C. Tézenas du Montcel
Gérard.
Viney.
HOLSTEIN
J. Vincent.
E. Lacroix.
Vyal de Confuns.
Les a^aaeet géBénIei do k Sodété ont Kea le premier jeudi de ebaque iMk, à 2 iMnres du loir.
procès-vërbaux des séances.
Pro«èft-Terb«l de la ■éance d« lO JaiiTter 1861«
SaoAiiB. — ÀTis ta coii8er?atear et an bibliothécaire relatif à leur loTentaire.— Elections de la section d'agriculture.— Eéorfanisation de la aectioB d'faidiutrie. — élection du borean de la section des Sciences et de la section des Lettres. — Démission de M. Leseure. — Lettre du Ministre de llnstraction publique, relatiye au Répertoire Archéologique. — Lettre du préfet de l'Ain, relative aux dépôts d'étalons de l'espèce bofine.— Candidature de M. le docteur Eiembault.
La séance est ouverte à 2 heures et 1/2, sons la présidence de M. Briant.
Sont présent : BfM. Bnant, Maurice, Aubin, Ninquerier, Rimaud, d'Aibigny, Michalowski, Jalabert, Tiblier-Verne, Coltat, Ronchard-Siauve, Favarq, Durieu, Gruet, Perriolat, Rousse, Payre, Blocizewski, Roche, Mourguet-Robin.
Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.
M. le Président rappelle à M. le conservateur des collections et à M. le bibliothécaire, qu'aux termes des statuts de la société ils ont à rendre compte à* la fin de chaque année, de l'état des dépôts confiés à leurs soins. Il les invite en conséquence à vouloir bien s'occuper de l'inventaire de ces dépôts, et à en présenter le compte-rendu vers le milieu de Tannée courante au plus tard.
M. le Président de la section d'agriculture a rendu verbalement compte des travaux de cette section depuis la dernière réunion.
11 fait connaître qu'elle a procédé à l'élection des membres de son bureau pour Tannée 1861, et que ce bureau a été constitué comme suit :
Président : M. Ninquerier.
Vice-Président : M. Tiblier.
L'élection du secrétaire n'ayant pas eu de résultats définitif, a été ajournée aune réunion prochaine.
La section d'industrie n'a pas teuu de séance particulière depuis quelque mois et il n a pu être pourvu à la réorganisation de son bureau.
AinuLis. — tSôl. -*• 2
M. le Président de la société exprime tous les regrets qu'il éprouve en présence de Tinaction complète de celte section, qui avait été déjà provisoirement annexée à la section des sciences à cause de la difQculté qu'elle éprouvait à réunir un nombre suffisant de membres pour ses séances particulières.
M. le Président se demande s'il y a lieu de conserver encore à cette section une vie distincte ou de la réunir défmitivement à la section des sciences sous un titre commun.
Il fait ressortir combien celte dernière mesure serait toutefois regrettable, et témoignerait du peu de concours que l'on peut attendre des membres de cette section, alors cependant que les questions les plus intéressantes, les plus variées, se présentent chaque jour à l'étude, dans un centre aussi industriel que l'est Saint-Etienne.
M. le Président ajoute qu'il a peine à croire que cette section ne puisse être réorganisée et ne puisse donner de meilleurs résultats si quelques membres veuleut lui apporter un concours un peu dévoué. Il fait en consé>iuence appel à tous les membres qui voudraient s'inscrire pour prendre part aux travaux de cette section. L'organisation de son bureau devant surtout influer sur la marche à venir de cette section, la société pense qu'il y a urgence d'y pourvoir au moins provisoirement. M. Brlant veut bien accepter dans ces conditions la présidence de cette section. M. Jalabert, accepter la vice-présidence et M. Rousse le secrétariat. La section ratifiera ou modifiera ces désignations provisoires par une élection régulière à laquelle elle procédera dans sa plus prochaine séance.
M.Maurice, rend compte de la dernière séance tenue parla section des sciences qu'il préside, et dans laquelle ont eu lieu les élections du bureau. Le résultat du scrutin a été le suivant :
Président : M. Maurice.
Vice-Président : M. Michalowski.
Secrélaû-e : M. Fourny-Dulys.
La section des arts et belles-lettres, a également procédé aux élections des membres de son bureau et H. Aubin son président fait connaître que la section a nommé :
Président : M.Aubin.
Vice-président : M. TestenoireJiafayette.
Secrétaire : M. Barban.
Le compte-rendu des séances des sections étant épuisé, M. le
Président procède au dépotâlleineiit de la correspondance reçue depuis la séance du mois de décembre, et qui renferme : i» une lettre de M. Lescure, ingénieur à Rive-deGier, portant sa démission de membre titulaire, molivée par l'impossibilité où il se trouve de prendre part aux travaux de la société.
2» Une lettre de M. le ministre de l'instruction publique et des cultes, réclamant de nouveau la collaboration de la société pour la rédaction du Répertoire archéologique du département.
30 Une lettre de M. le préfet de l'Ain en réponse à celle que M. le Président lui avait adressée pour lui demander des renseignements sur l'établissement des dépôts d'étalons communaux de l'espèce bovine, dont l'existence dans le département de l'Ain avait été signalée à la société.
M. le préfet de lÂin s'empresse par cette lettre de faire connaître les essais tentés dans son département, dans le but d'améliorer l'espèce bovine, la mesure dans laquelle l'administration est intervenue et les résultats obtenus jusqu'à ce jour. U complète ces renseignements bienveillants par l'envoi des procès-verbaux des^nces de la dernière session du conseil général de l'Ain. Ces divers documents sont remis à M. le Président de la section d'agriculture afin qu'il les communique à la commiision chargée d'étudier le projet d'établissement de dépôts d'étalons communaux, présenté par M. Tiblier-Yernc dans une récente séance.
H. D'Àlbigny donne ensuite lecture de la preQiière partie du compte rendu des travaux de la société pendant l'année 1860. La fin de cette lecture est ajournée à la prochaine séance.
BIM. Hichalowski etd'Albigny présentent la candidature de H. le docteur Riembault, médecin de IHôtel-Dieu de Saint-Etienne, au titre de membre titulaire.
Conformément à l'art. 9 des statuts, le scrutin aura lieu dans la séance du mois de février.
La séance est levée à 5 heures.
Skc
Frocèi-Terbal delà téaneè d« 14 férrler 1861.
SoHOAiBB. ~ Compte-nMla des trayaux de It section d*agriadtiire, — Hotke de M. Tibller. — Section dlndostrie. — Prix Escoffier pour Tirqnebuserie. — Election du Bon au de cette section, — Musée SottilkoTT, par M. Jâlabert. — Marl)res artificiels. — Fablef en quatrains, par M. Eossand. — Election de M. Riembault ^ Candidature de M. Julien Bouzerand. —Programme du prix Escoffier.
La séance est ouverte à 2 heures et demie sous la présidence de M. Briant.
Sont présents : MM. Briant, Aubin, Ninquerier, Bimaud, d'Albigny, Michalowski, Favarcq, Payre, Neyron-des-Granges, Blocizewski, Perriollat, Dardenne, Durieu.
Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.
M. Ninquerier, président de la section de rAgriculture, rend verbalement compte de la séance ordinaire tenue par cette section et dans laquelle M. Tiblier-Veme a donné lecture de trois notes ; la première relative à l'influence de la lune sur la coupe des bois; la seconde, sur le trayage des vaches, la troisième ayant pour titre : Aux Riches. La section a décidé que les deux premières notes pourraient être communiquées à la Société dans sa prochaine réunion.
En l'absence de M. Rousse, secrétaire de la section d'Industrie, M. Briant donne lecture du procès-verbal de la séance tenue le 18 janvier dernier.
Plusieurs communications intéressantes ont été faites dans cette réunion ainsi que le constate le procès- verbal.
M. Briant a fait connaître à cette section que M. Félix Escoffier, entrepreneur de la Manufacture impériale d'armes de guerre, a mis à la disposition de la Société une somme de 500 francs qui sera spécialement affectée à l'institution d'ua concours pour le perfectionnement de la fabrication des armes à feu de tous genres.
La section après avoir exprimé sa gratitude pour la généreuse pensée de M. Félix Escoffier, arrête : qu'un programme dressé par une Commission ad hoc, déterminera les conditions de ce concours et la somme utTectée à chaque prix destiné 4 servir d'encouragement à une ou plusieurs améliorations introduites dans les diverses parties de la fabrication du fusil i Saiut-Etieime,
Sur la proposition de M. le doclour Maurice, ladite section a procédé ensuite à l'élection des membres devant composer le Bureau pour Tannée 1861 .
M. Briant a accepté la présidence provisoire de cette section.
Ont été élus à la majorité :
M. Jalabert, Vice-Président.
M. Rousse, Secrétaire.
Ce dernier membre rend verbalement compte des découvertes les plus récentes faites dans le domaine de la chimie industrielle, et il s'attache à faire connaître celles de ces découvertes et applications qui intéressent à un plus haut degré le département de la Loire et l'industrie locale.
C'est à ce litre qu'il énumère la riche série des produits solides, hquidcs et gazeux que l'on sait extraire actuellement de la houille par la distillation, et qui ont trouvé des applications si remarquables dans l'industrie, et particuli(^rement dans la teinture qu'ils ont enrichie d'une gamme de couleurs rouge» de la plus grande beauté.
M. Rousse a fait ensuite connaître qu'il est parvenu à disposer une pile nouvelle fournissant l'électricité dans les meilleurs conditions économiques.
M. Jalabert a donné lecture d'une notice destinée à faire connaître les merveilles artistiques du musée d'armes du prince SoltikofiT, récemment acquis par l'Empereur, qui en a doté le musée d'artillerie de Paris. M. Jalabert n'hésite pas à conclure que Ton peut à coup sûr considérer aujourd'hui ce musée ainsi complété, comme le plus beau du monde.
Enfin M. Durieu a mis sous les yeux de la section d'industrie, une collection de marbres artificiels fabriqués à Saint-Etienne, et dont il a fait connaître les derniers perfectionnements.
Après ce compte-rendu, M. le président invite M. le docteur Michalowski à exposer le résultat de la dernière séance tenue par la section des sciences dont le président et le secrétaire n'ont pu se rendre à la réunion de ce jour. M. Michalowski rappelle en quelques mots les communications qui ont occupé la séance de cette section et parmi lesquelles le compte rendu des publications scientifiques tient toujours une place fort importante et très-utile.
La section des lettres ne s'est pas réunie pendant ce mois par suite de l'absence accidentelle de sou secrétaire.
Le compte.rendu des Béances des sections étant épuisé, la société passe à l'ordre du jour et M. d'Albigny donne lecture d*une note de H. Tiblier-Yeme, sur la nécessité de bien traire les vaches, et sur les soins à prendre pour que celle opération soit bien faite.
M. d'Albigny dôme également lecture d'un certain nombre do fables en quatrains qui lui ont été adressées par M. Rossand, juge de paixàBourg-Ârgental, pour être communiquées à la section des lettres dont ce dernier fait partie.
La Société procède ensuite au scrutin sur la candidature de H. le docteur RiembauU, proposé dans la précédente séance, comme membre titulaire résidant, par MM. Michalowski et d'Aïbigny. M. RiembauU est admis à la majorité des suffrages et il lui sera donné ayis de cette décision.
MM. Ninquerier et Rimaud proposent au même titre M. Julien Rouzerand, comptable à Saint-Etienne, et le scrutin aura lieu à la séance du mois de mars pour cette candidature, conformément aux statuts.
M. le président donne lecture du programme établi pour le concours ouvert àTarquebuserie au moyen de la somme offerte par M. Escoffler.
La Société adopte le programme présenté. Elle arrête que la plus grande publicité lui sera donnée, et qu'une commission sera désignée ultérieurement pour prononcer sur les mérites des concurrents.
M. DardShne demande à faire inscrire à Tordre du jour de la séance suivante un mémoire ayant pour titre : Marche comparative de V Architecture et de la Littérature^ depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Renaissance. M. le secrétaire général prend note de cette demande.
M. Dardenne propose à la Société de la mettre en communication vféc l'Académie Nationale Manufacturière de Paris dont il est membre, et avec laquelle il désirerait que la Société établit un échange régulier de publications. Cette proposition est prise en considération et M. le secrétaire général est chargé d'y donner une suite conforme.
La séance est levée à 5 heures.
Mmnca du 7 mars 1661.
SOMMiiBE. — biscpnrs de M. Briant. ~ Ré] onse de M. le Préret. — Coinpfercnda des séances de sections. — Compte rendu des triTtox de la société en IMO. — Notes de M. Groet sur la Taxe de la Tiaade de beotbe« ne et snr la falsifM»4ion do lait. — Fables de M, lossand. «- Dons de deoz oQTragas de M. de laSaossaye. -* Projet de création de comices agricoles. — Vote admettant leur princ pe. — Mémoire de M. Dardenne. — Election de M. Bouzerand, membre titulaire.
La séance est ouverte à 3 heures, sous la présidence de M. Sencier, préfet d^ la Loirp, président honoraire de la Société. Sont présents :
MM. le Préfet de la Loire, de la Saussaye, recteur de l'académie de Lyon, merahre honoraire; Briant, président; Aubin, Ninquerier, Maurice, d'Albigny, Rimaud, Pagnon, Riembault, Avril, Dardenne, Michalowski, Ronchard, Gruet, Hollzer, Perriolat, Favarcq, Durleux, Payre, Tiblier, Mourguet, Collât, Roche, Neyron-dcs Granges, Peyrel, Godefin, Rousse, Favrot, Malassagay.
M. le Préfet invite M. de la Saussaye, recteur de Tacadémie, à vouloir l)ien prendre place à sa droile au Bureau, et déclare la séance ouverte.
M. Briant, président do la Société, se lève et adresse à M. le Préfet le discours suivant :
« Messieurs,
Monsieur le Préfet a bien voulu venir présider ootre séance. Notre premier devoir est de le remercier, de lui ténaoigner notre reconnaissance, de l'intérêt qu'il attache à nos travaux, vouç vous joindrez tous à moi pour cet objet.
Nous devons ensuite faire connaître à M. le Préfet notre but, nos efforts, notre pensée, nos espérances pour Tavenir.
Notre but, c'est d'apporter aux classes industrielles et agricoles quelque progrès, soit eh répandant au milieu d'elles les faits nouveaux qui se produisent autour de nous, soit en leur faisant connaître ce qui a été découvert au dehors et sanctionné par l'ex* périence. Notre but, c'est de déterminer par l'exemple, l'emploi des bonnes méthodes, des machines agricoles si nécessaires dans un pays où la main-d'œuvre est rare et à un prix si élevé, de répandre dans toutes les classes des notions élômentiiijres et prati-
ques, 8i utiles poor rendre le travail moins pénible et plus productif.
Voilà le but de nos efforts. Le rapport sur nos travaux en 1 860 dira ce que nous avons fait pour Tatteindre.
Nous continuerons à poursuivre cette tâche avec d'autant plus d'ardeur, que nous sommes sûrs de trouver en ,vous, M. le Préfet, une sollicitude toute paternelle pour les ouvriers de l'agriculture et de l'industrie et l'appui le plus bienveillant pour seconder les efforts que nous nous sommes imposés.
ÂGÙté de ces travaux, marchent quelques études scientifiques, littéraires, archéologiques.
Leur but semble moins immédiat, et cependant elles ont aussi leur importance. Elles adoucissent des mœiurs un peu rudes, établissent des relations faciles, répandent le goût de l'élude, en la présentant comme une heureuse diversion aux travaux de tous les jours. Ces éludes répondent souvent à des questions dont le programme est tracé par S. E. M. le Ministre de l'instruction publique, et auxquelles il attache à juste titre un très-haut intérêt.
Disons quelques mots de notre passé. *
Dès 1822, une association agricole était formée, elle acompte parmi ses membres des hommes considérables, elle a laissé dans nos archives des travaux importants. En 1847, une société des sciences naturelles se créa, elle a aussi son passé, elle a réuni des collections, fait des travaux. En 1856, ces deux sociétés ont cru devoir réunir leurs efforts, et sous l'action de l'autorité administrative dont le centre venait d'être placé à Saint-Etienne, elles ont formé une seule société dont l'action s'est étendue sur tout le département, et qui a compris dans son programme toute étude susceptible d'être faite utilement par elle.
Pour notre avenir, M. le Préfet, nous ne négligerons aucun soin pour arriver au but que nous nous sommes imposé, nous marcherons aussi activement- qu'il nous sera possible vers les progrès que nous désirons, et forts de l'appui que vous voudrez bien nous prêter, nous arriverons, j'espère, avec le concours de tous, à des améliorations sérieuses et importantes. »
M. le Préfet a répondu au discours de M. Briant quelques paroles empreintes d'une bienveillance toute paternelle et dans lesquelles il a bien voulu joindre au témoignage flatteur de l'intérêt que lui inspiraient les travaux et les efforts de la société,
Tassarance du concours sympathique que celle-ci ifouvendt
loajoars dans son administration.
M. le Préfet a ensuite exprimé à M. le recteur combien la société appréciait Thonneur qu'elle recevait par la visite d'un haut fonctionnaire de runiversité, représentant officiel du ministre sous le patronage duquel elle est placée.
M. de la Saussaye a répondu par quelques paroles gracieuses et a voulu ajouter encore au prix de sa visite par l'hommage qu'il a Hait à la société de son bel ouvrage sur la numismatique do la Gaule Narbonaise, et de la savante étude archéologique qu'il a également publiée sur le château de Blois. Puis M. le Préfet a appdé l'ordre du jour.
La séance a été remplie par la lecture du compte-rendu des travaux de la société en 1860, présenté par M. D'Albigny, secrétaire général; par la communication de deux notes de M. Gruet, 1 une sur les altérations du lait, l'autre sur la taxe de la viande de boucherie, enfin par la lecture de quelques fables en quatrains dues à la muse gracieuse de M. Rossand, de Bourg-Argental, et la séance a été suspendue momentanément par suite du départ de M. le Préfet et de M. le Recteur forcés de prendre congé delà société.
La Société a ensuite repris le cours de ses travaux et entendu la lecture d'un mémoire, ayant pour titre : Marche comparative de l'architecture et de la littérature depuis les temps les plus reculés jusqu'à la renaissance, par M. Dardenne, nouvellement admis an sein de la Société comme membre titulaire.
Ce travail ayant vivement intéressé la Société, est renvoyé à la Commission de publication chargée de décider, s'il y a lieu, d'en ordonner l'impression dans les Annales de la Société.
n est procédé au secrutin sur la candidature de M. Julien Bouzcrand, proposé au titre de membre titulaire, dans la précédente séance. M. Bouzerand est admis à l'unanimité.
Sur la proposition de M. Ninquerier, président de la section d'agriculture, la Société est saisie d'un projet de création et d'organisation de comices agricoles cantonaux appelés successivement chaque année à distribuer les récompenses dont dispose la Société en faveur de l'agriculture, et auxquelles viendrait s'ajouter encore le produit des cotisations des membres de ces comices.
M. I^ioquerier développe sa pensée qu'il a déjà fait connaître à la section d'agriculture, et à laquelle se sont ralliés plusieurs
membres, n fail ressortir riofluenco que la Société aoiuérerait par la création de ces comices dont die pourrait toujours conserver le patronage et la direction générale, et qu'elle e^acilé plus grande elle donnerait aux récompenses agricoles dont elle dispose annuellement lorsque ces récompenses seraient distribuées solennellement par elle au sein de ces comices, dont l'intérêt et Tulilité pourraient être augmentés par Torganisation simultanée de concours agricoles.
Quelques objections étant présentées à ce projet par quelques membres de la Société qui croient devoir exprimer des craintes relativement à Tinsuccés de ce projet, M. d'Albigny demande la parole et combat vivement ces craintes en répondant aux objections soulevées par un examen rapide des avantages et des chances de réussite que présente le projet soumis aux discussions de la Société et rédigé en commun par H. Ninquerier et par lui.
Le principe du projet est enfin mis aux voix, et la majorité des votes de l'assemblée lui est acquise. En conséquence, la création et l'organisation de comices cantonaux est décidée, et une Commission devra y pourvoir sans retard afin que les récom penses agricoles de Texercice 1860 puissent être distribuées dans la réunion du premier comice cantonal, que Ton propose de fixer à Rive-de-Gier. Ce comice serait formé, suivant le projet, par les cantons réunis de Saint-Ghamond et de Rive-de-Gier.
M. d'Albigny informe ensuite la Société que M. Auguste Bernard, l'un de ses membres correspondants, et auteur d'ouvrages estimés d'histoire et d'archéologie, vient d'être nommé chevalier de la Légion-d'Honneur. Il prie la Société de s'associer à la distinction qui vient d'être accordée à l'un de ses collègues et de lui adresser l'expression de la satisfaction quelle en éprouve.
Pr«€è«-TerlMa 4e !• 0eiMM« du fi mwrU ftê«i.
SonAïu. '- M. d'Àlblgny rend compte Terbalemtnt de la session da congrès des dâégnës des sociétés siTintes, à Paris. — • La 29* session da congrès scientifique de France se tiendra à Saint-Etieime en 1862. — Ver à soisdel*aiIante. <— Don d'une collection de ses produits, par M. Guerin- MenneTiOe. — Hygiène des mineurs^ par M. le docteur lUembauIt. -^ Conque-rendu de cet ouTrage, par M. ÀTril. — Discussion à ce sujet. — Llnstitnl polythecnique et philothecnique de Paris. — Communication de M. iTrilà ce SQiet. — Pri^et de création de cours et eoniéreaces poor les oimjers de Saint-Etienne. — Mise à l'étude de cette question. — Commlssioo. — Candidatures de MM. Boulet, Gâches, Sylrestre, QiaTerondler^ ttausier, Jaood, Mollon.
La séance est ouverte à 2 heures et demie, sous la présideuce deM.Briant.
Sont présents : MM. Briant, Aubin, Ninquerier, Maurice, d'Albigny, Rimaud, Smith, Avril, Riembault, Michalowski, Thirdult, Bouzerand, Perriolat, Payre, Ronchard, Roche, Pagnon.
Au début delà séance, M. d'Albigny fait connaître verbalement les principaux résultats de la mission qu'il a rempli au nom de la Société^ en assistant à la réunion du congrès des délégués des sociétés savantes de France, ouverte à Paris le l«r avril 1861,
Il dépose sur le bureau, au nom de M. Guerin-MenneviUe qui en fait hommage à la Société, une collection de papillons, cocons et produits filés et tissés du ver à soie de Tailante dont la culture vient d'être récemment tentée en France par M. Guerin-Menneville, et dont les résultats ont été publiés par la plupart des journaux de l'empire.
M. d'Albigny ajoute quelques renseignements sur l'état actuel de la culture de ce ver à soie dont il a pu voir, lui-même, les produits déjà importants.
n fait connaître ensuite qu'il a demandé à M. le directeur de l'Institut des provinces, que la ville de Saint-Etienne fut choisie pour être le siège du congrès scientifique de France en 1862. Cette demande, qu'il a présentée au nom de la Société et au nom de la ville de Saint-Etienne, a été soumise à l'examen et aux délibérations de l'assemblée de l'Institut des provinces réunie à cet effet pendant la session du congrès des délégués à Paris, et H. d'Albigny est chargé d'informer la Société que la décision de l'Institut des provinces a été favorable à la demande qu'il lui
avait présentée et qu'il a pu appuyer lui-même par les considérations les plus propres à déterminer cette décision .
En conséquence, il a été arrêté par Tlnstitut des provinces que le congrès scientifique de France tiendrait sa vingt-neuvième session à Saint-Etienne au mois de septembre 1862, et que M. d'Albigny, comme membre de l'Institut, remplirait les fonctions de secrétaire général de la vingt-neuvième session, avec mission d'en préparer et opérer l'organisation.
Dans cette circonstance, il fait appel au bienveillant et actif concours de la Société pour Taccomplissement de la tàcbe qui incombe à toutes les sociétés savantes du département et en particulier à la plus importante société du chef-iien, en vue de donner au congrès tout rintérêt qui pourra lui être donné.
Conformément à l'ordre du jour, M. Avril donne lecture du compte-rendu qu'il a publié sur l'ouvrage de M. le docteur Riembaull, ayant pour titre, Hygiène des mineurs^ récemment paru.
Ce compte-rendu intéressant où des éloges très-mérités sont tempérés par quelques restrictions faites en faveur de quelques grands principes sociaux, donne lieu à une discussion animée à laquelle prennent part MM. MicbaloAvski, Riembault, Smith, Briant, Pagnon et Avril.
M. Avril combat dans son examen critique de l'ouvrage de M. Riembanlt, les vues émises par cet auteur dans le but d'imposer aux directeurs d'exploitations houillères l'obligation de faire visiter les ouvriers par un médecin avant leur admission dans les travaux.
M. Avril repousse énergiqucment la proposition de toute loi ou de toute mesm*e réglementaire qui tendrait à porter atteinte à la liberté individuelle dans le domaine de l'industrie en particulier; car, il pense que le remède serait pire que le mal si l'on songeait à apporter des entraves ou des restrictions de celte nature à l'exercice de cette faculté qu il considère comme essentielle et indispensable au point de vue des véritables intérêts de l'industrie houillère.
M. Riembault pense au contraire que M. Avril a exagéré les conséquences du principe qu'il tenait à établir dans son ouvrage, et qui a pour but de sauvegarder les intérêts des directeurs de mines et ceux des caissts de retraites des ouvriers mineurs.
M. Briant résume la discussion et il émet l'opinion qu'un chef d'industrie doit toujours avoir le droit de choisir ses ouvriers, et
il faitconnaitre à ce sujet qu'un certificat de santé est exigé de tous les jeunes gens qui se présentent comme ouvriers libres à la manufurture d'armes de guerre de Saint-Btienne. .
M. Hichalowski ajoute que les intérêts de la société exigent qu'on ne permette pas à un ouvrier atteint d'une affection qui peut s'aggraver sous l'influence de travaux pénibles et périlleux pour lui, d'aller au devant de la mort.
M. Pagnon repousse les principes que M. Riembault tend à faire prévaloir, et il pense qu'il ne doit y avoir aucune réglementation q)éciale dans l'espèce; car, à son avis, toute réglementation introduite dans les rapports du maître avec l'ouvrier serait regrettable et conduirait à de fâcheuses conséquences.
M. Briant reprend la parole et maintient que le principe de la visite des ouvriers avant leur admission dans les usines ou exploitations ne peut être repoussé avec quelque raison, car la visite est un moyen préventif parfaitement légal et que l'humanité doit conseiller.
M. Pagnon opine de nouveau que Tavis d'un médecin sans une sanction n'a pas de but, et que le contrat entre l'ouvrier et le patron doit être complètement libre, car il ne saurait douter que l'intérêt de l'ouvrier comme celui du patron, conseilleront toujours .sufOsamment à l'un de ne point exposer trop aveuglément sa vie, si sa santé est déjà compromise, et à l'autre de ne pas accepter indistinctement des ouvriers inArmes ou affectés d'une maladie organique.
Bdjïi ce dernier cas, en effet, l'ouvrier ne fournirait pas un travail convenable, et il pourrait ensuite devenir une charge onéreuse pour les compagnies et les caisses de retraites.
M. Pagnon reconnaît, toutefois, avec MM. Michalowski, Smith, Briant et quelques autres membres qui expriment cette opinon, que le conseil officieux du médecin peut toujours être admis et utilement recherché, mais que là doit se borner son action et qu'elle ne saurait être l'objet d'une réglementation quelconque. Cet avis semble conforme à la plupart des opinions des membres de l'assemblée.
La discussion sur cette question étant close, M. Michalowski est invité à donner lecture de l'analyse qu'il a faite d'un article pubUé dans la Revue des deux Mondes (i*^ mars 1861), par M. Jules Simon, ayant pour titre : Y Assistance et les Institutions de prévoyance.
M. le Président remerci^M. Michalowski au nom de la Société pour l'excellent compte-rendu qu'il a bien voulu faire de cet article intéressant do la Rewe^ et il prie l'auteur de déposer sca travail aux archives afin qu'il puisse être livré à l'impression, par les soins de la Commission de publication.
M. Ninquerier et M. d'Albigny font connaître les dispositions qui ont été prises pour Torganisation du comice agricole des cantons de Saint-Ghamond et de Rive-de-6ier, dont la formation a été admise par la Société dans sa séance du mois de mars. M. d'Albigny donne lecture du projet d'organisation et de l'arrêté réglementaire rédigés pour la tenue du comice qui aura lieu dans les premiers jours du mois de mai, à Rive-de-Gier, et la Société donne son approbation aux projets présentés et aux mesures prises à ce sujet.
M. Avril a ensuite la parole pour communiquer à la Société le résultat de démarches actives-qu'il a faites dans le but de connaître dans tous les détails l'organisation des cours publics et des conférences qui ont été créés à Paris par l'Institut polythecnique et phylothecnique en faveur des ouvriers.
M. Avril fait connaître qu'il a reçu de H. Perdonnet, fondateur de ces cours et président de l'Institut polythecnique, tous les renseignements; nécessaires, et qu'il a même obtenu de M. Perdonnet les plus utiles indications que ce savant distingué a bien voulu lui fournir verbalement avec la plus parfaite obligeance.
Le succès obtenu à Paris par ces cours et ces conférences faits à la classe ouvrière le porte & penser qu'une institution analogue pourrait rendre d'importants services à Saint-Etienne, et il propose à la Société de mettre cette question à Tétudè et de désigner une Commission qui sera chargée d'examiner celle proposition et de proposer, s'ily a lieu, l'organisation de cette institution.
La Société adopte la proposition de M* Avril et, en conséquence, une Commission est formée pour y donner la suite convenable.
Sont désignés pour en faire partie :
MM. Avril, Pagnon, Briant, Smith, Aubin, Riembault, Michalowski, d'Albigny, Maurice, Rimaud.
Cette Conmiission se réunira très-prochainement sous la présidence et sur la convocation de M. Avril.
Les candidatures suivantes sont présentées au titre de membre titulaire ou de membre correspondant de la Société)
Savoir : au titre de membres titulaires,
SI
M. Boulet, proviseur du Lycée de Saiol-Blieiine, présenté par MM. ÂobiaetBrianl;
M. Ch. Gâches, rédacteur en chef du Mémorial de la Loire^ piésenléparMM. d'Albigny el Barbe;
M. Auguste GhaTeroudier, docteur en droit à Roanne, présenté par MM. d'Albigny et Briant ;
M. Sylvestre, secrétaire de la Chambre de commerce de Saint- Etienne, présenté par MM. d'Albigny et Barban;
M.Maussier, ingénieur civil à Saint-Etienne, présenté par MM. Aubin et Briant ;
M. Jacod, propriétaire el adjointe Saint-Christo-en-Iarrét, présenté par MM. Roche et Briant.
An titre de membre correspondant :
IL MoUon, vétérinaire à Aurîllac, présenté par MM. d'Albigny ctMalissagny.
n sera procédé au secrutin sur ces diverses candidatures dans la séance du mois suivant.
La séance est levée à 5 heures.
Pr«eè«-Terb«l de bi néMiM ém 9 WÊmi «««i.
SoMMÀiRB. — Compte-rendc det traTsai de tectioiis. — CompodUon de ricier. — EleetioM de MM. le comto de Callae, Boidet, Giches, SylTestie, Maosiier, Jacod ChaTeroodier, MoUon. ~ céndidatarei de MM. Loire, Auguste Gerio. — Ayis d'allocation de 500 francs accordée annueUement par le ministre de l'agricnltare.
La séaDce est ouverte à 2 heures et demie sous la présidence de M. Briant.
Sont présents : MM. Briant, Maurice, Ninquerier, Aubin, Rimaud, Rousse, MIchalowski, Roche, Joassard, Mourguet-Robin, Riembault, Gruet, TibUer-Vernc.
En l'absence de M. d'Albigny, secrétaire générai, M. Gruet, secrétaire de la section d'agriculture, est invité à remplir ses fcmctions.
Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.
M. Ninquerier, président de la section d'agriculture, donne lecture du procès-verbal de la séance tenue par cette section.
M. Maurice rend également compte des travaux de la section des sciences qu'il préside.
M. Rousse donne ensuite lecture du procès-verbal de la séance tenue par la section d'industrie et, dans laquelle il a donné communication des recherches et des expériences faites récemment par M. Frémy sur la composition de l'acier, ainsi que des travaux publiés par MM. Garon et L. Figuier, sur la même question. I^e rôle du carbone et de Tazote dans la production de l'acier est depuis quelques temps déjà l'objet de sérieuses études de la part de MM. Frémy etCaron, et le résultat des expériences de ces deux chimistes quoique différent en ce qui touche l'action nécessaire ou accessoire de l'azote dans les cémentations n'ont pas moins contribué notablement à jeter une vive lumière sur les phénomènes de l'aciération.
La Société est ensuite invitée à procéder au scrutin de vote sur les candidatures de sept membres titulaires et d'un membre correspondant, proposés dans la séance précédente. Gctte opération donne les résultats suivants :
Sont élus membres titulaires à Tunaniraité ou à la majorité des suffrages,
M. le comte de Callac, secrétaire-général de la préfecture de la
Loire, doot la candidature est préseotée collectivement par le Bureau de la Société.
M. Boulet, proTiseur du lycée impérial de Saint-Etienne.
M. Gâches, rédacteur en chef du Mémorial.
M. Sylvestre, secrétaire de laGbambre de commerce.
M. Haussier, ingénieur dvilà Saint-Etienoe.
M. Jacod, propriétaire et adjoint au maire, à Saint-Ghrigto-en- Jarrét.
M. Auguste GhaYcrondier, docteur en droit, à Roanne. Membre correspondant.
y. MoUon, vétérinaire à Aurillac, Puy-de-Dôme.
M. le Secrétaire général est chargé de donner à ces nouveaux membres, avis de leur admission.
MM. Briant et Aubin présentent la candidature de M. Loire, inttptcteur divisionnaire des télégraphes à Saint-Etienne, au titre de membre titulaire.
MM. Briant et Ninquerier présentent au même titre la candidature de M. Auguste Gerin, négociant, président du Tribuual de commerce à Saint-Etienne.
M. le Président fait connaître à la Société qu'il vient de recevoir de M. le Ministre de Tagriculture, avis de Tallocation annuelle de SOO francs, avec affectations spéciales.
Laiéaoce est levée à 5 heures.
AIRAUI. — 1861.