LIVRE n. 64 (HAPITRE X. — DE HENRI 11, DUC DE LONGUEVILLE
1600 Le 6 novembre 1650, Guillaume de Nassau, prince d'Orange, fils
^""uuuûme^r ^^ Fréderic-I^enri, mourut à la Haye, âgé de vingl-quatre ans. D
Nassau, avait épousé Henriette-Marie Stuart, fiile de Charies V\ roi d'Aa-
glelerre, et de Henriette-Marie, fille de Henri IV, roi de France.
Guillaume ayant laissé son épouse enceinte, elle accoucha, le 14 no-
hSme devfent vcmbrc 1650, d'un fils poslhume qui fut nommé Guillaume-Henri.
'°*te^f*®" C'^s^ ^® Guillaume qui a été plus tard roi d'Angleterre.
L'empereur Ferdinand III ayant reconnu les Suisses, à la paix de La |^<^™^i| Munster, pour un peuple libre et indépendant de l'Empire, la Chambre oiare iw Suis- impériale de Spire, par un arrêt du 13 décembre 1650, les déclara
ses exempts des "^^ r 7 r 1,111..
triimnancde aussi tcIs; cc qui Comprenait tous les pays enclavés dans les limites Divers em'>e- de la Suisso. C'cst ce qu'avaient déjà fait auparavant plusieurs em- 7^eTdé^ pereurs, savoir: Frédéric U l'an 1231, Rodolphe 1" l'an 1291, Henri reconnus tels, ^^ mtzclbourg aux awiécs 1308 et 1310, Louis de Bavière l'an
Nejjçiiâteicjm. 1315 et l'an 1322, Albert H en 1439, Rodolphe U l'an Neu-
reconnai8«;nce. châtel fut compris dans tous ces actes.
^S£S doU?r Le 6 décembre, le conseU de viUe de Neuchâtel donna ke poinU ^diVifir" de coutume suivants :
Les eniants et Le père et la mère étant conjoints en mariafc suivant la coutume du pays, Eéri^jt"lenra ®^ "y^^^^ ^^ ^^ enfants par ensemble, les enfants de leurs enfants, après la grana -pères et mort de leur irraBd'père et ffrand'mère, peuvent tout de mdme hériter que leurs grard-mères. , , i. . ..
oncles et tantes étant en ligne droite.
Du 4 mai :
l'd survivant Quand un traité de mariage est fait entre mari et femme, selon la coutume qaî'a'dur^an de Neuchâtel, après avoir demeuré an et jours par ensemble, et qu'ensuite Tun ^'^Sne^dw" *1*^°^ meurt, le survivant succède aux biens du défunt et en a Tusufruit sa vie biens dn défunt, durant.
L^arbi^ Il fit si chaud au mois de janvier que les arbres poussèrent leurs
vi'er ^ci&e ^^"^"^- ^^^ contre, environ à la St-Jean, il fit un si grand froid
i«8^fo^rn^ k qu'il fallut chauffer les fourneaux en divers lieux. Cependant on ne
Bonnes mois- laissa pas que de faire de bonnes moissons et beaucoup de vin.
Tremblement On Sentit uu tremblement de terre en Suisse qu'on remarqua aussi
Vente du vin. dans le comté de Neuchâtel. La vente du vin se fit à NeuchAtel
120 livres le muid.
Les trois prin* Au Commencement de Tannée 1651, les trois princes de Condé,
ces de Gondé« . ^ . , , .., , . . i . ** i
de conti et de de Couti et de Lonimeville étaient toujours détenus au Havre-de-
Loniçueville ^^ ^ ...... x w i. j • i
sont remis en Grâce OU ils étaient g^ardes avec beaucoup de som. Le roi voyant
liberté. , ., ° . '^ . 1 f ' ' A
que la France entière murmurait et que tous les peuples témoignaient de rindignation de la détention de ces princes, résolut de les relâcher, outre que le duc d'Orléans et le parlement intercédaient pour eux. Ils furent en conséquence remis en liberté le 13 février 1651. Le cardinal fl tj,lhit même quo le roi exilât le cardinal Mazarin, vu que le prince de Condo avait déclaré qu'il ne voulait pas souffrir son ennemi dans la cour.
Le 3 mars 1651, la noQYeite de la délivrance du prince Henri 1651 étant venue à Neuchâtel, on U ce jour là dans tout le pays des ^^^^^^^ knàx de Joie, et on it paraître we allég^sse universelle. Madame à cause de u de Longueville voyant que Torage avait cessé, revint joindre son pttocem^n. époux.
Les bourgeois de Valangin écrivirent une lettre au prince pour Le^re de u le féliciter sur son élargissement, ce qu'ils firent à l'imitation de bourgeoisie de tons les autres corps de l'Etat, et comme ils avaient des difficultés prince.^ avec le gouvernement au sujet de l'acte des dix points à eux accordés en 1618, ils en firent aussi mention dans une autre lettre qu'ils adressèrent au prince, qui voulut bien leur répondre favorablement en ces termes -
Chers et bien aimés. Vos lettres et le rapport qui m'a été fait de votre bonne Lettre du prince conduite, m*ont été très agréables. L'affliction que vons a causée ma prison et la àlabourfreoisie joie que von» aves ene de ma liberté me font voir la grandeur et sincérité de de Valangin. votre aiTection envers moi; j'en ai une entière satisfaction. Le aienr de Mollondin vons fera savoir particulièrement la disposition où je suis de vous lavoriser en ce que je pourrai , et comme j'entends qfie les dix points que je vous ai accordés en 1618 soient observés, ce que le sieur Hory pourra aussi vous témoigner. Et moi je vous assure de ma bonne volonté, et je piie Dieu qu'il vons ait, chers et bien aiméa, en sa sainte et digne garde. A Paris, k 30 avril 1651, signé iienri et fcellé de ion sceau en cire noire.
Les bourgeois de Valangin ayant prié Messieurs du conseil d'Etat cette lettre est d'insérer la présente lettre du prince au pied de l'acte du 1" juin ^^l y^ 1618 qui contient les dix points ci-dessus, cela leur fut accordé le des dix points. 6 octobre 1651 et signé Jérémie-Jacqnes Stenglin, chancelier, et scellé du sceau des contrats de Valangin sur double queue en cire verte.
M. Stenglin, dont on vient de parler, était un secrétaire. Me- Qui était steugmand de nation, que le duc avait emmené avec lui, depuis la viHe ,^'j;;^„, de Munster, en France, et qu'il envoya ensuite de Paris à Neuchft- les comtés. tel pour y être son chancelier. Il est le premier qui a porté ce titre dans le comté, ses prédécesseurs n'ayant été nommés que secrétaires généraux (T. 1560} ou secrétaires d'Etat, et anciennement Içs clercs du comte.
Le^ communautés de l'Etat voulant toutes témoigner à S. A. laDonf^tnUfkit joie que son élargissement leur avait procurée, lui firent un don ^^^'^^tés «T" fratiiit pur one libéralité volontaire, saas que cela pût être tiré en prince Hewi à conséquence à l'avenir en de senblables cas, ni porter aucun F^'^^^'utranêe^^ judke à leurs firancbises. La seule communauté du Locle donna pour son contingeiit la somme de 120 pistoles d'Espagne d'or et de poids, comme cela paraît par une quittance signée Samuel Chambrier, trésorier général, scellée de son cachet ordinaire et datée du 5 mars