‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 261 sur 264 · LIVRE II. 496 CHAPITRE xv. — de l'interrégiiœ de · texte numérisé non relu

LIVRE II. 496 CHAPITRE xv. — de l'interrégiiœ de

1707 ^^ qu'elle n*ait sans comparaison beaucoup plus d'occasions, de iiicilités et de

celui de ses con- moyens qu'ils n'en ont pour procurer aux peuples de Neufchâtel et Valangin les

currents. avantages, tant généraux que particuliers, qu'ils peuvent souhaiter, soit dans les

choses tpiriiueliet soit dans les temporelles,

La penécution Souhaitent-ils pour les premiers l'afTermissement de la religion? Les réfor-

est contraire mes pourront sans contredit l'attendre beaucoup mieux et plus sûrement sous

dMrefbrméT **"® puissance protestante que sous une domination catholique; la chose parle

d'elle-même.

Et pour ce qui concerne ceux de la Chàteilenie du Landeron, on répond que la persécution est contraire aux principes des réformés. On cite Texemple des calholiques qui sont dans les Etats de S. H. etc. etc.

Que s'il y a d'autres choses que les peuples de l'Etat de Neufchâtel souhaitent encore concernant le spirituel, comme d'augmenter le nombre des églises, des paroisses et des pasteurs, de leur assigner des revenus et de les augmenter où il n'y en a pas assez, de pourvoir à la subsistance des pauvres et de Académie, éco- leur fournir les moyens de s'occuper utilement, d'établir une Académie dans la 1^- ville capitale et de nouvelles écoles dans les autres lieux du pays où il sera

Biens d'église, nécessaire; en un mot, si l'on désire que les revenus qui étaient autrefois à l'Eglise soient employés en des œuvres pies, y a~t-il personne entre tous les prétendants qui soit en état et en pouvoir comme Test S* M. P. de sacrifier autant qu'il le faudra de ces revenus à toutes sortes d'usages pieux?

La destination qu'elle en fera selon les occurrences et les besoins aura même ceci d'avantageux, c'est qu'à mesure que les gens du pays en profiteront, l'argent demeurera dans le lieu, et que des sommes considérables provenantes des revenus ecclésiastiques ne seront pas, comme ci-devant, dispersées tous les ans dans Rome et dans Paris.

Fonds pour Ce n'est pas tout : S. M. veut faire une autre destination qui la distinguera

lêTw^ér^ës toujours plus de ses compétiteurs, c'est celle d'un fonds de ses propres deniers prassicnmisun pour entretenir dans ses universités un certain nombre d'étudiants de cette diaotsdela Principauté, qui seront dévoués au service de l'Eglise et qui n'auront pas de principauté, q^^j g0„|enjr la dépense de leur éducation.

Les priidlères Pour ce qui est dn temporel, il n'est pas moins certain que S. M. P. peut %qae dimi- beaucoup mieux remplir le désir des peuples que quel que ce soit de ses conu**^- currents.

En effet les peuples de cet Etat sonliaitent-ils d'avoir la confirmation de leurs franchises et libertés, et de toutes les concessions qui leur ont été faites e« divers temps, en sorte que chaque corps et communauté, même chaque particnlier, soit maintenu dans tous ses droits et dans toutes les immunités dont il jouit? C'est ce que S. M. fera d'autant plus certainement qu'Elle a tenu et tiendra toi^ours pour une maxime inviolable qne tous les souverains doivenl, s'ils veulent régner heureusement, observer leur parole et les loia fondamentales de leurs Etats, conserver leurs sujets dans tous leurs privilèges, et les leur augmenter plutôt que de les diminuer.

Augmentation Souhaitent-ils de plus, ces mêmes peuples, que les gens du Pays capables des gages et des d'exercer les dignités et les charges publiques y soient avancés préférablement appo men . ^ (j»aatres; que l'on en crée de nouvelles autant qu'il y aura lieu à le faire; que l'on augmente les gages ou appointements, et que l'on en constitue de nouveaux, a6n que chacun puisse trouver à subsister dans son emploi; enfin, soohaitent-ils qne l'on fasse fleurir de plus en plus par de nouveaux établissements, les sciences, les arts, le commerce, les métierà et tont ce qui peut procurer

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