LIVRE' Il 406 CHAPITBB XIV.— MARIE D'OIOÉANS
1699 le 1" aoûl 1618; de sorte qu'au Ueu de ne posséder «et abri que
sous le bon vouloir du prince, et d'être obligés d'en faire reprise
de dix ans en dix ans, et tandis quMl ne s'étendait que dans la dite
châtelainie et la dite mairie, la princesse le leur accorda absolument
et dans tout le pays et sans renouvellement de rôle, tellement qu'As
ne payent les censés foncières de toutes les terres qu'ils possèdent
dans toute Tétenduq de la souveraineté qu'ensuite de cet abri (V. l'acte
du 1" août 16180 L'acte qu'elle leur en passa est daté du 20 nMu
1699, signé Marie et contresigné A Petitpierrey chancelier. Cei
abri fut entériné en conseil d'Etat le 13 juin 1699.
j.-p. Lahire La princesse permit aussi è M. Jean-Pierre Lahire de St-Blaise,
fl^la^^ier^ capitaine en France, de rédimer pour la sonne de 2000 livres le
et est anobli, gef q^^e teuaii M. Pierre Favargier, docteur en droit et procureur
de Valangin, fief que S. A. S. Henri U., duc de Lpngueville, avaii
donné à H. David Favargier, son aïeul, maire de la ville, mais qui
était rédimable pour cette somme (V. Tan 16393- Ce qui décida la
princesse à accorder cette réemption tocrative au dit sieur Lahire,
c'est que son père avait été dans ses intérêts pendant qu'elle était
à la NeuveviUe l'an 1673, et qu'au contraire le susdit Pierre Favar-
Le procnrear gier était uu des plus affidés de ML le prince de ContL Madame de
prité^^i^onfllf; Nemours anoblit en outre le dit capitaine Lahire, ML Favargier avait
parce qnui été un des plus zélés et des plus actifs pour engager les gens dans
intérête^da" le parti du prince et pour procurer des signatures à l'engagement
prince de conti dont il a été questiou plus haut. U y avait néanmoins ceci d'éton-
inconséqnences ^g^j j^^^^^ \^ conduite de la princcsse, c'est qu'elle avait promis au
dans la con- . • « r / ^ r
doite de la du- TOI qu OU ferait justice au prince; elle le répétait ^le^même en ar^ cheBsedeNe- nvant à Neuohâtel , et cependant elle témoignait de la haine à oeox qui étaient de son sentiiuent, c'est-à-dire qui voulaient aussi qu'on fît justiqe au prince. Il est vrai qu'il y avait deux manières dç rendre qette justice , et que la princesse et les aiBdés du prince ne s'entendaient pas. La. princesse voulait qu'on confirmât la sentence après que chaque partie aimit été de nonvean entendue devant le aaéne tribunal, tandis que les Gofitistes réclamaient, comme le prince, un tribunal .impartial , composé de nouveaux juges à la nomination du gouverneur d'ÂjSîry. Il ne dépendait d'aitteurs pas de M^iame de Nemours de vouloir et même d'ordonner^ car jaoMiis ni le conseil d'£tat, ni le conseil de ville n'auraient permis de laisser prononcer à nouveaux frais, en mettant à part la première sentence souveraine^ qui avait déjà été exécutée, coimnent les La priucesse haïssait les Contistes, elle aurait souhaité de les pu-
ContUtes sont .,..., . ... . . . ,
tnotte. lur avec sévérité; mais comme elle avait promis au rot de n^user d'aucun ressentiment, elle n'osait pas le faire ouvertement; elle disait même souvent en public: „Je ne veux pas qu'on leur fasse aucun mal^; mais en particulier elle témoignait à ses aUGdés qui avaient
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de rautorité, qn'eDe ne sm*aU pas Gâchée si de tels et delelspon«* 1699 valent élre punis. Comme elle connaissait tous ceux qai lui avaient été et qui l«i étaient contraires, de là vient que plusieurs personnes cpii avaient besoin de quelques grâces ne les obtenaient jamais; que si qnel^'an avait un bon procès, il était condamné; que si quelque insolent, quelque hl)ertin ou autre attaquait ou battait un Contiste, il était récompensé, et que le battu était condamné à Tamende et même à feire réparation d'honneur à eehii qui Tavait assailli. Voilà l'état où ce pays s'est trouvé depuis l'an 1694 jusqu'à l'année 1706.
Madame de Nemours, qui connaissait les dépenses que son séjour La princesse à Neuchâtel avait causées à la ville, fit, pour l'en récompenser, ^yi^TS^^^ cession à Messieurs les Quatre-Ministraux de la somme de 15,000 qu'eUe avait francs à retirer sur la communauté de Travers, qui devait celte somme *°pp**^*"et même au delà. En faisant ce don, la princesse y comprenait le vase qu'elle avait promis à la bourgeoisie, et qui devait être de la valeur de 1500 livres. Elle prescrivit le modèle et la manière de l'orner.
La princesse accorda encore aux bourgeois amodérés du Val-de- eho accorde Ruz qu'au lieu de l'agneau que ceux d'entre eux qui gardaient des ^„ ® bou^^ brebis étaient obligés de payer, ils ne donneraient à l'avenir que amodérés du cinq sols faibles pour chaque brebis femelle qu'ils garderaient et ^»^-^®-*"*qui serait âgée d'un an et au-dessus; et que le gouverneur de ceux de cette condition devrait tous les ans faire un rôle exact de ces ln*ebis qu'il serait obligé de soutenir juste par son serment en le remettant entre les mains du receveur de Valangin, sans qu'il pût pour cela demander aucuns dépends. L'acte est daté du 15 mai 1699 9 signé Marie, scellé de son sceau sur cire rouge et contresigné D. PeHipierre ; il fut entériné en Conseil le 16 janvier 1700.
Les francs habergeants et Geneveysans ayant demandé à la prin-- ^^b Arancs hacesse que l'agneau dû par tous ceux d'entre eux qui gardent des^S^f ^f^^Sés! brebis kur fût apprécié à un batz par chaque mère brebis, depnis «n an et au-dessus, cette demande leur fut accordée* L'acte est daté du 15 mai 1699, signé Marie et coèlresigné D. PttHpierre. Il fut entériné le 12 décembre sotvant.
On a remarqué ci-devant, en l'année 1695, les sujets de méoon- SuUe do tentenmit que la princesse avait contre M. David (xirard^ P®^"^ *nis^e"Ghll^î de l'église de N^uchfttel, ainsi que les efforts qu'elle avait faits pour le priver de son église; à quoi la Gasse se serait prêtée si le conseil de ville, qui est le eoUateur de l'église, ne l'avait soutenu avec justice. Hais les princes, ne sent pas exempts de faS^lesses. Madan^e de Nemours fit reprendre la suite de ses persécutions contre ce ministre: manet in alla mente repostum judicinm. D fallait à cette princesse quelque victime, sans quoi elle ne croyait pas être princesse souveraine. Elle avait été obtigée par ordre du roi de rétablir