‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 57 sur 264 · LIVRE M. 110 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGUEVILLE · texte numérisé non relu

LIVRE M. 110 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGUEVILLE

1663 baron de Gorgier. Le seigneur de Rosières ayant ensuite contreprotesté, aussi bien que le procureur-général, pour la conservation des droits de S. A., il fut sentence :

Sentence. Qu'il sera donné acte aux parties de cette procédure pour s'en servir à Tavenir

comme de droit ils pourront le faire; mais que cependant le dit Gerhard et Marie de Bonstetten pourront continuer dans la possession et jouîssaice de la seigneurie de Travers et dépendances, ainsi que feu Ulrich de Bonstetten leur père Tavait jouie et possédée jusqu'à sa mort, en attendant qu'il fût plus outre pourvu à la dite investiture, suivant les droits de Sa dite Altesse, et que les dites parties contestantes peuvent avoir sur la dite seigneurie.

Le sceau du gouverneur est appendu à Facte et signé G. de

MontmoUin. (V. le 4 mai 1631.)

Mort de Henri- Le 15 avTÎl 1663 mourut le susdit Henri-François de Neuchâtel,

^î^w.^^ baron de Gorgier, St-Aubin, Sauges, Frésens et Montalchier, sei-

II laisse un fils gneur de MolÛn, Chassaigne^ conseigneur de Voillesin, .etc. H avait

et une flUe. ^pousé Elisabeth Maillard de Fribourg, de laquelle il eut un fils

nommé Jacques-François et une fille nommée Charlotte, j.-j. Triboiet Jeau-Jacqucs Tribolet, procureur de Valangin, obtint que sa terre sondomaine du '^^"^^^^ St-Claudo (qui consistait en une maison et environ trente Plan. ouvriers de vigne qui sont au-dessus de la ville de Neuchâtel et qu'on appelle ordinairement le Plan) itit mise en fief; S. A. lui fit même compter, pour cet elTet, la somme de 1500 livres, parce que ce domaine, par cet engagement féodal, lui devenait réversible à défaut de mftle. (V. l'an 1664.) Fief de Herm- Le 16 février 1663 le procureur-général fit citer George Mer- (^[^^2^ veilleux par-devant les ps^irs de la Cour des fiefs comme tuteur de G. Merreiueux Madeleine Spirer, fille d'Ursule d'Erlach, qui possédait le fief de de°ïafSie d»^. Hermringen. (V. l'an 1599)- Mais le dit Merveilleux ayant fait désole d'Eriadi mande du délai jusqu'au 23 juin suivant, on n'a pas fait dès lors

qui possédait ce , . , x • *

flef. des instances à ce sujet.

LeprinceHenri Le 4 mai 1663, Henri II, duc de Longueville, étant mtdade, fit

ftoTsontMta-' ^®" testament, par lequel il établissait Madame de Longueville, tu-

ment trice et curatrice de ses fils, dont l'un n'avait que dix-sept ans et

quatre mois et l'autre quatorze ans et trois mois. D fit aussi une

donation à la duchesse de Nemours, sa fille, d'une somme de 90,000

livres toumoises, que Madame de Longueville lui paya après la mort

du prince son époux. Madame de Nemours devait encore hériter,

après la mort de son père, du quart de l'hôtel de Longueville, et

même des meubles et acquêts au cas qu'elle survécut à Madame de

Longueville, sa belle-mère.

On céièinre à Dès qu'ou sut à Neuchâtel que le prince était malade, on célébra,

Kenchfttel un , . . , ... , „„.\ • j . * • rk«

Jour de^eûne daus toutes les églises de 1 Etat, un jour de jeûne pour prier Dieu

maladie, pour SOU rétablissement.

Mort du prince. Le prince mourut le U mai, âgé de soixante-huit ans et vingttrois jours. D fût inhumé à Château Dun, auprès de son père, et

son cœur fut transféré dans la chapelle d'Orléans qui est aux Ce- 1663 leslins de Paris. Mme de LongueviUe, sa veuve, lui fit dresser un Mausolée que magnifique mausolée de marbre blanc. sa veum^^'

Ce prince laissa deux fils, Jean-Louis-Charles et Charles-Paris, n laisse deux et une fille de son premier lit nommée Marie; il avait encore eu oeue-cHii pn^ deux filles de son second mariage qui moururent jeunes avant lui. inierut. Hors de mariage il eut une fille nommée Catherine-Angélique, qui a été abbesse de St-Pierre de Rheims et ensuite abbesse de Maubuisson, où elle mourut le 17 juillet 1664.

Trois mois avant sa mort, le prince s'était retiré de Rouen, pour se rendre dans un château assez écarié qu'il avait dans la Normandie, afin de s'éloigner du monde.

La nouvelle de sa mort arriva à Neuchfltel le 14 mai. Elle causa Cotte mort un deuil général et si grand qu'on ne peut l'exprimer. Il avait té-^^J^"^^^* moigné beaucoup d'amour pour ses sujets, et leur avait donné, pen- ci^^ei. dant toute sa vie, des preuves de sa bénificence, qu'il réitéra encore dans son testament^ en leur léguant, comme il fit, aux pauvres Legs de 21,000 du comté 24,000 francs, qui leur furent distribués, sans qu'on en prince aux ^

A* ..... pauvres du

mît aucune partie en capital. pays.

la princesse.

Ce prince portait pour ses armes, de France au Lambel de gueules Les i de trois pendants au bâton péri et abimé de même. Les princes de cette i^^^^^. maison, qui étaient issus du vaillant Jean comte de Dunois, portaient pour marque de leur valeur un bras qui défend une couronne. La maison de Longueville porte d'Orléans, savoir, d'azur semé de fleurs de lys d'or au bâton d'argent mis en bande.

Le 25 mai, on envoya de la part de l'Etat une députation à Paris, Députation de dont le chef était le capitaine Mollondin, pour aller faire à Madame ^^c^rpsde de Longueville et à Messeigneurs ses fils des compliments de con- l'ÉtatàPads doléance. Les autres députés de la part de la seigneurie forent ^^pj^^nts de MM. Jean-Jacques Tribolet, procureur de Valangin, Jean-Jacques condoiéance^fc Sandoz, commissaire-général; et au nom de la bourgeoisie, MM. Abraham Ohambrier et Godefi*oi Tribolet. La compagnie des pasteurs écrivit trois lettres, l'une à Mme de Longueville, la deuxième à Messeigneurs les princes et la troisième à Mme de Nemours, leur sœur.

Henri d'Orléans s'intitulait : Par la grâce de Dieu prince souverain Titres de de Neufchâtel et Valangin en Suisse, duc de Longueville et d'Estouteville, comte de Chaumont, de St-Pol, de Dunois, de TancarviUe, baron de Goumay, de la Ferté-en-Bray, Montreuil-Bellay, Marchenoir, Ambie, Luxeul, Briquebec, Vouvant, Mervant et Parthenay, etc., pair de France, gouverneur et lieutenant général pour le roi et son chambellan et connétable héréditaire de Normandie, gouverneur de Picardie, Artois, Boulonnois et Pays reconquis, chevaUer des ordres du roi, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, etc. D était encore

Henri U.

Page 1