III. Pièce de cuivre
Le cent y valant la centième partie d'un dollar, contient onze deniers de poids de cuivre.
Le demi - cent y valant la deux centième partie d'un dollar, contient cinq deniers et demi de poids de cuivre.
Ces diverses dénominations ont été adoptées par le congrès , le G juillet 1 786.
Les pièces portent pour devise, d'un côté l'emblème de la liberté, avec l'inscription du mot « Liberté, » et l'aimée où elles ont été frappées ; sur le revers des pièces d'or et d'argent, est un aigle avec 1 insci iplion « Etats-Unis d'Amérique \ >y sur le revers de la monnaie de cuivre, se trouve une inscription marquant la dénomination de lit pièce,
La valeur proportionnelle de l'or et de l'a:-
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geiit dans toutes les pièces , qui ont cours aux États-Unis, est comme quinze à un (i) , c'est-à-dire que tout poids de quinze livres d'argent pur équivaut en valeur à une livre d'or pur (2).
L'aloi des pièces d'or des Etats-Unis , est de onze parts de fin à une part d'aloi : l'aloi est composé d'argent et de cuivre , l'argent n'en dépasse point la moitié.
L'addition de l'argent à l'aloi , pour les pièces d'or, fut pour la monnaie une cause de dépenses considérables , sans produire aucun avantage ^ dans la pratique on n'a employé que la moindre partie d'argent possible, et seulement pour exécuter la lettre de l'acte.
L'aloi de toutes les pièces d'argent est de i,485 parts d'argent fin à 1 79 parts d'aloi ; l'aloi est entièrement de cuivre.
Toute personne peut porter à la monnaie des lingots d'or et d'argent pour les faire monnayer 3 dans le commencement on ne payait point les frais occussionnés par l'essai et le monnayage ^ mais comme ces frais , s'élevèrent bientôt à des sommes considérables, la monnaie a été autorisée
(1) En Espagne la proportion entre Tor et l'argent est de 16 à «n. P^oy. ToRREs, sur le commerce de l'Ame'rique Espagnole.
(2) Vingt-sept grains d'or d'aloi des États-Unis , contenant 24 I grains d'or pur^ sont égaux en valeur a un dollar.
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par un acle de 1 796 à percevoir un dédommagement pour ces services..
Des essais des pièces d'or et d'argent sorties de la monnaie doivent être faits annuellement , en présence du juge du district de Pennsylvanie , du procureur général de ce district et du commissaire des emprunts ou du collecteur du port de Philadelphie. S'il est constaté qu'une infériorité plus grande que la cent quarante-quatrième part du poids et de l'aloi fixés, existe dans ces pièces, un rapport en est fait au président, et les employés de la monnaie sont déclarés inhabiles à conserver leurs places.
Les valeurs en argent sont exprimées aux Etats- Unis en dollars ou unités j dîmes ou dixièmes ; cents ou centièmes , et mille ou millièmes ; le dime est le dixième, le cent un centième et le mille un millième d'un dollar. La division décimale de l'argent est à la fois la plus simple et la plus facile , et comme telle a été adoptée aux Etats-Unis.
En 1792 , toutes les pièces de cuivre, excepté celles des États - Unis, furent prohibées comme argent courant, six mois après que la valeur de cinquante mille dollars en pièxes de cuivre de la monnaie auraient été versées dans la trésorerie. En i79i il fut ordonné que les cents con-
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tiendraient 208 grains de cuivre, el les demicents îa moitié.
Toutes les pièces étrangères d'or et d'argent, excepté les dollars d'Espagne et leurs sousdivisions , furent prohibées comme paiement légal, à l'expiration des trois ans après le commencement des opérations de la monnaie. Il fut ordomié que les pièces, reçues en paiement pour les États-Unis, seraient refondues avant de pouvoir entrer en circulation.
En 1795, le président fut autorisé à réduire le poids des pièces de cuivre , pourvu que la réduction ne dépassât point deux deniers de poids dans chaque cent.
Le trésorier de la monnaie fut autorisé à retenir deux cents "^^Y once de tout dépôt de lingots d'argent, et le double sur les lingots d'or au-dessous de l'aloi des Etats-Unis et remis à la monnaie pour être épurés et monnayés. En 1 800, il fut ordonné qu'une somme équivalente aux frais de ces opérations serait payée par les propriétaires.
En 1806, les pièces étrangères d'or et d'argent furent déclarées recevables en paiement et en cours légal, pendant trois ans, et au taux fixé par l'acte du 9 février 1795. Ces pièces devaient être essayées une fois au moins par an, et le secrétaire
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de la trésorerie est tenu de soumettre au congrès
les résultats de ces essais.
En 1809 ■, Facte du 10 avril 1806 expira. Ses disposirioïîs ^^taient fondées sur la supposition que ^7 T §^- '<^'^'or d'aloi espagnol, contenaient 24 ^ gr. xi'or pur et étaicnl égaux en valeur à 27 grains d'or d'aloi des États-Unis. Les essais dans la monnaie prouvèrent que la pu -été de la finesse de l'or espagnol était variable selon la date des pièces, et que celles de 1806 étaient de quatre pour cent au-dessous de la valeur des pièces d'or des États- Unis. Les essais, faits antérieurement à 181 5, autorisèrent l'cvalualion des pièces d'or d'Espagne, au taux moyen de 28 7V0 grelins pour un dollar, ce qui fait près de quatre pour cent ( 5 —/- ) audessous de la valeur de nos pièces d'or.
En 1 81 o 5 la chambre des représentants nomma un comité pour examiner l'affaire des monnaies étrangères; dans son rapport du 27 décembre, le comité déclara qu'il convenait « que les pièces d'or étranger fussent considérées comme argent courant et de paiement légal , » à cette condition que ces pièces ne fussent point reçues à un taux au-dessus de leur valeur intrinsèque.
Ce ne fut^qii'en 1816, qti'uh acte fut passé sur cet objet. Il portait que pendant trois ans et sans prolongation ultérieure , les pièces d'or et d'ar-
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gent au coin des états ci-dessus, seraient reçues en paiement légal, aux taux suivants : les pièces d'or de la Grande-Bretagne et du Portugal, au taux de loo cents pour chaque 27 grains ; les pièces d'or de France, au taux de joo cents pour chaque 27 7 grains; les pièces d'or d'Espagne au taux de 100 cents pour chaque 28 f grains. Les écus de France au taux de 117 7I cents par once , ou 1 1 o cents pour chaque écu ; les pièces de 5 francs, au taux de 1 16 cents par once, ou de 95 cents et 5 mille pour chaque pièce de 5 francs. Ces pièces devaient subir un essai annuel à la monnaie, qui était chargée d'en faire un rapport au congrès.
Les pièces d'or des Etats-Unis sont de vingtdeux carats fins, c'est-à-dire que chaque vingtquatrième partie de leur poids en contient vingt-deux d'or pur. Les pièces d'or de la Grande- Bretagne et du Portugal sont du même aloi que celles des États-Unis Plusieurs des principales monnaies d'or de l'Allemagne , de la Hollande , de la Suède, du Danemarck, de la Pologne et de l'Italie sont plus fines que celles des États-Unis, depuis un carat et quart, à un carat et sept huitièmes; ces dernières sont rarement vues aux États-Unis.
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Les essais faits par la monnaie ont donné les résultats suivants :
I" Les pièces d'or de la Grande-Bretagne et du Portugal sont toutes de la même qualité , et celle-ci est égale à celle de l'or frappe au coin des Etats-Unis. Ainsi leur valeur intrinsèque est au taux de i oo cents pour vingt-sept grains.
2« Les pièces d'or de France, et principalement celles émises depuis l'an 1806, sont également d'une qualité uniforme, leur valeur intrinsèque étant au taux de 1 00 cents pour 27 -f— grains,
5° Les pièces d'or d'Espagne sont un peu variables dans leur qualité , leur valeur moyenne intrinsèque étant au taux de 100 cents pour ^8 Trrr grains.
4^ L'écu de France, supposé du poids de 18 deniers de poids et 17 grains, est de 1 10 cents et ^If^- parties d'un cent.
5° La valeur intrinsèque du dollar espagnol , non compris ceux émis antérieurement à 1806, et supposée du poids entier de 1 7 deniers de poids et 7 grains, est de 100 cents et -^^VV parties d'un cent.
Les Etats - Unis ne retirent aucun profit sur le monnayage, excepté le bénéfice produit par les pièces de cuivre, lequel, depuis rétablissement de