‹ AnnalesChapitre 51 sur 81 · DES TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE · texte numérisé non relu

DES TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE

d'agriculture, industrie, SIENCES, ARTS et Sellea-IL*ettre«

De la loire et de SmnirEtienne ,

PeMlMit rannée f ••! .

Présenté dans la séance du 13 février 18G2, par M. P. d*Almony, secrétaire général.

Messieurs,

Je suis heureux d'avoir de nouveau Thonneur de mettre sous vos yeux Texposé de la situation et des travaux de notre Soicété pendant l'année qui vient de s'écouler.

Toutefois, je ne saurais trop réclamer votre indulgence pour les lacunes que vous pourriez rencontrer dans ce compte-rendu.

Retenu loin de Saint-Etienne pendant une grande partie de la seconde moitié de 1861, il m'eut été difficile de reproduire avec une complète exactitude la physionomie de vos réunions et de vos travaux auxquels je suis resté si longtemps étranger à mon vif regret.

Je m'empresse de constater tout d'abord que les espérances que j'avais exprimées il y a un an en ce qui touchait à l'accroissement du personnel de notre Société, n'étaient point vaines, car les faits ont fort heureusement justifié ce.^ prévisions.

La Société a admis pendant Tannée 1861, dix-sept nouveaux membres titulaires et un membre correspondant et elle n'a eu qu'une seule démission à enregistrer.

J'ajouterai, Messieurs, que nous devons être satisfaits de ces adjonctions nouvelles, car elles nous permettent de compter aujourd'hui des collègues dans la plupart des services publics, en même temps que de précieux concours et de bienveillants appuis dans presque toutes les adminislrations locales.

ai notre Société doit être fière de ces nombreuses et honorables adhésions elle doit aussi multiplier ses efforts pour utiliser les forces nouvelles qu'elle acquiert chaque jour et donner à ses travaux et à son action l'importance qu'on peut en espérer en face d'une prospérité matérielle croissante.

11 est non moins vrai et non moins opportun de vous rappeler, Messieurs, que cette année a été pour notre Société des plus favorables au point de vue de sa situation financière. G^àce aux démarches incessantes et à la constante sollicitude de son excellent Président, grâce aussi et surtout au patronage tout particulièrement bienveillant de M. Soucier, préfet de la Loire, la Société a vu s'accroître notablement le chiffre des allocations qui ferment la meilleure partie de son budget. Le ministère de l'agriculture a porté de cinq cents à huit cents francs la somme qu'il accordait annuellement à la Société pour être affectée aux encouragements à l'agriculture.

Le ministère de 1 inslrurlion publique dont la Société n'avait jusqu'ici reçu qu'un patronage nominal, lui a accordé en 1861, une allocation de 400 francs qu'elle a accueillie avec une vive gratitude.

Enfin, le conseil général a maintenu le chiffre des allocations précédentes dont nous devons lui être très reconnaissant; d'un autre côté, nous avons vu s'opérer un remarquable changement dans les conditions d'installation de notre Société, de nos réunions et de nos collections. Depuis 1856 nous occupions dans la maison Descours, place Royale, un local dont l'appropriation était notre œuvre, et dont l'occuppation nous imposait de lourdes charges.

Ce local ne répondait que médiocrement aux bes<ûns et à la nature de notre association qui a rang parmi les institutions publiques.

Aussi notre Société a-t-elle reçu vers le milieu de cette aimée une hospitalité aussi complète que bienveillante dans le Palais-

des-Arts, où TadmiDistration municipale a voulu réunir la plupart des aseocialions utiles et grouper toutes les collections qui ont un intérêt scientifique, littéraire, artistique et industriel.

Nous sommes donc actuellement assuré d'une bonne et large installation permanente, en rapport avec le caractère et l'organisation de notre Société, et nous sommes désormais placés dans des conditions matérielles d'existence qui doivent nous inspirer une juste confiance dans l'avenir et nous permettre de porter toute notre attention vers le but intellectuel de notre tâche.

Nous ne pouvons en effet, Messieurs, douter que le plus efficace patronage nous est acquis de la partâeTadministration supérieure et des administrations locales et c'est un devoir pour nous que d'eu justifier les témoignages.

La Société, il faut bien le dire, a conquis quelques titres à ces dispositions bienveillantes en cherchant à donner partout autour d'elle une impulsion plus vive au progrès et à Tinstruction agricoles.

Elle n'a pas hésité à appliquer dans une juste mesure et dans des conditions fort heureuses le pnncipc de décentralisation dont les résultats sont souvent si fructueux.

C'est dans ce but quelle a décidé l'organisation de comices agricoles formés de deux cantons et au sein desquels elle portera désormais les enconraçrements elles récompenses que depuis un temps fort long déjà elle avait l'usage de distribuer à Saint- Etienne même, et qui n'atteignaient que très imparfaitement leur but.

Il vous a été rendu compte, Messieurs, du premier essai tenté d'après cette pensée nouvelle si éminemment utile et pratique. Vous avez vu que le succès le plus vrai, on peut dire le plus inespéré, avait couronné cette œuvre à son début, car l'inauguration du comice de Saint- Ghamond et deRive-de-Gier a eu lieu dans les conditions les plus propres à nous convier à de nouvelles tentatives, et le concours agricole institué parce comice et h l'occasion de ce comice a été des plus intéressants.

Permettez moi de passer ici sous silence les diverses phases du projet qui devait recevoir sa sanction à Rive-deGier le 12 ma dernier, car j'ai retracé brièvement mais complètement, je crois.

la modeste histoire de rinstitution des comices cantonaux, au procès-verbal de la séance solennelle du 12 mai 1861, dans vos Annales du l^^^ semestre 1861 qui vont vousélre livrées.

Qu'il me suffise de vous signaler sommairement les résultats matériels de ce premier eomictt.

La Société dont les ressources financières avaient été dans cette occasion notablement augmentées par le produit des cotisatiens des membres du nouveau comice et des souscriptions volontaires et généreuses de quelques hommes de bien, a pu {distribuer au sein de ce comice et ù la suite du concours agricole qui y fut annexé;

5 Médailles d'or d'une valeur de 100 francs.

8 Médailles de vermeil.

31 Médailles d'argent.

31 Médailles de bronze.

Et une valeur d'environ 600 francs soit en primes d'argent, soit en ouvrages d'agriculture, soit en diplômes en dehors de la valeur déjà élevée des médailles dont je viens d'indiquer le nombre.

La Société et le comice ont dû également faire face aux dépenses assez élevées occasionnées par l'installation du concours de Rive-de-Gier et par toutes les charges qui s'y rattachaient.

Toutefois, Messieurs, elle n a point le regret d'avoir accompli une œuvre stérile, car tout permet d'espérer que l'institution des comices et des concours cantonaux rendra d'utiles services à l'agriculture et sera partout accueillie avec faveur. 11 serait injuste. Messieurs, de ne pas constater ici la part si large qui revient à M. Mnqucrier, e président si dévoué de notre section d'agriculture, dans l'exécution d'une pensée si utile, lia reçu ailleurs et de bouches plus autorisées, l'expression publique d'éloges bien mérités, et vousétcs heureux, Messieurs, Je les ratifier ici, je n'en doute pas.

11 fallait avoir quelque foi dans la bonté d'un principe qui presque partout ailleurs donne les plus heureux résultats pour ouvrir un concours agricole à Rive-de-Gier, la ville industrielle entre toutes.

Cependant malgré le temps le plus défavorable on pouvait y compter :

Près de 120 animaux de l'espèce bovine.

20 animaux de Fespëce ovine.

. 40 lots d'animaux de basse-cour.

15 chevaux.

Et plus de 20 machines ou appareils agricoles.

Si J'insiste sur les faits relatifs à 1 institution des comices agricoles cantonaux, c'est que, Messieurs, je considère la réalisation de ce projet et la poursuite de cette œuvre comme Tune des choses les plus utiles que notre Société ait accomplies en 1861.

Je me plais à penser qu'il me sera donné de rappeler votre attention sur ce sujet en 1 862 et de constater de nouveaux succès et de nouvelles améliorations à Foccasion du prochain comice et du concours agricole qui auront lieu à Bourg-Argental en 1862, conformément à votre décision.

En ce qui concerne les travaux écrits qui se sont produits dans la section d'agriculture, je rappellerai les notes intéressantes de M. Tiblier-Verne sur le trayage des vaches, sur l'Influence des phases IwMires sur la coupe des bois et une note familière ayant pour tilre aux riches.

M. Gruet vous a donné communication de quelques observations sur la faUificatUm du lait et sur la taxe de la viande de boucherie.

Enfin M. Jacod, Tun de nos nouveaux collègues, vous a fait connaître dans une note écrite les moyens d'amélioratiim qu'il a appliqués à sa propriété et les procédés de culture qui paraissent ]u| avoir donné des résultats si heureux qu'ils se traduiraient par un merveilleux abaissement dans le prix de revient des récoltes eo céréales.

11 est une autre œuvre que vous poursuivez avec un zèle louable et dont les résultats quoique moins sensibles doivent avoir une portée non moins sérieuse; je veux parler de la publication de votre Bulletin agricole.

Cette entreprise touche bientôt à sa troisième année d'existence el la collection des bulletins publiés jusqu'ici ne contient pas moins de 100 articles variés sur les plus intéressantes questions d'agriculture, d'horticulture, d'économie rurale et domestique, el d'hygiène.

Chargé plus particuUèremenl de la n^daction et de la composiiioa de ce Bulletin, je me suis ronslamment appliqué à lui donner tout rintérét i)OSâible par un chuix réfliiclii des meilleurs travaux et des plus utiles renseignemenls puisés dans les publications agricoles françaises et étrangères.

Le Bulletin wjricolc ne laisse» pas que de constituer une charge asseï lourde pour le budget de notre Société, mais tout porte à croire que ce sacrifice est compensé par le bien que produit cette œuvre et par Tinfluence que la Société doit en acquérir.

Ainsi que j'ai eu Thonncur de vous le faire connaître, le système d'enseignement et de propagande agricole que votre Société a adopté et appliqué dans ce département a été très favorablement apprécié par le congrès des délégués de« Sociétés savantes, auquel je l'ai exposé, au mois d'avril dernier, et votre exemple n'aura pas manqué de provoquer l'adoption du même système par d'autres Sociétés de province. Vous trouverez donc dans ces considérations un motif sufffsant de poursuivre cette tâche et d'en perfectionner les détails.

Votre section d'agriculture s'est aussi préoccupée de l'adoption de quelques mesures d'intérêt général et elle vous a saisi de deux vœux que vous avez approuvés et qui ont été transmis au conseil général dans sa session d'août. Le premier relatif à l'enseignement agricole dans l(^ écoles primaires a été pris en considération par le conseil général, le second relatif à l'adoption de la vente des céréales au poids au lieu de la mesure, a été écarté par cette même assemblée, comme pouvant porter atteinte à la liberté des transactions commerciales.

Voire section a également provoqué des dispositions répressives en faveur de la conservation des oiseaux reconnue si utile, si importante, en face de la désastreuse invasion des chenilles et des insectes nuisibles à l'agriculture en 1 86 1 .

Cette même secliou s'est encore occupée de la création de dépôts d'étalons de l'espèce bovine, dans l'arrondissement de Saint- Etienne, particulièrement en vue d'appliquer consciencieusement à ce but l'allocation ministérielle qui lui a été accordée en 1861, pour cet objet spécial.

Des négociations sont entamées avec quelques communes pour arriver à l'établissement de ces dépôts. Mais vous n'ignorez pas

Messieurs, que les ressources mises à la disposition de notre Sociélé au profit de cette institution seraient bien insuffisantes si voire section d'agriculture ne devait rechercher une combinaison dans laquelle les frais élevés d'acquisition et d'entretien des >éta- Ions soient équilablement et utilement répartis entre la Société et les communes qui devront bénéficier de la création du dépôt d'étalons.

Des démarches sont fixités depuis quelques mois dans ce but, des propositions ont été échangées et il y a lieu d'espérer que ce projet recevra bientôt la solution que votre Société se propose de lui donner.

Je ne dois pas omettre de vous signaler encore en ce qui touche l'apiculture, les bons rapports qui se sont récemment établis entre notre Société et le comice agricole deSaint-Genesl-Malifaux, dont rhonorable et actif président fait aujourd'hui partie de notre Société.

Cette nouvelle circonstance témoigne de la saine appréciation que Ton a \ni faire des efforts que notre Société a constamment tentés pour grouper tous les hommes dévoués au bien public et pour prêter le plus fraternel concours à toutes les associations qui tendent au même but d'utiUté.

Votre honorable Président a bien voulu représenter notre Soriété à la réunion du comice agricole qui a eu lieu au mois d'août dernier à Saint-Geneat-Malifaux, sous la présidence de son fondateur M. le baron Louis de Saint-Genest et il vous a rendu compte des résultats vraiment intéressants de cette solennité agricole.

Vos Annales conserveront ce souvenir des travaux d'une institution qui se rattache à votre Société, par la communauté du but et par son fondateur.

Je voudrais vous signaler des travaux et des efforts non moins actifs dans la section d'industrie, que vous aves reconstituée en 1861. Mais il ne s'en est produit que peu dans cette section.

Toutefois, les réunions n'ont pas été dépourvues d'intérêt et de fréquentes communications lui ont été faites par ses membres, touchant les importantes questions qui s'agitent dans le donjaine de la science appliquée à l'industrie.

La composition et la formation de l'acier, le rôle et l'action de

certaiDs agents chimiques dans la cémentation ont donné lieu à de nombreuses discussions et à une série de communications dont la plupart des membres de cette section ont d'autant plus apprécié l'intérêt et l'opportunité qu'ils appartiennent à des industries qui reposent sur l'emploi du fer et de l'acier.

Les nombreuses et merveilleuses découvertes que la chimie fait depuis quelques années et qu'elle a fait encore en 1 86 1 , dans Tapplication de produits de la hooille à la teinture des étoffes, ont également donné lieu à d'intéressantes communications de la part de M. Rousse.

M. Rousse veut bien en analysant les publications scientifiques les plus autorisées, remplbr de la façon la plus utile les fonctions de sécrétant de cette section.

La section d'industrie a reçu avec un vif intérêt les explications qui lui ont été données par M. Jalabert sur la composition du musée d'armes que l'Empereur a acheté du prince Soltikoff.

M. Jalabert, vous le savez Messieurs, est compétent dans l'appréciation de telles collections; il a vu beaucoup, les détails les plus minutieux ne lui échappent pas et nous voudrions qu'il nous communiquât souvent les notes si intéressantes qu'il a l'occasion de recueillir dans une spécialité qui lui est si familière.

La section des sciences à reçu communication d'un mémoire dû à la plume éruditeet élégante de l'un de ses nouveaux membred, M. Roulet, proviseur du lycée.

Cette étude qui a pour titre, De l*état des connaissances relatives à l'électricité chez les anciens peuples d'Italie, est pleine de recherches d'une érudition sérieuse qui, réunies et discutées avec talent, établissent d'une façon très claire:

lo Que les phénomènes électriques ont de bonne heure appelé Tattention des anciens ;

2© One le premier de leurs dieux, Jupiter, n'est que la personnification de ces phénomènes.

3» Que dès les temps les plus reculés on chercha les moyens d'attirer la foudre;

4*» Qu'il se forma sur ce sujet une science secrète concentrée dans le sacerdoce et en particulier chez les Haruspices Etrusques*

5o Ouecelte science avait reconnu Tidenlité de la foudre avec les phéoomèces lumineux qui se manifestent sur la chevelure, sur certains végétaux desséchés ou en putréfaction, et enfin ses rapports avec les propriétés électriques des poissons que nous avons appelés de nos jours poissons électriques ;

6® Enfin, que cette science avait ses procédés pour soutirer l'èlectricilé répandue dans Tatmosphôre, pour la recueillir et la conduire dans la terre.

Vous reconnaitrez avec moi, Messieurs, Tintérét de tels travaux. Ils apportent dans les sciences physiques et naturelles cette autre science patiente, délicate, habile, qui est toujours l'archéologie, mais qui ne s'attache plus à des ruines plus ou moins visibles de pierres ou de métal pour avoir le secret du passé de notre histoire, mais à des textes épars, à des indices isolés pour reconstituer l'histoire ou la légende reculée d'une grande science moderme.

Nousne pouvons que constater, comme les années précédentes, que la section des sciences est toujours l'une des mieux partagées au point de vue de Tintérét de ses réunions et des travaux qu'elle produit.

M. Durieu, Tun de ses membres, lui a fourni un utile travail sur les vipères du département, répondant ainsi à la demande de renseignements adressés à la Société par la Société impériale d'acclimatation de Paris.

M. le docteur Maurice s'est constamment acquitté avec un remarquable zélé de la tâche qu'il s'est imposée depuis longtemps en rendant compte des publications scientifiques qui intéressent sa section, et M. Michalowski a souvent trouvé dans la revue des Deux-Mondes le sujet d'excellents résumés et de piquantes discuâsions.

La section des lettres n'a pris cette année qu'une part assez restreinte dans le mouvement de notre Société.

Toutefois, quelques morceaux de poésies qui ont bien leur inériteontété lus dans les quelques réunions de cette section, et nous avons eu l'occasion d'applaudir à la facilité gracieuse que MM. Rossand et Barban savent mettre dans leurs fantaisies poétiques.

Enlin, M, Testenoire-Lafayette a bien voulu examiner et ana-

lyser dans un excellent rapport, un mén)oire adressé à toutes les sociétés savantes par M. de Saint-Joanny, dans le but de provoquer leur adhésion à un ])rojel de centralisation des archives notariales qu'il prétend devoir être du plus grand intérêt pour la facilité des recherches historiques.

M. Testenoire-Lafayelte, ancien notaire de notre ville, et longtemps président de la chambre de cette compagnie, était mieux que personne eu mesure de porter ,un jugemeut sérieux sur la proposition de M. de Saint-Joanny.

Aussi a-t-il fait nettement ressortir les inconvénients de plu sieurs des proposiiions de M. <ie Saint-Joanny, en faisant la part des bonnes idées contenues en germe dans ce mémoire.

Je crois avoir résumé, Messieurs, les principaux actes de notre vie académique en 1861 et la situation qui vous est présentée dans ce compte-rendu n'a rien d'anormal à quelque point de vue qu'on l'envisage.

Sans doute, l'on peut faire encore des vœux pour qu3 le goût des choses de l'esprit, de la science et de l'art pénétre plus profondément et plus généralement, le milieu dans lequel nous sommes placés, et pour que surtout, il soit fait une part plus large à ces nobles études dans les loisirs dont chacun de nous dispose un peu.

Mais nous avons quelques raisons d'espérer que la bonne et puissante action du temps et que des circonstances de plus en ])lus favorables, donneront à ces vœux une réalisation non éloignée.

I^ réunion du congrès scienlitique de France à Saint-Etienne, au mois de septembre 1862, réunion dont votre Société a bien voulu la première patroner et favoriser le projet, sera, j'en suis certain. Messieurs, Tune de ces circonstances favorables dont je me plaidais à tenir compte plus haut.

Aussi, mf suis je félicité vivement avec vous d'avoir eu l'honneur de solliciter et d'obtenir pour Saint-Etienne, cette importante réunion, alors que d'autres villes, plus avancées dans le mouvement académique, en réclamaient l'avantage, et je me félicite encore du sympathique accueil et des bienveillants concours qui sont acquis ici à cette œuvre de progrès.

Ces dispositions si favorables permettent de concevoir les meilleures espérances pour son succès. Gela est d'autant plus désirable et d'autant plus beureux, que nous sommes tous persuadés, Messieurs, que cette solennité académique laissera dans notre région une trace féconde et durable, en imprimant à tous les travaux intellectuels et aux efforts de toutes les associations de la région qui s'y vouent, une impulsion sérieuse et énergique.

UlIlT'iTtBRIlI , mr. bfe M** V* TlioLIER IT C*.

COHPTe-RENDU DE L INAUGURATION

DU

Page 1