‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 45 sur 264 · LIVRE II. 90 CHAPITRE X. — * DB HENRI 11, DUC DE LONGDEVILLE · texte numérisé non relu

LIVRE II. 90 CHAPITRE X. — * DB HENRI 11, DUC DE LONGDEVILLE

1857 Le prince étant entré au château, le capitaine Abraham Pury se

rendit tout auprès avec son bataillon, qu'il fit tirer en arrivant et

Le maître- en partant. Le susdit maître-bourgeois Legoux monta le soir au

^nx va offrir chftteau pour offrir des gardes au prince, mais il lui répondit qu'il

aa prince des n'en avaît pas besoiu, que les meilleures gardes étaient leurs coeurs

ftiaê. ^ ^ Ic'irs affections qu'ils lui devaient conserver. R^ooissances D y eut ce jour là environ cinq nulle hommes sous les armes. '^**^"^ac!*"'^^^® soir on jeta des feux d'artifice sur le lac, la mousqueterie étant

sur des baleaux.

De nomb^ Le lendemain, vendredi 3 juillet, MM. d'Erlach, général, et Lerber

*ÎSie8*^oÎ8ii?M *"^*v*r®'^* * Neuchâtel pour saluer le prince, et le complnnenter de

v*wm«u^ie sa- la part de LL. EB. de Berne. La députation était au nombre de

Députés de vingt-stx chcvaux. Le 5 juillet, M. Gottrau, avoyer de Fribourg, et

DefMi^^. autres, au nombre de trente-cinq chevaux, y vinrent de la part du

Desoienie. cantoR pour le même sujet. M. Steinbrucher, avoyer de Soleure, et

autres seigneurs, au nombre de dix-neuf chevaux, y arrivèrent aussi

D« Luoeme. pouT saluer S. A. Messieurs de Luceme y envoyèrent de même

MM. les colonels Pfeiffer, Sonnenberg et autres, au nombre de douze

De révêqne de ehevaux. Mgr. l'évéque de Porrentruy y députa aussi son grand-

^^^' maître, accompagné du capitaine TheUung, châtelain d'Erguel, un

DeUviUede trompette et autres, au nombre de six chevaux. La ville de Bienne

DeiaNeaye- envoya également une députation de six chevaux^ et la Neuveville

^*^®* une de quatre chevaux.

Réception fkite Le prince les reçut tous fort cordialement, les traita à sa table, ^^dCtéS/®' les défraya pendant qu'ils farent à Neuchâtel. Il envoya aussi dans tous les lieux nommés ci -dessus des gentilshommes de sa suite avec un officier du comté en députation, au nombre de dix, douze à quatorze chevaux, qui à leur retour (qui ne précéda pas beaucoup le départ du prince) assurèrent S. A. qu'ils avaient aussi été reçus fort cordialement et défrayés partout. jonr de la Le lundi 13 juillet, jour de la St-Henri, on im plusieurs volées st-Henri. ^^ oanou et on fit (rfusieurs décharges de mousqueterie sur les bords du lac, pour féliciter cette journée au prince, piosieanpaiti. Pendant environ cinq sematoies que le prince fut dans le comté, jOTTÎ^^rtoM ^ visita ses terres et fit la tournée du pays, n fut cinq et six jours dans le pays, à Colombier, deux ou trois au Landeron, ThieUe et Cressier, où il fut à la chasse. En aBant aux Montagnes, il passa par Valangin^ où les sujets de ce comté étaient sous les armes avec leur bannière, q«i hii ibt présentée par le matire-bourgeois De la Tour. De là le prince alla coucher à la Sagne, et ensuite il fit le tour des Montagnes.

n traite leçon- Avant ce voyage, il avait traité au château son conseil d'Etal, *^ ^*^^ les Ooatre^Ministraux et les deux conseils de ville* A son peteur, il agréa ausd dans le grand polie du conseil situé sur b boucherie

PaiNŒ DE IflUCHATBL. 91 LIVRE IL

im souper cpie le» Ow^e-MinistiHiix et conseil ku présentèrent et 1657 à tous les gentilshommes de sa suite et à quelques seigneurs de ^r ^«a^(^n!^î Fribourg. fut servi à table par les Quatre^Ministraux et autres aSî^plrSa«u du conseil qui ne s'assirent point. viiie im donne.

Le prince remonta à pied jusqu'au chftteau, comme il y était descendu. Il leur fit présent d'un vase de soixante pistoles ob set ii ini tut préarmes étaient gravées; Pendanl le repas, il y eut musique, trom- ■*"* ^*"* ^'^*^pettes, violons et autres instriunenls; les trompettes et les canons . annonçaient les santés. Avant le repas, S. A. voulut voir les deux nso fut préconseils de viBe, qui se rangèrent suivant l'ordre observé en ^^ '^"^^'iSîïj^ teil; il se les fit tous nommer par leurs noms par le gouverneur partie des deux Mollondin; il s'informait de l'âge des vieillards, ce que les princes ^^^^ ^^ aiment beaucoup, parce qu'ils espèrent de parvenir au même nombre d'années.

Les principaux gentilshommes de la suite du prfaice étaient le oneu étaient chevalier de flotheUn, M. d'ActorviUe, de St-Uurent d'Arrest, de ^Z^Tf^u' Montchevril, de Breteuil, de MeniUe, de Boisnonnand, de Marlotie, qui raMom- Charmont, Sabrevois, de Nontfleury, de Montigny, de Gernay, de p**"^*^- Buttes, de Beauils, de Plenoches, de GondreviUe, de Fontenay, de ViHion, de Lombes, d'Orsonville, de St-Hifaure, de La Chaussée, Bouleng^, Pigeon, subtil maître d'hôtel, David, contrOtou*, Voilin, aumônier, de Lemonon, médecin, de Laurier, chirurgien etc.

Pendait son séjour en ce pays, le prince fit plusieurs libéralités Libérautét du considérables à divers particuïens, et jusqu'à la somme de 25,000 ^^^^* livres toumoises; il donna à chacune des vingt compagnies qui lui étaient allées au devant un beau gobelet d'argent pour le tirer au prix entre elles avec le mousquet.

Au mois de juillet 1657, il quitta à la communauté de Colombier n quitte 7o«ooo la somme de septante mille écus qu'elle lui devait pour un caution- yait laToomma^ nement fait en faveur du trésorier Houchet, et ce à condition qu'elle ''^bier. ferait deux allées bordées de peupliers dès le château de Colombier ^^dMonf^' jusqu'au lac. Le prince marqua lui-même les allées et le lieu où chaque arbre devait être planté.

Le prince afiranchit aussi gratuitement diverses personnes qui Le prince afétaient encore taillables et de main morte ; il quitta à plusieurs des ^entîw^ê charges personnelles ; il afiranchit aussi tous les enfants illégitimes de main morte, qu'il y avait dans l'Etat, et il naturalisa tous les étrangers habitant *^2t^SSe*i^ dans ses terres. étrangers.

S. A. confirma plusieurs franchises et en accorda d'autres; iln aotoriae i» donna à ceux qui composent le conseil des Quarante le pouvoir et ^^^^[^]îJi". la liberté de juger en renfort dans la justice inférieure, et même aux Trois-Etats, en évitation des peines, des frais et des retards qui anivaient lorsqu'on était obligé de faire venir des justiciers de la campagne pour remplacer les sièges de ceux qui, à raison des

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