LIVRE IL 62 CHAPITRE l. — de HENRI II, DU€ DE LONGCEVILLE
1648 district de la communauté. Le présent éclaircissement fut signé^ Stavay MoUondin.
Tremblement Le 23 novembre, on sentit un tremblement de terre. On eut cette
de terre.
A^jjbonnes année 1648 d'assez bonnes moissons, on eut peu de vin; la vente Vente du vin. ge fit 128 livres le muîd.
Naissanee d'un Le 28 janvier 1649, il nfiquit encore un fils an prince Henri, qui prtBcef nommé '^^ uommé Charles-Paris. Le 4 mars, on fit des feux de joie dans Charies-PariB, les comtés à raison de la naissance de ce prince. La ville de Paris ^iTpol^ ^^ ^^" parrain, et c'est pour cela que le nom de Paris lui fut donné. Madame de Bouillon fut sa marraine. Madame de LongueviUe accoucha dans rhôtel-de-viUe de Paris où elle faisait pour lors sa résidence. Le titre de comte de St-Pol fut donné au nouveau-né. i^ prince Henri Le prince Henri II s'étant déclaré en faveur de Tarrôt du Parle- 'en ikvenr dn ment de Paris du 8 janvier 1648 contre le roi, en ftveur de la parlement ville de Paris, il s'en alla ensuite dans son gouvernement de Nor- ^^' mandie et empêcha le duc d'Harcourt d'entrer dans Rouen et de s'emparer de la province.
^r^iS^" Le 7 mars 1649, jour des six semaines depuis l'ensevelissement linveetitare da du maire David Favargier, son fils Henri parut en conseil d'Etat flef aoeordéà j^q^ demander l'investiture du fief accordé l'année précédente à feu
son père. '^
son père. Le consefl d'Etat lui en accorda la continuation. Le tiers du flef Jean et Louis de Roli, de Soleure, remontrant au prince que par ^^•^^^ titre et inféodation de l'an 1495, Philippe de Hochberg, comte de MM. de Bou. Ncuchâtel, avait donné à Jean dé RoU, leur bisaïeul, la troisième partie du fief de Kriegstetten, consistant en froment, avome et foin, les deux autres parties appartenant l'une à la ville de Soleure et l'autre au curé de Kriegstetten et à la maison de Turinge, et que leurs prédécesseurs avaient possédé leur troisième partie de ce fief paisiblement jusqu'au décès de Jean de Roll, leur père, après lequel s'étant présentés pour rendre la foi et hommage qu'ils étaient tenus de rendre à ce sujet, le conseil d'Etat les renvoya au prince, lequel leur accorda la dite troisième partie du dit fief pour eux et leurs hoirs et descendants pour en jouir conjointement, sans toutefois que cette grâce pût être tirée à conséquence pour ses autres fiefs, qu'il voulait être tenus par une même main, afin d'éviter la dissipation et l'anéantissement des dits fiefs. Tremblement On Sentit encore un tremblement de terre très violent le 25 no-
de terre.
Beaucoup de vembre. On fit cette année beaucoup de vin. La vente se fit 80 livres le muid.
accorde DnTern ngtigei 8 ^
fine dette &8. A. il était redevable d'une somme considérable, et d'engager son fief
On accorde à N . . . . Du Terraux ayant demandé à la seigneurie la permission
N. Dn Terraux „ . , ^ , r.rv^ . , « a ^ .
djenga«rer son d emprunter la somme de 2 à 300 pistoles pour payer S. A., à qui
pour ce sujet, le conseil d*Etat le lui accorda, à condition que si 1650 dans six ans il n'avait dégagé son fief, le prince le pourrait retirer et réunir à son domaine; le tout au contenu de la lettre d*inféodation.
Le cardinal Hazarin, qui avait succédé au cardinal de Richelieu, Les princes de voyant que le prince de Condé devenait trop puissant dans le ^condé et de royaume, quil était fort aune des peuples et quu avait beaucoup n, duc de Londe crédit, fit concevoir de Tombrage au roi, qui était encore jeune, ^*^**^!l"S"* contre ce prince, lui insinuant qu'il pourrait facilement le détrôner par stiite de et s'emparer de la couronne, s'il voulait l'entreprendre. Le roi se ^'T^^?*i"* détermina en conséquence à faire saisir le prince de Condé, et l'ayant Hasarin. mis aux arrêts, il le fit conduire au bois de Vincennes le 18 janvier. Et comme le prince de Conti, son frère, et le duc de Longueville, son beau- frère, auraient pu causer des troubles à cause de cet emprisonnement, le roi les fit aussi enfermer au bois de Vincennes auprès de lui, où ils furent jusqu'au 28 août, et pour lors on les fit conduire à Marcoussis par les capitaines Guitaud et Miossan, et le 26 novembre au Havre-de-Grâce.
Madame de Longueville voyant la détention de ces trois princes, Madame de ses deux frères et son époux, prit la résolution de se retirer dans ^^^^Jj^ ^ la ville de Stenay, ce qu'elle fit par la crainte qu'elle eut de res-vuiedestenay. sentir les effets de la fiïreur deMazarin; elle y eut un enfant illégitime. Elle s'était retirée avant cela en Normandie et en Hollande.
Le 19 janvier 1650, il parut à Paris une lettre imprimée que le imprimé qui roi adressait au parlement ou une déclaration qui marquait le sujet ^^^^^ pour lequel la reine régente avait fait arrêter les trois princes. Il y lesqneues les est fait mention de quelques démarches du prince de Condé qui, ^'ST^^* par suite de son grand crédit, avaient paru suspectes à la cour, ainsi que du duc de Longueville. Il y est dit que le roi l'ayant établi gouverneur du Pont-de-l'Arche, il ne voulait pas y recevoir les gendarmes et les chevaux-légers que le roi y envoyait avec un ordre signé de sa main ; qu'il ne se contentait pas du titre de gouverneur de Normandie, mais qu'il se nommait encore baillif de Rouen et de Caen, et qu'il prétendait même de se nommer duc de Normandie, etc. Tout l'effet que produisit cet imprimé, daté du 10 novembre 1649, fut une grande irritation dans tout le royaume contre le cardinal Mazarin.
Le 10 février, les commandants de Damvilliers et de Dieppe l«« «pi^i*» "-
' ^^ rêtent les com-
s'étant déclarés pour les trois princes qui avaient été mis aux "Jj^ïS^*^ arrêts, les caporaux et soldats saisirent ces commandants et les ^^ceiT' mirent aux arrêts, ce qu'ils firent savoir au roi, qui pour lors tenait Récompense sa cour à Rouen. Le roi regardant cela comme une preuve signa- *^*^soidat8, ^^ lée de leur fidélité, créa tous ces caporaux nobles et capitaines, et les soldats officiers.