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DR LA SÉANCE PUBLIQUE ET SOLENNELLE

Tenue par U ««elété à Blvenle-Ciler^ le it ntal it«f ,

Pour U distribution des récompenses agricoles de l'exercice 18€0-Gt, et rinanguration du comice agricole des cantons réunis de Saint-Cbamond et de Rive-de-c;if r. — Concours agricole ouvert par ce comice à cette occasion.

Dès que la Société ont adopté les disposilions réglementaires de Torganisalion des comices cantonaux reproduite* pins haut, lies listes de souscriptions furent dressées pour receuillir les noms des personnes qui désiraient être admises comme membres de ces couïices ou contribuer seulement à son institution par des dons volontaires. MM. Briant, Ninquerier, d'Albigny et Rimaud furent spécialement chargés de provoquer ces souscriptions et de procéder à Torganisation matérielle du comice et de son concours. M. Petin, maire de Rive-de-Gier, aarcuillit avec un bienveillant empressement les ouvertures delà Société à cette occasion, et favorisa la réalisation de ses projets par le plus actif et le plus efficace patronage.

Les listes de souscription ouvertes dans la ville et dans le canton deRive-de-Gieret deSaint-Chamond se couvrirent rapidement des noms des représentants les plus notables de l'industrie et de l'agriculture du chef-lieu et des communes de ces cantons, et l'organisation financière du comice fut ainsi assurée.

Les souscripteurs furent convocpiés dans une assemblée générale préparatoire présidée par M. Petin, maire de Rive-de-Gier, assisté de MM. Ninquerier, d'Albigny et Rimaud, représentants delà Société impériale d'Agriculture fondatrice du comice. Dans cette réunion le but et les avantages de l'institution du comice furent exposés et discutés, et l'on ajourna à une prochaine si'*ancc la discussion et la lixation des récompenses à décerner aux agriculteurs et serviteurs de ferme des cantons formant le comice, et celles des mesures à prendre pour l'organisation définitive du comice et pour la désignation des membre» de. la Com-

mission directrice qui devaient être pris parmi les délégués de chaque commune.

En conséquence, une s^nde assemblée eut lieu peu de jours après, et la plupart des communes y envoyèrent leurs délégués.

La Commission fut composée conformément aux Statuts et les reoscignements apportés par un grand nonbre de maires et de délégués dés communes des deux cantons, sur les agriculteurs et les serviteurs de ferme dignes d'être proposés aux distinctions et aux récompenses du comice, furent examinés. On fixa également, dans cette réunion, les récompenses à décerner à cet effet dans la séance solennelle du 1 2 mai suivant.

Le dimanche 12 mai, à 6 heures du matin, inauguration du comice et du concours fut annoncée par des salves d'artillerie, et toutes les mesures étaient prises par la niunicipalité de Rive-de- Gier pour le maintien de l'ordre et la bonne installation du concours, et chaque exposant trouvait facilement et rapidement à son arrivée les indications nécessaires au placement de ses produits. Le commissaire général du concours aidé de plusieurs commissaires désignés pour chaque catégorie recevait, dès 6 heures du matin, dans un bureau mis à sa disposition dans les bureaux de la mairie, les déclarations et renseignements à fourniir par les exposants à leur arrivée. Il distribuait à chacun, selon la nature des produits exposés, une carte avec numéro d'ordre, d'une couleur spéciale, qui correspondait avec un numéro d'ordre peint à l'avance sur chaque case, des loges et cages réservées à l'installation de chaque catégorie sur un emplacement désigné à l'a- Yance.

Le quai Petin était occupé par les boxes réservés à l'espèce bovme; la place du Marché était occupée dans presque toute sa longueur par les bergeries et porcheries; et enfin, l'installation des animaux de basse-cour occupait les deux côtés de la terrasse qui conduit à la partie supérieure du jardin de la ville au-dessous de l'école des Frères.

L'exposition des produits de l'horticulture et de l'agriculture, ainsi que celle des instruments et outils d'horticulture et d'agriculture, avait été organisée avec beaucoup de goût et d'ordre dans la grande et belle salle d'audience de la justice-de-paix, décorée d'oriflammes, de draperies, d'écussons et de devises et destinée à être le théâtre de la distrilmtion des récompenses dans la même soirée.

La terrasse et les allées du jardin public de la ville étaient occupées par les machioes et appareils agricoles qui y étaient établis et distribués avec ordre et en bon nombre. Les meilleures conditions étaient donc réunies pour la parfaite installation de ce concours, et son succès eut été des plus complets si une pluie continue n'eut, dès Taube, mis obstacle à Tarrivée de beaucoup d'exposants ainsi qu'au placement de leurs produits en plein air.

La plupart cherchaient un refuge dans les hôtelleries, et quelques jurys seulement purent fonctionner utilement. Les produits de l'horticulture et de l'agriculture, l'exposition des instruments furent l'objet de leurs travaux et il fut ainsi possible, conformément à une décision prise à une heure, par la Commission du comice, de fixeras heures la distribution des récompenses s'appliquant à ces catégories du concours ainsi que de celles qui avaient été antérieurement Tobjel des rapports et des décisions de la Société impériale d Agriculture de Saint-Etienne, et de la Commission du comice, en ce qui concernait les agriculteurs et serviteurs de ferme des cantons formant la circoDâcription annuelle de ces encouragements spéciaux.

Cette solennité a eu lieu à 5 heures du soir, dans la salle de la juslice-de-paix, au milieu d'une foule nombreuse d'agriculteurs venus de tous les points du canton et de 1 arrondissement.

La séance a été ouverte sous la présidence de M. le Préfet de la Loire, qui avait à ses côtés, M. Petin, maire de Rive-de-Gier, et M. Briant, président de la Société Impériale d'Agriculture. Le général commandant la subdivision, le secrétaire général de la préfecture, le président du liibunal civil de Saint-Etienne, le procureur impérial, et plusieurs autres fonctionnaires de Tordre religieux, civil et militaire, ainsi que les membres de la Commission directrice du comice ont pris place sur l'estrade réservée au Bureau.

La société philarmonique de Rive-de-Gier a fait enlendrt pendant cette distribution les meilleurs morceaux de son répertoire, et a ainsi prêté le plus obligeant concours à cette cérémonie agricole. Après quelques paroles de bienveillant encouragement pour cette œuvre utile, prononcées par M. Briant, par M. le Préfet et par M. le Maire de lîivc-de-Gier, M. d'Albigny, secrétaire général du comice, a été invité à donner lecture de son rapport et des rapports du jury sur les récompenses, dont la distribu-

(ion a comiucocé unssUôt et dont la lisle est reproduite dans les Annales de la Société.

Chaque médaille, prime et meutioii honorable était accompaf;née d'un diplôme illustré constatant la nature et le molif de la récompense décernée au lauréat, en môme temps que le nom et le domicile de celui ci.

La séance s'est lerniiuée au milieu des plus vifs applaudissements de tous les spectateurs qui apportaient ainsi par leur suffrage un véritable encouragement public aux efiforts signalés et récompensés par le comice.

EnHn, à 6 heures, un magnifique banquet de quarante couverts a réuni dans la salle du conseil municipal de l'IIôtel-de- Ville de Rive-dc-Gier, les fonctionnaires, les magistrats, les membres du Bureau du corniche et plusieurs des lauréats du concours agricole.

La fôte était complète, car l'inauguration de ce comice ne devait laisser qu'un regret, celui du contre temps si fâcheux occasionné par une pluie incessante qui avait, incontestablement, amoindri des résultats qui malgré cela avaient dépassé toutes les prévisions.

Le concours agricole du comice de Rive-de-Gier s'est terminé le lundi 13 mai, parla distribution publique et solennelle des récompenses aux exposants d'animaux et de machines, dont le concours avait été renvoyé au 13 mai par suite du mauvais tt^mps qui avait régné pendant la journée du dimanche.

La pluie ayant à peu prés cessé pendant la nuit du dimanche au lundi, tous les exposants qui s'étaient fait inscrire pour le concours des espèces bovine, ovine et porcine, des animaux de basse cour et des machines et instruments, s'étaient rendus au concours qui avait une physionomie des plus animées.

Cemme la veille, Vaffluence des visiteurs était immense, et les membres du jury avaient bien quelque peine à accomplir leur tâche au milieu de la foule qui les enserrait. L'essai des machines agricoles a commencé à 10 heures, et l'examen du jury s'est prolongé jusqu'à 2 heures du soir, en même temps que fonlionnaient les diverses autres Commissions.

A 4 heures et demie a eu lieu la distribution publique des récompenses, qui s'est faite dans la salle de la Justice-de-Paix au milieu d'un public nombreux et attentif.

M. Pelin, maire de Rive-dc-Gier et président honoraire du

comice, avait à sa droite M. Briant, président de la Société impériale, M. Ninquericr, vice-président; et, à sa gauche, M. d'Albigny, secrétaire et commissaire général du concours.

Après avoir rappelé les circonstances regrettables qui avaient fait ajourner au lundi le concours des animaux et des machines agricoles, M. Pelin a invité M. le secrétaire général à faire connaître les noms des lauréats du concours.

M. Briant, président de la Société impériale d'Agriculture, a ensuite pris le parole pour exprimer à M. le maire de Rive-de- Oier, aux membres de la Commission du Comice, aux membres du jury et à toutes les personnes qui avaient si puissamment contribué à l'organisation et au succès de cette solennité, la reconnaissance et les remerciements de la Société impériale.

M. d'Albigny, secrétaire général, a ensuite fait connaître à rassemblée, que la Société impériale d'Agriculture avait arrêté qu'une médaille de vermeil était offerte à la ville de Rive-de- Gier en souvenir de l'inauguration du premier comice agricole cantonal de l'arrondissement, et qu'au nom de la môme Société une médaille d'argent était offerte à l'association philarmonique deRive-de-Gier pour la remercier du concours qu'elle avait prêté aux fêtes du comice.

M. Petin a remercié chaleureusement la Société de ce double souvenir dont le témoignage a été accepté gracieusement au milieu des plus vifs applaudissements.

Le concours agricole du comice de Rive-de-Gier comptait près de 120 animaux de l'espèce bovine, 20 animaux de l'espèce ovine, 40 lots d'animaux de basse-cour, 15 chevaux, et plus de 20 machines et appareils agricoles.

Si un temps affreux n'était venu mettre obstacle à la bonne volonté des exposants de l'arrondissement et du canton de Rivede-Gier en particulier, on peut affirmer que le concoure de Rivede-Gier aurait pris des proportions et une importance considérable, qui auraient dépassé toutes les prévisions.

Procèk-terbal delà séaMC * du OJoln 1861.

Sommaire. — Compte-renlu des travaux, de» sections. — Candidatures de MM. I-ioir, .\ug. (ierin, Gagnicr, vier, Baron de Saint-Genest. — Correspondance. — lettre du Ministre de rinstruction publique relative k la notice

. de M. Je docteur Rimaud sur les eaux minérales du département. — Projet de création d*uQ institut polithecniqu'', ~ Communication de M. Avril. — Rapport de M. Tt-stenoirc-Lafayette sur un mémoire de M. de Saint* Joaniiy.

La séance est oiivcrle à l iieurer* et 1/2 sous la présidence de M. Brianl.

Le procès- verbal de la précédente séance el lu est adopté.

Sont présents: MM. Briant, Maurice, Ninquerier, d'Albiguy, Bimaud, PoinI, Jacod, Avril, Pafpion, Dnrieu, Maussior, Ronchard-Siauvo, Bouzerand.

M. Aubin fait par lettre agréer ses excuses de ne pouvoir assister à la séance.

M. Ninqucrier rend verbalenienl compte des travaux de la section d'agriculture.

M. iMauricc donne lecture du procès-verbal de la séance tenue par la section des sciences pendant le mois de mai, il fait connaître que plusieurs publications scienliliques, contenant d'intéressantes notes sur la cliimie organique, sur la maladie des seigles, sur la transformation des fumâtes en azotates et réciproquement, sur l'action de l'bydrogèncdans la cémentation du fer, sur les dérivés colorés delà naphtaline, et sur quelques autres questions d'un véritable intérêt, ont été analysées par MM. Michalowski, Maurice, Rousse et Briant.

Dans la môme réunion, M. le docteur Rimaud a déposé de la part de M. Pinsard, architecte à Amiens, des haches en silex façonnées de main d'homme el trouvées dans un dépôt de terrain, inférieur au diluvium, et antérieur du moins en apparence à lépoque géologique actuelle. Ce dépôt a été découvert près d'Abeville el a donné lieu à de nombreuses recherches et à d'importantes discussions de la part des archéologues et des géologues, car les vestiges de l'industrie humaine qui y ont été découverts, paraissent devoir élre allribucH à une race d'Aborigènes qui aurait occupé cette partie de la Celtique avant le déluge moderne.

iO

M. Briint rend à son loar Terbalement compte des travaux de la section d'industrie qui s'est plus particuUèreinent occupée dans sa dernière réunion d'établir le programme du concours ouvert à Tarquebuserie pour le prix mis à la disposition de la société par M. Félix Bscoffier, l'un de ses membres.

Ces comptes rendus étant terminés, la société procède au scroi n pour le vote sur les canditalures de MM. Loir et Auguste Gerin, présentées dans la précédente séance.

M. Loir, directeur divisionnaire des télégraphes, à Saint- Etienne, et M. Auguste Gerin, président du tribunal de commerce de la même ville, sont admis à l'unanimité des suffrages en qualité' de membres titulaires résidants.

MM. Briant et Ninquerier présentent la candidature de M. Ga • goier, juge de paix du canton ouest de Saint-Etienne, au titre de membre titulaire.

MM. Briant et Testenoire-Lafayette présentent au même titre la candidature de M. Vier, ancien avoué, adjoint au maire de Saint- Etienne et directeur du contentieux de la compagnie des mines de la Loire.

MM. Briant et Félix Escoffier, présentent au même titre la candidature de M. le baron Louis de Saint-Genest, propriétaire et président du comice agricole de Saint-Genest-Malifaux.

M. le président dépouille ensuite la correspondance et il donne communication :

fo D'une lettre de M. de la Saussaye, recteur de Tacadémie de Lyon, faisant connaître qu'il n'a pu se rendre malgré son désir à la séance publique tenue par la société au sein du comice agricole de Rive-de-Gier le 12 mai dernier, et exprimant les regrets qu'il en a ressentis.

2<^ D'une lettie de M. le maire d'Itieux, attestant que les renseignements fournis à la société au sujet de la femme Jeanne Rey, proposée aux récompenses à décerner aux bons serviteurs de fermes^ étaient parfaitement exacts et que ladite Jeanne Rey justifiait pleinement par ses mérites et sa conduite l'intérêt que la société lui accordait.

M. le président fait connaître qu'en conséquence de ces nouvelles af&rmations et des attestations honorables qui s'y joignent la société recommenderait la femme Rey au choix de M. le préfet dans la distributicm des prix Napoléon.

$• D'une lettre de S. Exe. le Ministre de l'Instruction publique relative au travail de M. h docteur Rimaud, sur les eaux minera-

les du département qui lui avait été adressé; cette lettre est ainsi conçue:

Paris, le 10 mai 1861.

Monsieur le président, vous m'avez fait l'honneur de ro'adresser; le 18 avril dernier, une notice sur les eawt^minérales du département de la Loire^ rédigée par le docteur A. Bimaud, ainsi qu'une brochure du même auteur sur tes eaux de Saint-Christophe et' de la Chapelle d'Àurec.

Je m*empre88e de vous remercier, Monsieur le président, de cette importante communication que je viens de soumettre à la section des sciences du Comité. Il m'en sera prchaineroent rendu compte. Veuillez, en attendant, je vous prie, vous faire prés de M. Rimaud, l'interprète de mes sentiments de gratitude.

Agréez, M. le président, l'assurance de ma considération la

Pour le minstre et par autorisation :

Le directeur du Personnel et du Secrétariat général^

R«IIi.AM».

4« De deux lettres, Tune deM. Auguste Chaverondier, docteur en droit, résidant à Roanne, l'autre de M. Motion, vétérinaire à AunUtac, portant les remerciments de ces deux membres nouvellement admis au sein de la société, le premier comme membre titulaire, le seccnd comme membre correspondant.

S<» D'une lettre adressée par M. Gh. Gomarl, secrétaire général du comice agricole de Saint-Quentin, à M. d'Albigny, secrétaire général de la société, accusant réception de la collection du Bulletin agricole qui a été adressée à ce comice en échange de l'envoi du Journal Agricole, publié mensuellement par le comice de Saint-Quentin (Aisne).

M. d'Albigny fait connaître à ce sujet qu'il a obtenu rechange de publications semblables avec la société d'agricuUure d'ille-et- Vilaine et qu'il a eu l'occasion de faire ressortir au sein du congrès des délégués des sociétés savantes auquel la société l'avait délégué, tout le bien produit par ce système d'enseignement agricole. Il ajoute que le congrès a accueilli avec intérêt la communication du système de publicité agricole qu'avait adopté la iociété Impériale d'agriculture de Saint-Etienne, et que diverses sociétés se proposaient d'adopter également.

M. iNinqucrier, président de la section d'agriculture appelle ensuite l'attention de la société sur les ravages considérables occasionnés par les chenilles sur la plupart des arbres à leuilles caduques dans toute retendue de la p*aine du Forez.

Les chênes, les saules, les ormeaux, les divers arbrisseaux formant les haies vives, les bois taillis ou de haute Futaie, comme les grands arbres isolés, sont partout et aussi loin que la vue peut s'étendre complètement dépouillés de feuilles et n'offrent à Tail que leurs rameaux nus et du plus triste aspect dans le paysage.

M. Ninquerier pense que la section des sciences devrait s'occuper de l'examen des Faits qu'il signale et qu'il y aurait utilité à rechercher les causes de la prodigieuse invasion des chenilles en 1861 et les moyens qui pourraient en arrêter la marche ou en prévenir le retour.

M. Ninquerier et M. d'Albigny, fournissent verbalement à la société quelques renseignements sur les résultats du comice agricole de Rive-de-Gier auquel du reste beaucoup de membres de la société ont assisté.

M. Avril donne communication des découvertes qu'il a faites depuis la précédente séance, dans le but de connaître dans ses détails l'organisation de l'Institut polythecnique et phylothecnique de Paris, dont il a déjà entretenu la société.

Il fait connaître que de concert avec M. Pagnon, il s'est occupé de réunir tous les renseignements propres à initier la société au but et aux moyens d'action de cette belle et utile institution dont l'application à la ville de Saint-Etienne, serait peut-être possible et certainement fort désirable dans tous les cas.

M, Avril a profité d'un séjour à Paris pour recueillir tous les documents imprimés relatifs à cette institution, il s'est mis en rapport avec M. Perdonnet, fondateur, président de l'Institut polytecnique et il a reçu de cet honorable savant ainsi que de M. Babinel, les renseignements les plus précis, les plus complets en même temps que les plus bienveillants encouragements.

11 ajoute que MM. Perdonnet et Babinet ont bien voulu lui faire espérer qu'ils viendraient contribuer par le concours de leur parole et par leur présence au suc^îês de l'inauguration de cette institution à Saint-Etienne. M. Avril émet l'opinion que le projet d'organisation d'un institut phylothecnique, ayant pour but d'ouvrir des cours publics pour l'instruction des ouvriers et de fonder des conférences sur des sujets variés, soit mis à l'étude par laso-

=4té.

S'il y a lieu, dît-il, d*y donner suite, la société devra prendre l'initiative ou tout au moins accepter le patronage de cette institution.

La société prend en considération la proposition présentée par M. ÀTril et M. le président, ajoutant quelques considérations à celles émises par M. Avril sur le but éminemment utile, et sur les magnifiques résultats obtenus à Paris surtout, par les institutions de ce genre, invite la société à désigner une commission pour Tétude de ce projet.

La commission est formée immédiatement et sont désignés pour en faire partie:

MM. Avril, Briant, d'Albigny, Pagnon, Michalowski, lUerabault, Maurice, Rimaud, Aubin.

11 est en même temps convenu que cette commission se réunira le jeudi suivant chez M. Avril pour tenir sa première séance et rncevoir communication des divers documents que doit lui soumettre M. Avril, désigné pour présider la commission.

M. le président de la société donne ensuite lecture d'un rapport fait par M. Testcnoire-Lafayette, vice-président de la section des lettres. Sur un mémoire que M. de Saint- Joanny, avociit, a adressé à toutes les sociétés savantes de France dans le but de démontrer l'importance et Tutilité qu'il y aurait au point de vue des recherches historiques, défaire le triage des archives des notaires et d'en opérer le dépôt dans les archives départementales. M. dcSaint-Joanny invite les sociétés savantes à lui faire connaître leurs observations et à apporter à la réalisation de ses vœux le concours de leur adhésion si elles approuvent ses idées. M. Testcnoire-Lafayette, tout en reconnaissant avec M. de Saint-Joanny dont-il analyse le mémoire, qu'il y a beaucoup d'intérêt dans les renseignements historiques que renferment les archives notoriales, fait ressortir d'un autre côté les inconvénients nombreux qui pourraient résulter des mesures proposées par M. de Saint Joanny pour rendres ces archives aux recherches publiques.

Il repousse comme impraticables ou dangereuses quelques unes des propositions mises en avant par M. de Saint-Joauny .

La société s'associe pleinement aux vues émises par M Testenoire-Lafayette et renvoie son rapport à la commission de publication chargée d'en décider l'impression dans les anales du semestre.

La séance o^l levée à 5 heures.

SOCIETE IMPERIALE

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