‹ Annales statistiques des États-UnisChapitre 66 sur 130 · DE LA DIRECTION DES POSTES · texte numérisé non relu

DE LA DIRECTION DES POSTES

Des iadividus blancs et libres peuvent seuis être employés comme postillons ou conducteurs des malles. Toute personne qui empêcherait ou retarderait le passage de la malle est sujette à une amende de loo dolkiiî^.

Les maîtres de postes , et toutes autres personnes employées dans ce département, qui auraient reçu un port illégal, sont soumis à une amende de I oo dollars pour chaque transgression pareille : en même temps ils sont déclarés incapables d'occuper une place aux Etats-Unis.

Toute personne employée dans le département des postes, et qui se permettrait d'arrêter les lettres 5 de les ouvrir , de les falsifier ou de les détruire , est sujette à de fortes peines pécuniaires et à une détention dans une maison de travail forcé. Celui qui volerait une malle est condamné pour la première fois à une peine qui ne peut excéder dix ans d'emprisonnement ; en cas d€ récidive, il est condamné à mort. Si lors de son premier attentat le porteur de la malle est blessé, il est également condamné à mort. Tout individu qui ouvrirait des lettres ou paquets, dans l'intention de violer le secret des correspondances, d'enlever ou de détruire des lettres, est soumis à une amende de 5oo dollars.

Le président des États-Unis, le vice-président,

356 DE LA DIUECTIO^^ DES POSTES, les membres de la chambre des représeiitanls et du sénat , les délégués à la chambre des représentants, le seérëtâire du sénat et le clerc de cette chambre ont le privilège de pouvoir affranchir eux-mêmes leurs lettres^ pourvu quelles ne dépassent point le poids de deux onces. Les secrétaires d'état du trésor de la guerre et de la marine, ainsi que iilusieurs autres employés supérieurs dans I^ civil et dans le militaire, jouissent dpHttiê*^ôj)riTilége.

Tôiit' éditeur de journal peut envoyer un exemplaire à chaque éditeur de journaux dans les Etats- Unis, franc de port.

Les journaux transportés par la malle doivent ctre sous couvert, ouverts d'un bout. Tout employé d^ postés qtii ouvrirait, enlèverait ou détruirait tin journal adressé à quelqu'un , est condamnable à 5o dollars d'amende j le même délit commis par tout autre individu entraîne une amende de vingt dollars. Celui qui volerait un paquet contenant des journaux , Soit dans un bureau de^ postes, soit chez la personne qui en est chargée, est condamnable à trois mois de prison, à travail forcé.

' Dans tout lieu o^^^cies iDurcaux de poste sont établis, le ma^îtrê général des postes peut autori- BW Fcraplof de pteèlri^'iîè lettres 3 ceux - ci re-

DE LA DIRECTION DES î»OSTES. 237 folvent pour chaque lettre qu'ils portent, deux cents. Néanmoins tout indiyidu peut s'il le préfère chercher ses lettres au bureau même, alors il ne paie qu'un cewi par. JleUrçi a^, maître de

Le maître général des postes doit annuellement annoncer au congrès quelles sont les routes qui. ayant deux ans de date, ne produisei^^.p^gintj^uii tiers des frais de transport delà malle, j^gf) ginan

Les ports de lettres ont été fixésde la j»ani^^ suivante, par un acte du çojigrès du lô^^wil-i

Pour toute lettre formée d'une seule ft^îHë de papîfeç et transportée à trente milles de dislance.; 0 cents, La même transportée de 5pà ^oniill;^^ iq. ^

idem, d^.^.§^.f^>i50f3^1esoiafjîya ^'^1

idem, 4e, i5oà ioo]|]i))i^|i^;i/3

idem. au-delà de 4^0 jp^ilZes içS URiun'f

Toute lettre doid^le , double ces prix/ toute lettre triple les triple , et ainsi de suite. 1 ^'^^'^^^ Voici le prix de poft des joui*naux. "^ ? rrnar

Chaque journal transporté non au-delà

de 100 milles 1 cent,

idem. ^Wfinmsbnâu taà. ? "f/a doBÈ^

Les pamphlets et ouvrages périodi,que^,-§ont calculés selon le nombre de leurs feiiillesij chaque fetiille paie un cent de pqrt, envoyée à 5 -a milles

258 DE LA DIPiECTION DES POSTES, de distance , un et demi pour cent milles de distance , et deux pour toute distance plus grande.

En i8i4j les ports établis en 1810 furent augmentés de cinquante pour cent. Cette augmentation n a duijé que deux ans.

L'augmentation continuelle du nombre et de rétendue des routes de pbste dans les États-Unis, prouve la marcliô prQgi*essive de notre pairie. En outre de rutilité de* cet établissement pour les particuKers, la prosp'érité commerciale des nations est due en partie À la sûreté et à la bonne organisation des postes. Sous ce rapport, nos progrès ont égalé ceux des nations européennes, et, à l'époque actuelle, des routes bien entretenues coupent toui le territoire des États-Unis. Quoique nou^né possédions point beaucoup de routes égales à celles qui existent en Angleterre et en France, nos routes sont plus sûres, plus commodes que celles des autres nations du vieux continent.- En 1750, les routes éttiient encore dans une triste situation , même daiis la Grande- Bretagne et en France j ce n'est que dépuis peu d'ann'ée^ que ces pays ont facilité les communications intérieures. En 1795, dix-sept jours étaient employés à se rei^dre de Londres à Edimbourg lians la voiture publique 3 la distance qui sépare Cyesdeux Villes est à'^environ 400 milles. Eu i 794»

DE LA DIRECTION DES POSTES. 25g on put déjà aller de New- York à BuiFaloe, sur le lac d'Erie, faisant une distance de 475 milles, en cent heures, dont vingt de repos. Notre malle est transportée avec une rapidité étonnante même à travers des pays enc^iie habités par, des sauvages. Nos voitures franchissent en moins de temps Tespace qui sépare des grandes villes , dont remplacement était il y a vingt-cinq années le théâtre de la vie sauvage , que ne font les voitures publiques dans les pays les plus anciennement civilisés de l'Europe. De Philadelphie à Pitlsbourg, en franchissant les montagnes qui traversent l'état de Pennsylvanie, il y a 3io milles qu'on parcourt en cinq jours et demi, en donnant toutes les nuits au repos. Des auberges existent tout le long de la route. Depuis l'établissement des bateaux à vapeur, la communication entre les divers points du territoire a été facilitée de beaucoup. Cette belle invention est particulièrement adaptée aux grandes rivières qui parcourent notre patrie. De Philadelphie à Québec, dans le Bas-Canada, la distance est de 700 milles , qu'on parcourt en sept jours en toute sécurité, sans fatigue, et jouissant de toutes les commodités qu'on peut désirer. Ce voyage pourra encore être fait en moins de temps. La distance qui sépare d'autres points est franclûe .avec la mêïiie célérité , sûreté et com-

24o DE LA DIRECTION DES POSTES.

modilé. Cependant aucune communication n'a été facilitée autant que celle entre la Nouvelle* Orléans et la ville de Pittsbourg dans la Pennsylvanie.

En 1812, la voiture publique en France parcourait en six jours la distance de 590 milles , qui sépare Paris de Genève ; celle de Paris à Bàle , faisant 56g milles en six jours également, et celle de 565 milles entre Paris et Strasbourg en cinq jours.

En 1795, M. Palmer , dans sa lettre à M. Pllt^ sur la réforme de la direction générale des postes dans la Grande-Bretagne, déclara que la poste au lieu d'être le moyen de transport le plus rapide était le plus lent. Il proposa en conséquence de transporter la malle par les voitures publiques, et son plan fut adopté au grand profit de la nation. En 181 5, rétendue des routes de poste dans les Etats-Unis était de 40,000 milles. Il existe une grande route, qui commence à Robbinstown , à l'extrémité nord -est de la côte de la mer, et qui s'étend jusqu'à Sainte-Mary, à l'extrémité sudest des Etats-Unis ; cette route est de 1,668 milles. Une autre grande route conduit du siège du gouvernement jusqu'à la Nouvelle- Orléans j elle est de 1,255 milles. Des routes traversières existent sur tous les points et conduisent aux capitales de

D'E LA DIIlEGTiON DES POSTES, 241

chaque état, et jusqu aux viiîes et villages de j£l

moindre importance.^ '^

La malle est transportée par des contrats faits

par le maître général des po tes. L'étendue to-

taie aes routes est divisée ,en (juatre^çenis con- ' trafts. La mMIe va tous u^'i lours pntre les grandes ' vîllés'ef lés cités conihiercan tes ï des Etats-Unis;

deux TOis par semame entre les capitales a^sdivers ^ états (|Ui ne sont point des places commerçantes,

et une fois par semaine entr^Jo^^ les autres en-

droits. La distance parcourue ix^bituei.eraent par

M'^riiâlle est de Ao milles par jour siirjes routes

,v,„,.-..,j - v.i:^,,.-'?-^-^: •?■■%-:- ':p?r?Y/3^* ^^rt^-

tràversières^ et de 60 à 130 milles en vingt- quatre

Heures sur les routes entre les grandes y iHe.^ commerçantes. Entre Pliiladdpbie, Nf^w-York^ Baltimore et Washington, la rapidité e6t plus i^rMude encore; la, malle parcourt enlr^ ces viile^ sept milles pan heure. , . .-. . ;r| ^^^it ^ *

En i8|i.,^l |a jgg^^j^ parcouru sur toutes les routes im total de 5& 5a2,652 milles.

Lorsque l'établisém en t des postes fut créé, le congrès n'eut en vue que l'utilité du peuple et du gouvernenîeirtUjLe revenu des postes ne figurait point sur lemtlwms^^èt mojens de la nation, et le surplus était ampiojé- à étendre les routes. , Plusieurs routes /Cmt été Cjûnservf.es 'quoique le I. ^16

a42 DE LA DIRECTION DJjilS POSTES.

port des lettres transportées par la malle ne remboursât point les frais de transport.

Le tableau ci-joint fait connaître l'accroissement extraordinaire des routes de postes et des revenus de cet établissement si éminemment utile.

(Après la pag. 242. }

T A B LE AU généils-Unis.

ION DtS POSTES, irtccs par la malle ne remde transport.

fait connaître l'accroissees routes de postes et des Tient si cminemraent utile.

TA BLE AU général de l'établis

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