‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 32 sur 264 · LIVRE n. 70 CHAPITRE X. — DE eENRl II, DUC DB LONGUEVaLE · texte numérisé non relu

LIVRE n. 70 CHAPITRE X. — DE eENRl II, DUC DB LONGUEVaLE

1653 ment du capitaine Jean Bergeon, et le jour suivant, trois cents

hommes de la milice du pays, au nom et de la part du prince, sous

la conduite des capitaines Henri Chambrier, maire de Colombier, et

Sigismond Tribolet.

Les rebelles H y avait plus de trente communautés des terres de Berne qui

^éeXso/oo ®^®*®'** pris les armes, et qui, s'étant jointes à ceux de Luceme,

hommes. Taisaient le nombre de plus de 20,000 hommes.

Cependant le canton de Lucerne trouva moyen d'apaiser ces troubles et de calmer ses sujets. Ceux de Berne continuant toujours, Le différend est ce canton fit venir ses sujets du Pays-de-Vaud. Mais ce difTérend ^^ète. ** ^y**^^ ^^ soumis de part et d'autre à une journée à Baden, on crut qu'on n'avait plus besoin de troupes; c'est pourquoi on les congé- Retour des dia, pour éviter des dépenses. Les compagnies de Neuchfttel re- ^^Tâil'"'"" vinrent au pays le 7 avril.

Cette soumis- Mais ce différend n'ayant pu être terminé dans la Diète de Ba- **^"8uc* ès"^^ ^^"» quoique LL. EE. de Berne fissent des offres raisonnables à La rébellion re- ceux qui avaient pris les armes, ces derniers se rebelleront de commence, ji^^y^gy^ gyggj ]^iq^ q^g j^g g^jets de Lucerne, qui choisirent pour Emmener, leur chef Jean Emmenegger, de Schtipfen, Pannermeister ou bannenois révoltés. Tot de la coutréc d'Entlibuch, Les sujets du canton de Bâle se soulevèrent aussi. D fallut donc reprendre les armes. secoursdeNeu- Le sccours de Nouchâtel partit pour la seconde fois le 11 mai; poor^ia seconde ^i*oi^ compagnies marchèrent, l'une sous la conduite de Simon Merfois. veilleux, sieur de Bellevaux; l'autre sous le commandement de Jean Baillods, procureur de Valangin, et la trofeième, de 150 hommes, au nom de la bourgeoisie de Ncuchâtel et sous les ordres du maltrebourgoois Antoine Perrot.

Oesecours est (j^g compagnies étant arrivées à Arberg, s'y arrêtèrent, parce beiK. qu'elles apprirent que les rebelles étaient en grand nombre dans les bois voisins, qui n'en sont pas éloignés, où ils étaient en embuscade; et vu que leur petit nombre n'aurait pu forcer le passage, les capitaines trouvèrent à propos d'attendre du secours. Les rebelles Une Centaine de paysans s'étaient emparés du pont de Guminen, ^^d^G^ômLen"* pouT empêcher que les secours n'entrassent par là dans le canton Ut s'enftiient à allemand ; mais apprenant que les troupes du Pays-de-Vaud avan- ^ teou^M^du^ çaient résolues de forcer le passage, et n'étant pas assez forts pour Pays-de-Vaud. faire résistance, ils s'enfuirent. Ainsi ces troupes, parmi lesquelles il

y avait 600 cavaliers bien montés, arrivèrent à Berne. Des cavaliers Les Compagnies de Neuchfttel ayant été quatre à cinq jours à bOTg pour es- Arborg, cent cavaliers bernois leur vinrent au-devant depuis Guoorter les Neu- minen, pour les escorter, et les conduisirent par le même lieu jus-

ohâtelois. ,^ ,1

quà Berne.

H^nnanîî*Ber- ^^ *® ™*'» ^^ Capitaine Hermanu, Bernois, étant sur le Pont neuf nois,esttîiépar(Neubrttck) pour le garder, et ayant tué une douzaine de ces re-

belles qui s'approchaient du pont, par un coup de canon, il se 1653 prépara à en tirer un second; mais voyant que le canon n'avait "^^'JJ.^™^^ pas pris feu, quoique la poudre du bassinet eût brûlé, il voulut re- diants arec lui. garder dedans, pour savoir la raison pour laquelle le coup n*était pas parti; au même instant, le boulet lui emporta la tête e( tua deux étudiants qui, étant aussi curieux que lui, eurent le même sort

Le 22 mai, les troupes de Nt*uchâtel qui étaient dans la ville de sortie des trou- Berne firent une sortie avec celles du Pays-de-Vaud, et tuèrent te?ot*d«^Fay»^

... j , „ de-Vaud contre

envu'on une trentame de rebelles. les paysans.

Enfin, le 24 mai, 10,0U0 hommes se mirent en campagne avec Toute rarmêe 50 drapeaux et 600 cavaliers, sous la conduite du général d'Er- *® ""^^ ®"^^"" lach, pour aller réduire les rebelles qu'ils rencontreraient et qui refuseraient de se ranger à l'obéissance, et pour recevoir en grâce ceux qui se soumettraient et prêteraient serment de fidélité à LL. EE.

Le 26 mai, il y eut encore trois compagnies qui partirent de Trois compag- Neuchfltel, l'une sous la conduite du capitaine Jean^Iacques Tri- ^"^^ ^^^^l^f^'^^ bolet, l'autre commandée par le capitaine Sigismond Tribolet, pour Neuchâtei se le compte de la seigneurie, et la troisième, de soixante bourgt^ois, 'au^secom^^d? pour la ville de Neuchâtel, commandée par le capitaine Frédéric Beme. RoUin, qui mena avec lui deux canons, tellement que ceux des comtés de Neuchâlel et Valangin, qui prirent part à cette guerre, qu'on a nommée la guerre des paymM, lurent en tout au nombre d'environ mille honunes.

Les paysans soulevés voyant qu'on les allait attaquer, se réuni- Les paysans «e rent, tant ceux de Berne que de Luceme, et même de Bâie, sous g^^J^^^J^^J^ la conduite de Leuenberger, homme bien parlant, très insinuant et adroit et en qui les paysans avaient une parfaite confiance.

L'armée que le canton de Zurich avait envoyée à celui de Berne Armée de zu-

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et à laquelle s étaient joints ceux de Glaris, SchalHiouse et Appen- hommes et eoo

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