‹ Annales statistiques des États-UnisChapitre 94 sur 130 · DE, LA MONNAIE. ■ S · texte numérisé non relu

DE, LA MONNAIE. ■ S

ia monnaie jusqu'au 5i décembre 181 7, s'est élevé à 52,824 dollars et 4^ cents.

D'après la moyenne de dix ans, de 1802 à i8n, ces deux y comprises, il a été frappé annuellement à la monnaie

Des pièces d'or, pour SSo^iigdoli.

Des pièces d'argent , pour ^lo^o.'jS

Des pièces de cuivre, pour i4jOi i

Ainsi, d'après la moyenne susdite, les pièces de toute dénomination, frappées annuellement, se sont élevées à 764,408 dollars.

D'après la même moyenne, les dépenses annuelles de la monnaie, se sont montées à i8,o5o dollars.

Pour les métaux notre monnaie dépend des pays étrangers. Jusqu'ici nous n'avons trouvé que peu d'or (i) , et, autant que je sache, point d'ar-

ïi) On a découvert de l'or dans les fleuves du comté de Cabarrus. Dans la Caroline septentrionale , on en trouva une seule pièce pesant vingt-huit livres j après avoir été fondue à la monnaie, elle pesait vingt-cinq livres de aS carats. Les efforts pour la recherche de l'or ne furent point assez suivis pour causer la misère qui toujours se fait remarquer chez les populations où ces recherches forment l'occupation principale des habitants. La perte éprouvé» par quelques habitants de la Caroline septentrionale suffit pour leur prouver que la prospérité est plus facile à acquérir par l'agriculture et j)ar l'industrie. Mawe dans son voyage en Brésil , et particulièrement dans les districts à mines d'or et de diamants, fait un tableau fort intéressant de \^ misère et du malhçur du peuple d« ces districts.

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gent dans les Etats-Unis. Nos mines de plomb contiennent trop peu d'argent pour compenser les frais d'extraction.

Le cuivre nous a été fourni par la Grande- Bretagne : il a été importé en plaques rondes, sans devise, et qui reçoivent leurs marques dislinclives à la monnaie. Dorénavant les plaques seront préparées aux Etats- Unis, et augmenteront le bénéfice sur cette espèce de monnaie.

Plusieurs tentatives ont été faites pour évaluer le montant du numéraire des différents pays. Nous ne prétendons nullement résoudre cette question pour les Etats-Unis ; il serait trop difficile d'approcher de la vérité. Nos lois n'ordonnent point que l'or ou l'argent importé passent la douane , et il n'est fait aucun rapport sur les espèces ou les métaux exportés. Les quantités annuellement consommées pour ornements et ustensiles domestiques , quoiqu'elles doivent être considérables, ne sont pas même connues par approximation. Tout ce que nous pouvons assurer c'est que le numéraire sorti de notre monnaie n'a point été suffisant pour les besoins ordinaires de notre échange de l'intérieur.

Antérieurement à 1770, lord Sheffield évaluait le numéraire en circulation dans les colonies américaines à 9,600,900 dollars environ; eu 1774,

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Blodget esllmalt l'argenl ayant cours uans les Etats- Unis, à 4)000,ooo dollars; en 1791, à 16,000,000 dollars, et en 1804, à 17,600,000 dollars. Coxeen 1791 , évaluait le iiuiiiérairc des Etats-Unis à 7,000,000 dollars. ()uojqaeces écrivains aient cherché à connaître tous les faits touchant ce sujet, leurs efforts nous prouvent seulement combien il est difficile d'approcher de la vérité; un d'eux évaluait, en 1791 , notre numéraire presque au double de la somme à laquelle il était estimé par l'autre. L'évaluation de lord Sheffield paraît une autre contradiction qui doit nous étonner, surtout si nous prenons en considération l'augmentation de nos exportations. Nous devons croire que les rentrées du numéraire ont du être en quelque degré, à raison de la marche de cette branche de notre commerce.

En 1799, Rose estima la monnaie en circulation dans l'empire britannique à 44)000,ooo liv. st. Lors de l'avènement au trône de George III , Colqhounn évalua l'or en circulation à 26,000,000 liv. sterl. , et en 181 2, il supposa que le montant des pièces d'or et d'argent de la monnaie, qui se trouvaient entre les mains des banquier! de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, et en circulation dans le public, s'élevaient à i5,ooo,ooa livres sterling.

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Le célèbre voyageur, M. Hiimboldt établît que le produit annuel des mines espagnoles de la Nouvelle-Espagne, du Pérou, du Chili, de Buenos- Ayres et de la Nouvelle-Grenade, était de 40,600 marcs espagnols d'or pur, et de 3,206,700 marcs espagnols d'argent pur, faisant ensemble 56,065,272 dollars. Ses calculs étaient basés sur le montant des droits du trésor royal, et sont par conséquent de beaucoup au-dessous de la vérité.

A ce produit annuel, M. Huinboldt ajoute 5,000,000 de dollars pour la contrebande, et un peu moins de 4,5oo,ooo dollars pour For du Brésil. 11 évaluait le total de l'or et de l'argent fourni annuellement par l'Amérique , à 45,5oo,ooo dollars. L'or dans ce calcul, est à l'argent dans la proportion d'un à quarante-six. Il établit que l'or et l'argent fournis par l'Amérique, de l'année 1492 à i8o5, s'élèvent à 5,706,700,000 dollars ; de ce montant il suppose que 5,445)OOOîOOO dollars ont été portés en Europe, ce qui donne une moyenne annuelle de dix-sept millions et demi par an.

DE L'ÉTABLISSEMENT MILITAIRE. Sîi

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