LIVRE n. 60 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE L0N6UEVILLE
1647 Cette année 1647 ftit très favorable aux fruits de la terre; aussi
'^^bie?^^' on eut une récolte très abondante en vin, en grain et en fruits. La ^"diStS!^"" vente du vin se fit 64 Uvres le muid.
Vente du vin.
Fief donné à L'année 1648, Henri II, duc de Longiieville, donna en fief David Favar- pignoratif et redîmable à N.-David Favargier, maire de Neuchfttei, ' pour lui et les siens nés et à naître en loyal mariage, six muids de froment et six muids d'avoine, à percevoir annuellement au grenier et recette de Valangin, en considération de ses services, sous condition :
Conditions de 1. Que ce fief ne pourrait être partagé, divisé ou aliéné en façon que ce cette donation, f^^ qyg p^,. jg consentement du prince; 2. qu'il ne pourrait passer aux filles ni à leurs descendants, pendant qu'il y aurait des mâles descendus de lui; 3. que lui et ses successeurs seraient obligés d'en faire les reprises et en demander l'investiture en temps dû, selon la pratique en semblable cas dans cette souveraineté; 4. qu'ils seraient tenus d'assister aux Assises, Audiences, Grands jours et Etats de la souveraineté, toutes les fois qu'il leur serait demandé de la part du prince ou du gouverneur; 5. qu'ils ne pourraient s'obliger à d'autres princes, seigneurs ou républiques, par serment ou devoirs, pour fiefs ou autres considérations, à la réserve de celui qu'ils auraient au prince à cause de ce fief; 6. k peine que venant à défaillir aux dites conditions, d'être le fief remis aux maim du prince, sans que toutefois les dites adstrictions pussent préjudicier à leur bourgeoisie de Neufchâtel. Et cas avenant qu'il plût nu prince, hors des dites conditions et adstrictions, de retirer ce fief k lui et le réunir à son domaine, il le pourrait faire sans autre forme ni figure de procès^ en faisant payer au droit ayant en icelni, pour une fois, la somme de 5000 livres faibles, etc.
Requête de N. N. Du Terraux demanda à la seigneurie de lui permettre d'en- '^^^em^^ ?®?®^ ^^^ ^^^ V^^^ satisfaire la veuve Hory, à laquelle il devait
rejetée.
pour
nir^jonflef une somme d'argent; mais le conseil d'Etat n'ayant pas voulu lui accorder sa demande, on lui ordonna d'y employer d'autres biens. Il fut dit qu'il ne pourrait engager son fief, en quelque manière que ce soit, vu qu'il est déclaré, par la première investiture, que lui ni ses hoirs ne le pourraient aucunement vendre, aliéner ni transporter.
Mort de Fn^. François de Bonstetten, fils d'Ulrich, étant mort le 15 juin 1648, stetten. ]e 27 juillet fut le jour des six semaines sur lequel Charles de Ses enflmtsob- Bonstetten, baron de Vaumarcus, tuteur testamentaire des enfants S^likm*de*u ^® François, ayant demandé, au nom de ces enfants, l'investiture possession de de la Seigneurie de Travers et de tout ce qui en dépend, obtint, ^iSvers* ^ pour ses pupilles, la continuation de la jouissance de la dite seigneurie, SOUS les mêmes conditions qu'elle avait été accordée aux enfants de Rodolphe de Bonstetten le 4 mai 1631. François avait épousé Marie d'Erlach et en secondes noces Ursule de Wurstemberger. Il eut trois enfants, Catherine, mariée en juillet 1630 à retiennent^ Albert Manuel, Ulrich et François -Louis. Ces deux frères étant dite seigneurie, convcnus avec leur sœur d'une somme pour sa part de la dite
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seignearie, se la partagèrent ensuite^ ce qui forma les deux titres 1648 *de Travers et de Rosières. (V. Tan 1643)
Le 24 octobre 1648, Henri H, duc de Longueville, en qualité de Henri u signe plénipotentiaire du roi Louis XIV, signa la paix à Munster en West- ^^^^n^tw* phalie entre TEmpire, la France et la Suède. Le traité de paix Ait comme piénipopublié le lendemain 25 octobre. Par ce traité on laissa au roi de '^^'^v* Suède une partie de la Poméranie qu*il avait prise au marquis de Amingement Brandebourg, lequel eut pour son indemnité les évêchés de Halber- ®°^ BnSid^.* gtadt et de Minden, qui Auront sécularisés, et Texpectance de l'arche- boug. véclié de Hagdebourg fut convertie en principauté. Les autres plé- lm autres plénipotentiaires de France étaient Qaude d'Avaux, commandeur des "^^^^^1^!^ ordres du roi, surintendant des finances et ministre d'Etat, et Abel Servien, comte de la Roche, aussi ministre d'Etat. Henri II revint à Paris mal content, ayant vu dans les conférences que le comte Servien possédait seul le secret et la confiance du cardinal Mazarin qui était alors le (M'emier ministre; il quitta Munster encore qu'il y eut plusieurs choses à régler, auxquelles il n'assista point. Le traité de paix entre l'Espagne et la Hollande avait déjà été signé le 30 janvier précédent Le duo de LongueviUe ayant cependant eu bien des frais en soutenant son ambassade comme premier plénipotentiaire, le roi hii donna en récompense le chftteau de Joux, qui est Bécompense sur les frontières du comté de Neuchfttel et qui avait déjà appar- ^«^Hevi tenu à Philippe de Hochberg (Y. l'an 1477), mais qui hii avait été p^^ i^ ^on di repris par Marguerite d'AuUriche, fille de l'empereur Maximilien I" ^ jonz. (V. l'an 1316). Henri II ne posséda ce château de Joux que deux ans, le» roi d'Espagne le lui ayant ôté par un autre traité de l'an 1650. Ce château coûtant plus de garder et d'entretenir qu'il ne n n'en profite produisait de rentes, le prince ne s'empres.<sa pas beaucoup de le ^^• retenir.
Le roi Louis XTV accorda une lettre de noblesse dans tout son Lettre de noroyaume à Jacques d'Audanger de Guy et à Henri et Pierre, ses J^^^^fJ*! frères, comme aussi à Guillaume de Guy, son neveu. La lettre est danger. datée de Paris du 23 octobre 1648 (Y. l'an 1395). CeUe lettre fut confirmée et expédiée au camp de Compiègne, le ... . mai 1649, elle est signée Louis et plus bas Le Tellier.
La communauté du Locle obtint un éclaircissement qu'elle avait Eciaircissedemandé de l'acte du 10 janvier 1643. D fut dit, par arrêt du 7 à u^*mmudécembre 1648, que l'article concernant la séance de la justice dans n*"^* ^^ ï^*^^® la maison de commune doit s'entendre du plaid seulement qui doit l^onqaiini se tenir au bas du Locle; qu'à l'égard des greniers, si les rece- avait été fiute
, * 1 j., ?i , . ^ le 10 janvier
veurs ne s en servent pas, la dite communauté s en pourra servu* à 1045. l'usage qu'elle trouvera à propos; que les deniers provenant des fermes des boutiques reviendront au profit de la communauté, et que la boucherie lui est accordée, à l'exclusion d'autres, dans le