‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 92 sur 264 · COMTE DB ST-POL. 159 LITRE U · texte numérisé non relu

COMTE DB ST-POL. 159 LITRE U

Le 17 janvier 1670, il y eut un incendie à Genèye, par lequel 1670 la rue bâtie sur le Rhône fut entièrement consumée. CinquaBte<^ incendie à quatre maisons furent rédmies en cendres et vingtHiuatre endonn magées. Cent quarante-trois familles iureirt réduites à la misère, et plus de cent vingt personnes y périrent, n'ayant à choisir que de se jeter dans les flammes ou dans les eaux du fleuve. La ville Nenehfttei et le de Neuchâtel envoya aux incendiés deux mille quatre cents francs, ^taw'ù^^^ et le reste des Comtés donna deux mille francs

hà coBununauté du Lode députa auprès du coaseil d*EAi^ les Plaintes des 25 janvier el 21 février 1670, vingt-quatre personnes, auxquelles *^l^^^c.^" la Brevine en adjoignit deux et la Chaux-de-fonds deux, pour secon^i«ii»^ plaindre du maire du Locle, des justiciers et conseillers, au sujet ^ooÂemen.^^ .de Félection et présentation des conseillers, des montes, du bien commun, .des vins réservés aux montes, des bdtfanents faits sans le consentement du général, des pièces vendues sans leur aveu, des présents et des rabais faits, des frais impendus pour le refus de Taide et pour la défense des caries, du choix de Tauditeur des comptes suspects, des abus en faisant les marchés avec les ouvriers, et du mauvais ménage du bien commun. Ces dilficultés furent terminées, le 8 mars, par un appointement amiable^ la manière en la- Appointcmevt quelle les choses devaient se faire à l'avenir ayant été fixée et ai>>^i«* prescrite par la seigneurie pour servir de loi à la communauté.

Madame de Longueville ayant remarqué que M, de LuUy n*était lo erouyeraeur pa6 propre pour exercer la charge de gouvemair à cause de sa ^ r^e®m^"c^ ^* trop grande douceur, ayant peu de fermeté, el qu*il B*avait pas Texpérience nécessaire des lois et des coutumes j>our pouvoir conduire rStat d'une manière convenable, ce qui obligeait phisieurs personnes d'aller en France et d'avoir recours à la princesse qui en était importunée et souvent pour des choses peu considérables, et que cela même causait des dépens aux particuliers; la princesse considérant en outre qu'il n'avait été établi que pour six ans qui étaient accomplis, prit de là occasion de lui donner son congé honorable, ou plutôt de ne le pas continuer. M. de LuUy étant parti de Neuchâiel. le 10 juin, avec tout son bagage, s'embnrqua pour Estavayer.

Madame de Longueville choisit pour hii succéder M. François- m. F.-p.d'AfRry Pierre d'AfiBry, de Fribourg, fils du gouverneur d'Aifry, mort l'an ^^^^^^^;" 1645. Celui-ci arriva, le 6 Juillet, i la Poissine, accompagné de vingt-sept cavaliers, et y ayant logé la nuit, le lendemain Messieurs du conseil d'Etat, les officiers et autres, au nombre de cent-cinq chevaux, lui allèrent au devant jusqu'au même lieu et le conduisirent jusqu'à Neuchâtel. U y eut deux cents hommes de la baronnîe du Landeron qui vinrent jusqu'à Epagnier et qui y firent la salve par plusieurs décharges» C'est ce que firent aussi ceux de la cbâte-

UVBB n. 160 CBAPITRE m. — Charles paris d'orléans,

1670 lainie de Thielle qui se trouvèrent près de Marin. Enfin la cavalcade, composée de cent trente-trois chevaux, précédée par quatre

Son installa- trompettos, étant arrivée à Neucbâtel, M. d*Afiry Ait installé le même jour, 7/17 juillet, gouverneur de Neuchâtel par M. Chabot, que la princesse y avait envoyé à cet effet.

M. d'Aifty fkit IL d'Afflry ayant fait un beau discours pour lémoiinier sa rec<Mi--

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quel le chance- nalssauce à Madame de Longueville, M. le chancelier George de "®«/*î^^°t MontmoUin en fit un autre, au nom de tout le peuple, pour la re-

mollln répond. ... «ni rr^r

mercier du som qu elle avait de procurer toujours à l*Etat des personnes très dignes et très capables de le conduire. Le brevet du nouveau gouverneur était daté du 11 juin 1670, signé (Parles, contresigné David, et scellé du sceau de S. A. Le nouveau gouverneur fut installé et assermenté, suivant la coutume, en la présence du conseil d*Etat, de la compagnie des pasteurs, des vassaux, des officiers du conseil de ville et du peuple : il avait été avant cela conseiller d'Etat et châtelain du Landeron, puis capitaine en France d'une compagnie au régiment des gardes, puis il était devenu bailUf de Romont, et enfin sénateur de Fribourg. Le lieutenant M. Frauçois-Louis-Blaise de Stavay, seigneur de Moilondin, voyant

de gourernenr »* . r n i -x L± \a .\ I jm

Biaise de sta- 4^6 M. de LuUy, SOU oucle, avait été rappelé, en conçut tant de ^»y-^*2J^^ déplaisir, qu'il quitta la charge de lieutenant de gouverneur qu'fl exerçait, et il se retira du pays, ce qui causa dans la suite plusieurs mouvements dans l'Etat.

Difflcoité entre La difficulté ou'il y avait entre la seiflueurie et la compagnie des la Classe des pRSteurs Continuant toujours, celle-ci prit la résolution d'envoyer une pasteurs, députatiou OU France pour tâcher d'obtenir de Madame de Longueville la révocation de l'arrêt rendu par les Trois-Etats, l'an 1657, à l'égard de la nomination de deux pasteurs pour chaque église vacante, et pour tâcher d'être rétablis dans l'ancien droit et privilège qu'elle avait de n'en nommer qu'un en remplacement de chaque vacance, comme il a déjà été observé ci-dessus. La classe Députationde ayant nommé pour ce sujet M. David Girard son doyen, et Henri ^*"à ^riî!*^ Challandes pasteur à Cortaillod, ils se rendirent à Paris. Avant leur départ, elle pria le conseil de viUe de donner au dit sieur Girard, son pasteur, un témoignage authentique et une lettre de recommandation destinée pour M. le comte de St-Pol, qui alors prenait déjà le titre de duc de Longuevilie; et c'est ce que le conseil de ville accorda. Le témoignage était conçu en ces termes :

Témoignage Nous les Quatre-Ministraux de la ville de Neufchâtel en Saisse, ayant appris

^utrS**^"^ *'^ **" ^^' iensible déplaisir que certafaies personnes mal intentionnées blés-

▼enr des MÎent la réputation de Messieurs nos très chers et fidèles pasteurs, comme si

pastetus. leurs prédications tendaient en quelque façon au souIèTement et à la sédition

contre les puissances souveraines, nous nous sommes sentis oblifçés de relancer

par ce témoignage une si noire calomnie, attestant que, comme leur charge les

y oblige, ils prêchent la doctrine contenue aux Sainles^Ecritures, et toutes les

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