‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 65 sur 264 · LIVRE II. ils CHAPITRE XI. — JEAN LOUIS CHARLES D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

LIVRE II. ils CHAPITRE XI. — JEAN LOUIS CHARLES D'ORLÉANS

1664 Petite-Bourgogne, où le comté de Neuchfttel est situé, le comte Pierre de Savoie ayant subjugué le pays de Vaud, le val d^Aoste et le Valais, il en demanda Tinvestilure, environ Tan 1268, à l'empereur Richard. Qu'il est de même incontes lable que les autres comtes et seigneurs de la Petite-Bourgogne ont toujours reconnu la souveraineté de l'Empire, et qu'ils en ont dépendu jusqu'à ce que les cantons suisses ont eu acquis leurs terres et les ont soumises à leur gouvernement, Neuchâtel étant le seul comté qui ait subsisté dans la Petite-Bourgogne. D'où l'on peut conclure que Neuchâtel et tous les états voisins ont relevé de l'Empire. C'est ce que le chancelier prouve encore par des titres qu'il a trouvés dans les archives de Neuchâtel et dont il produit les exemples qui suivent: Que l'empereur Rodolphe I", roi des Romains, l'an IT de son règne Cqui était l'an 1184), commanda à Richard de Cortier de ne pas permettre qu'Amédée de Neuchâtel, Jean et Ridiard, ses frères, fussent molestés par qui que ce fôt, en considération de leur fidélité envers lui. Rodolphe, fils <f Amédée, seigneur de Neuchâtel, résigna de sa libre volonté aux mains de l'empereur Rodolphe le château appelé Neufchâtel et la ville du dit château sur le lac du diocèse de Lausanne avec le fief et arrière-fief, ensemble les jugements, péages, jurisdictions, eaux, decours des eaux, forêts et les autres choses, de quel nom qu'on puisse leur donner, lesquelles il tenait en fief du roi des Romains et de TEmpire; ensuite de quoi l'empereur Rodolphe, à la prière du dit Rollin, fils d' Amédée, concéda perpétuellement et libéralement le dit château et ville de Neufchâtel, les fiefs et arrière-fiefs etc. à Jean de Châlons, seigneur d'Arlay, pour les posséder, lui et ses hoirs, et les tenir en fief de TEmpire; et il Ten investit pour lui et ses hoirs, sauf Thommage qu'il avait auparavant prêté au comte et duc de Bourgogne, ainsi qu'il en appert de l'acle fait au camp de l'empereur Rodolphe devant Borne l'an 1288. Par la copie d'un acte de 1311 (c'était la première reconnaissance) et qui est signée, on reconnaît que Rollin, sire et comte de Neuchâtel, reprit de Jean de Châlons, seigneur d'Arlay, les mêmes choses en fief h'ge, et lui jura féauté devant tous autres seigneurs. 'Et il faut noter qu'il est dit dans cet acte que toutes ces choses sont du fief de l'Empire, et qu'il y avait longtemps qu'il les avait déjà reprises du même Jean de Châlons par le commandement du roi des Romains.

D y a aussi cette réserve, que c'est sauf la baronnie et les autres choses qui sont parmi la baronnie, et sauf le fief de l'Empire; la dîme de blé et de vin qu'il tient de N. D. de Lausanne y est exceptée.

Il est particulièrement porté (ce qui est considérable) que les hommages et féautés sont faits aux us et coutumes de Bourgogne,

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