin, et David Petitpierre, que Le consen «dla dite dame avait établis conseillers l'an 1680, mais qui avaient JJ*^** ^j^^^^^^^; été destitués de cet emploi sous la curatelle des Messieurs les princes. pierre.
Etant encore à Pontarlier, Madame de Nemours avait en outre Eiieordomie fait ordonner par Monsieur de la Plattière, gouverneur du lieu, * y J.^!.^^^^^^ Monsieur Jacques d'AfiBry, châtelain du Val-de-Travers , qui était detortirdn l'oncle du gouverneur d'AlBry et juge né des Trois-Elats, de se re- p*^^" tirer du pays et de n'y plus rentrer, compliment d'autant plus inattendu par le dit sieur châtelain, qu'il s'était rendu à Pontarlier pour complin^ter la princesse sur son heureuse arrivée.
Le conseil d'Etat, qui s'assemblait toujours à Tinsu du gonvemeor Le conseil et hors du château, donna les ordres pour recevoir la P^'^cesse Jj^^'^f^^^^j avec tous les honneurs possibles. gouvemeor.
Les conseillers allèrent eux-mêmes en corps jusqu'aux frontières im oMoefflers du pays, où Louis Guy, maire de Rochefort et doyen du conseil, la ^u^J^^^ harangua au nom de tous. C'est œ que fit aussi M. Hory, docteur de Mad. de Neaux lois, châtelain de Boudry et conseiller d'Etat, à deux lieues de ™^"'^' Neuchfttel, étant à la tête des milices de la baronnie de Gorgier el et de la châtelainie dû Boudry; et après Pavoir complmieatée, it re^ Le châteuin de mot la bannière entre les mains de ta princesse; de sorte qu'elle fut ^uj^^^^i^ reçue de la même manière, que si eUe eât déjà été souveraine. bannière.
Elle fit ainsi son entrée dans Neuchâtel le 7i8 ^^^ ^^ ^''^ loger son entrée à au château, sur le portail duquel (afin de lui faire tant phis d'hon-* s^^amesaVneur) on avait mis ses armes, aussi bien que sur les portes de la ^^^dâ^h^ fille. Il y eut ce jenn*-là plusieurs troupes sous les armes pour lui ***^i?ie.^ * faire la salve, tant du comté de Neuchâtel que de celui de Valangtit. ^e7ann4?"'
La princesse était portée dans une chaise découverte par des La princesse porteurs qui se relevaient de temps en temps, et c'est ainsi qu'elle à porteur. monta au château. Ses principaux officiers domestiques qu'elle amena étaient M. Baron, maître d'hôtel, M. de Chéri, son écuyer, et M. Jean de la Martinière. Pendant tout le temps qu'elle fut dans le pays, on fit toujours la garde au château.
Les quatre cantons alliés s'étaient assend)lés au sujet de Neuchâtel Assemblée des dans la ville de Lucerne , d'où ils avaient écrit au gouverneur et ^"jJ^Lucwne!"* conseil d'Etat une lettre datée du 27 février 1694, par laquelle ils les exhortaient à ne pas s'engager dans aucune division de partis.
Le 3 mars, MM. Villading et de Watfeville, députés de Berne, Dépotés de étaient arrivés à Neuchâtel avec M. le chancelier Gros; ils étaient ^®™®porteurs d^une lettre de leur canton au conseil d'Etat, pour l'engager à la paix et éviter toute division. La lettre était adressée au doyen et conseil d'Etat, sans faire mention du gouverneur. Cepen^ dant M. Guy l'ayant reçue, l'avait remise M. d'Affiry, qui l'ouvrit en sa présence. MM. Fœguely et Dugayet s'étaient aussi rendus à De Fribonrg.