DCC DE LONGUEYILLE. 145 LIVRE IT
L'on n'a jamais dans tontes les justices du pays fondé aucan jngement snr 1666 le nonvean coutumier, mais snr l'ancieiine coulume à forme des serments que Nouveau ooul'on prête tant avant que de juger des causes aux Etats qu'aux justices infé- tmnler nul. rieures (•).
Le 19 octobre:
Plusieurs enfants en la succession des biens do leur oncle ou tante ne peu- Plnsieun en* vent représenter que la personne de leur père ou mère, et par ainsi ils ne peu- ^SoatÂt^eîe^ vent retirer et percevoir entre tous qu'une portion des dits biens, et rien plus P*>^« ^ ^j,*"*^" outre qu'un autre neveu (**) qui serait seul. oncle ou tante.
Le 30 novembre :
Lorsqu'il n'y a aucune révision demandée sur une modération de frais, comme La révision non aussi sur un passement obtenu en justice et sur une prononciation, on n'est demandée, on obligé que de notifier la taxe, sans aucuns autres usages précédents, comme ^°.^'? ^ ^ levation et vendition.
Cette année ftit très abondante en vin et en grain. La vente du Am^abonvin se fit à Neuchâtel 35 livres le muid, et Tabri du grain fut fait, vente du vin. savoir : le froment, 8V« batz, l'orge, 4 batz, et Tavoine, 8V2 gros. ^^^ ^« «f^°-
C3iaries-Paris d*Oriéans, frère putné de Jean-Louis-Charles, sou- charies-Paris, verain de Neuchâtel, qu'on nommait pour lors le comte de St-Pol p^'^^^ p*^. et qui était duc de Longueville, suivit, l'an 1667, le roi Louis XIV mièrecamà la campagne de Flandres, où il se trouva à la prise de Tournay, ^^3,^ de Lille et de Douai. Quoiqu'il n'eût que dix-huit ans, il donna des preuves d'une grande valeur, et Ton aurait cru qu'il avait déjà une sa valeur. longue expérience, quoique ce fui sa première campagne. On le vit souvent à la tranchée. Devant Tournay il désarma un ofBcier espagnol qui s'avançait pour le tuer, lui arracha la pique de la main et la tourna contre lui. Au siège de LOle il repoussa les ennemis jusques dans leurs tranchées; et il fit plusieurs autres actions qui le firent admirer. D était également intrépide soit en attaquant l'ennemi, soit en se défendant et en le repoussant.
Par arrêt de Louis XIV du 29 novembre 1667, signé Le Tellier, Noblesse des la noblesse de Jacques Audenger dit Guy, de Guillaume Guy, son ^J^^^, neveu, et de Pierre, frère de Jacques, fut confirmée dans tout le royaume de France. Le premier est intitulé écuyer, seigneur de Sorey et autres lieux, maréchal des camps des armées de S. M., ci-devant colonel d'un régiment suisse pour son service, et depuis capitaine au régiment des Gardes-Suisses. Guillaume était seigneur de Ville, écuyer, capitaine et majof, etc.
Les points de coutume qui suivent fiirent donnés par le ^"s^î'^JJl^^®,^^' de vflle de Neuchâtel: p*^^®^??'»^
de viUe.
(*) On entendait par ce nouveau contunler celui qui avait été dressé Tannée ifiSS (Voy. te dite année).
(**) n s'agit de savoir si ce point de coutome doit s'entendre lorsqu'il n'y a que des neveux ou si cela s'entend quand U y a des frètes du déftmt on seulement un frère.
AKNALBS DE BOTYE. TOME lY. 10