‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 66 sur 264 · DUC BB LONGUE VILLE. 119 LIVRE II · texte numérisé non relu

DUC BB LONGUE VILLE. 119 LIVRE II

c*e8t-à-<Ure que les filles, à défaut d'hoirs, pourront reprendre le 1664 fief. Kifin il est dit que le«i de Châlons et ses hoirs devront porter garantie de ce fief contre Tempereur et le roi des Romains, s'ils demandaient quelque chose au dit Rollin ou à ses hoirs du dit fief de l'Empire. C'est en vertu de ces deux actes, de l'an 1288, que les comtes de Ncuchâtel relevaient de la maison de Châlons Tan 1357. Toutefois Yalangin, le Landeron, Cressier, Gorgier et autres y sont exceptés pour avoir été acquis par les comtes de Neuchâtel. C'est encore pour ce sujet, dit le chancelier, que Conrad de Frlbourg le reprit en fief de Jean de Châlons, prince d*Orange, en 1407; que Jédn de Fribourg le reprit de Louis de Châlons Tan 1453; et qu'enfin Rodolphe, marquis de Hochberg, fit Tan 1458 une déclaration de le vouloir reprendre en la forme que ses prédécesseurs l'avaient feit etc. Ce qtii fut refusé, parce que le dit Châlons prétendait que le fief de Neuchâtel était ouvert à son profit.

L'auteur allègue encore ici la confirmation de la concession faite par Vempereur Sigismond (T. l'an 1415); le plein-pouvoir que Charles IV, roi des Romains, donna êî Louis, comte de Neuchâtel, de lever un péage à la Tour des Bayards (V. l'an 1347), ainsi qu'tme autre confirmation du même, faite Tan 1358, de ce qu'il avait accordé aux années 1347 et 1354. D allègue en outre une lettre écrite par l'empereur Frédéric à Rodolphe, marquis de Hochberg, en date du 1*' août 1463*; item un mandement adressé à la ville de Neuefaâtel par le même empereur (V. Tan 1487); eirfn l'offre que l'empereur Maximilien fit à la ville de Berne de lui vendre le comté de Neuchâtel (V. l'an 1498). Il conclut de tout cela que Neuchâtel est un fief d'Etepire.

A quoi il ajoute ce qui sidt :

j,J'ai déjà dit ci-dessus que les trouUes de l'Empire et la faiblesse oh se virent réduits les empereurs furent la cause que diverses provinces éloignées de rAllèmagne se détachèrent de son obéis* sanee; car l'ambition des plus grands les fit aspirer à la souveraineté dans une conjoncture auôsi favorable, et l'appréhension que les autres eurent d'être exposés à leurs violences, leur firent recher^ cber la protection de quelque autre puissant prince en la place des empereurs qui h'avaient plus le pouvoir de les en garantir. J'estime que cette dernière considération fut la première cause qui obligea les comtes de Neuchâtel à se rendre vassaux de Jean de Châlons qui était tout-ptiissant en ce temps -là dans le comté de Bour* gogne; que c*est pour ce sujet qu'ils résignèrent lew comté à l'Empereur, et à cet effet le firent remettre en fief à Jean lie Châlons, duquel ils le reprirent en même temps en fief. Cette coutume de se rendre vassal des plus grands s'étant intro^ duitè pour se mettre à couvert contre Pusurpation et la violence.

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