‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 85 sur 264 · LIVRE n. 146 CHAPITRE XL — JEAN LOUIS CHAULES D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

LIVRE n. 146 CHAPITRE XL — JEAN LOUIS CHAULES D'ORLÉANS

1667 Le 14 août:

U n'y a qu'an Quand une personne est en possession d'une taxe sur un bien-fond, celai qui faire déch^ un la veut faire déchoir de telle taxe, lui doit former demande dans l'an et jours, ^^'^^^"texe.^* ^ ^*" ®*^ "" ■" ®' ^^^ semaines, autrement il est forclos d'un tel bénéfice.

Le 26 novembre :

Cinquième de- Quand il s'agit de juger d'une cause d'injure, non seulement les juges, mais ^efMonecai^ B^si 1^^ témoins doivent être au cinquième degré de parentage de tous côtés.

diiuure. j^^ ^ décembre :

Pour une dette

non confessée. Quand on veut poursuivre quelqu'un pour le payement d'une dette non con-

on doit recher- ^ * , . . , . -^ . . -i . j . .i,v

cher son débi- fessée, on le doit rechercher nëre son juge ou il est domicilié.

domicile. La peste fut fort échanffée à Bâle et elle sabsista jusqu'à Tamiée ^^Mimtoîne Suivante. Plusieurs jeunes gens de Neuchâtel qui y faisaient leur imposée à des demeure, étant revenus à Neuchâtel pour éviter la contagion, furent q^^en rêve- Obligés de faire la quarantaine dans une maisonnette qui est dans

«»**«n*- une vigne auprès de St-Claude.

Abondance de Qn fit eucorc beaucoup de vin cette année. La vente se fit à Vente et abri. Ncuchâtel 54 livres le muid, et l'abri du grain fut fait, le froment à 8 batz rémine, Torge à 12Vi gros, l'avoine 9 gros. Louisxrvdane Le 2é janvier 1668, le roi Louis XIV arriva en personne avec *c^. ^ ^6 année de 20,000 hommes dans la Franche-Ck)mté de Bourgogne, et la subjugua dans très peu de temps; meus il la rendit la même année. Le comte de St-Pol y accompagna le roi et y fit toujours paraître sa valem* et sa générosité. L'approche de l'armée du roi ^"fnmtièrw^^ fit qu'ou fiit obligé de faire des gardes sur les frontières. Les Suisses mé- Les SuIsscs voyaut que le roi s'élait saisi de la Franche-Comté

ditant pour % r\ . «.i « •«

leur sûreté de û^ Bourgogne, et craignant qu il ne voulût aussi s emparer du comté

prendre le ^q Ncuchâtel, étaient dans le dessein, pour leur sûreté, de le précomté de Neu- . . j , • • ^ , . j ri jz

chftteMe venir et de s en saisur eux-mêmes; ce que le prince de Condé prtoce de condé ayant appris à Paris, il conseilla à ses deux neveux, le duc de deux princes à LongueviUe et le comte de St-Pol, de faire promptement le voyage s'y rendre, j^ Ncuchâtel pour s'assuTcr de la fidélité des peuples, et pour s'en mettre eux-mêmes en possession. Comme le duc de Longueville s'était proposé depuis quelque temps de remettre les comtés à son frère, le comte de St-Pol, il voulut bien le faire dans cette occasion et lui en passer un acte authentique; et ce fîit là le sujet qui les obligea à faire le voyage et à se rendre dans les comtés. Rencontre des Les pHnccs partirent de Paris en poste le 2 mars et fls arrivèrent GaUandreT*^ à Dijou le 5. Le sieur Jonas Gallandre, intendant des bâtiments et tendant des bâ- des forêts de S. A., s'étant rencontré à Dôle dan^ le même temps vJî^i^^r qu'ils y arrivèrent, prit la liberté de les aborder, et les pria de lui à Neuchâtel. permettre d'envoyer un courrier à Neuchâtel pour y donner avis de leur arrivée, ce qu'ils lui accordèrent, quoique leur dessein fftt d'y arriver sans faire avertir personne. Ce courrier arriva k Neu-

DUC DE LONGUKVaUU 147 LIVRE IL

cbâtei le dimanche malin 8/18 maors, à iwie heure après minuit; il 1668 «yaii été envoyé depuis Salins.

Le gouverneur de Lully ayant appris cette nouvelle, assembla Le gouyernear promptemeut et avant le jour le conseil d'Etat pour aviser ce qu'il y ^^fj^* avait à faire. Le conseil de ville fut de même assemblé. La seigneurie conseo d*£tat ordonna alors à tous les officiers de milice de se trouver avec leurs troupes à trois heures du soir à la petite plaine de Peseux, et ils firent tant de diligence qu'il s'y rencontra environ 4000 hommes Quatre muie de Valangin, de la Côte, de Boudry et Colombier, commandés paru^^^nvent les capitaines Sigismond Tribolet et Jean-Jacques Tribolet, procureur Peseiupour rede Valangin. princes.

Quelques moments après l'arrivée de ces troupes dans ce lieu-là, les princes y passèrent. Le sieur d'Hervoil, leur résident dans le comté, leur était allé au devant avec deux ou trois de Neuchâtel. H. de Lully, gouverneur, les avait survis de près avec quelques Le ^avemeor officiers et autres de Neuchâtel, au nombre de vingt-quatre chevaux, '^^°*^\^ entre lesquels 11 y avait six députés du conseil de ville, qui ren- cinsette. contrèrent les princes à la Clusette. Les milices des Verrières leur avaient déjà fait la salve en passant, aussi bien que celles du Valde-Travers; et c'est ce que firent aussi celles qui étaient en la plaine de Peséux.

Les prind'es et leur cortège étant passés plus outre, rencontrèrent Arriyée des les troupes de la ville, au nombre de 500 hommes, ëommandés par ^^^J|^^*j^** le capitaine Frédéric Rollin, qui leur firent de môme la salve par piusievrs décharges de mousqueterie. Ensuite le banneret Jean-Jacqoes Merveilleux, couvert d'une cuirasse, présenta le drapeau au compument du duc de Longuevilie et lui adressa ces paroles: banneret j.-j.

MoDse^çneor, voici le drapeaa de votre ville de Neuchâtel qne je voms pré*sente en signe d*hominage, vous suppliant de nous conserver dans nos franchises et libertés, comme ont fait vos très illustres prédécesseurs, et de notre c^ nous ne manquerons pas de rendre k V. A. tous les devoirs de bons, fidèles et obéissants bourgeois et si^ets.

Le prince répondit: Réponse du

n est en bonnes mains, je vous le confie.

Les troupes ayant encore fait quelques décharges, les princes continnant à marcher du côté de la vflle, ils se séparèrent auprès Les princes se du Pont du Vaux-Seyon: et comme environ trente cavaliers des „**^°***'

^ . Pont du Vaux

principaux de l'Etat étaient allés au devant des princes jusqu à la seyon. Qnsette, ils furent aussi obligés de se séparer.

Le gouvemevr de Lully accompagna le duc de LongueviUe par L*an entre par le chemin qui conduit à la Porte du château, ce prince voulant par ^^^ ^ là éviter le bruit du grand monde; les autres suivirent le comte derautreparceue St-Pol, qui prit le chemin du Parc, avec deux genlilshonunes, MM. deiiiôpitai. de Fontenay, qui était le gouverneur du comte, ei Henri-David, qui

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