CHAPITRE XV. — DE l'interrègne DE 1707. 493 LIVRE II
François I", en conséquence duquel a été compris l'article suivant 1707 dans le traité des particuliers.
Le Roi Très Chrétien a levé et lève parole dit traité la niain mise et tout autre empêchement fait et mis aux principautés d'Orange et souveraineté d*icelle au profit de l'héritier universel institué par le testament de feu messire René de Châlons, prince d'Orange, héritier immédiat du feu prince Philibert, toutes sentences et actes de justice contraires mis à néant.
17. Traité de paix conclu à Château-' Catnbreêis entre les rais de France et d'Espagne, du 3 avril 1559, appelé le Traité des particuliers.
18. Traité entre Henri /F, rot de France, et les Etats des Pro~ vinces-Vnies des Pays-Bas, fait à La Haye le 31 octobre 1596.
19. Traité de Nimègue, conclu le 10 août 1678, entre le Roi T C. et les Etats^Généraux des Promnces-UnieSy reconnaissant la maison de Nassau héritière de Châlons, selon le testament de René de Nassau-Châlons, toutes sentences contraires nulles, et réintégrandes accordées et rentrées en possession de tous les biens de France, Bourgogne et autres lieux. (Voyez le susdit traité dans le Recueil imprimé avec VInveniaire des titres produits de la part de S. M. prussienne.)
Il parut ensuite un nouvel écrit qui avait pour titre :
MANIFESTE DE a BL LE ROI DE PBUB6E
pour faire eoir que son Droit à la Principauté de Neufchdtel est
soutenu de T Intérêt public, et qu'il y a beaucoup plus d'acdhtages
à attendre pour les Peuples et les Particuliers de cet EtcU sous le
règne de Sa Majesté que sous la domination de ses Concurrents.
Le Traité Sommaire qu*on a publié pour S. M. le roi de Prusse a mis son Avanta«rei qae droit à la pleine souveraineté de Neufchâlel dans un si grand jour qu'il n*a pas l'ambMMdeur semblé d*abord qu'on pût rien ajouter à son évidence. 'nromet aux *
Néanmoins on a considéré depuis, qu'on pourrait rendre cette évidence plus peuples du sensible, et qu'elle frapperait plus vivement, si l'on faisait voir que rien ne comté de Meas'accorde mieux que le succès de ce droit avec l'intérêt de la patrie, et si châtel. l'on dissipait les illusions de ceux qui tâchent d'insinuer le contraire.
C'est là aussi ce qu'on s'est proposé de faire dans cet écrit ; mais avant que d'entrer en matière, on ne peut s'empêcher d'abord de remarquer que c'est une chose sinfi^uiière de voir comment les prétendants français (*) s'empressent d'exciter les gens dans la Principauté de Neufchâtel h faire attention aux intérêts de leur patrie dans la conjoncture présente, où il s'agit de la reconnaissance d'un souverain.
Il est vrai que cette reconnaissance pouvant entraîner des suites de la plus haute importance pour le bonheur ou le malheur des Peuples de Neufchfttel et Valangin, de si grands intérêts méritent bien sans doute qu'ils les mettent en considération. Aussi est-on persuadé que cet avis est bien reçu, et qu'il est
(*) Le prinee de (X>nti él reftrté ce manifeste. On verra cl-anrèa sa reftitadon.