DATES
TOTAL
y compris
des
les officiers
et les
rapports.
soldats.
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Section vu.
Des pensions militaires.
En 1785, le congrès recommanda aux divers états , de faire des fonds pour les officiers, les soldats et les marins , blessés au service de Etats- Unis.
En 1 78g , il fut ordonné que les pensions militaires accordées et payées par les Etats, en vertu de l'acte du congrès, à des invalides blessés ou estropiés pendant la guerre de la révolution, seraient payées par la trésorerie des États-Unis, pour une année et d'après les règles que le président établirait. Les paie mens annuels des pensions furent continués par des actes passés en 1790, 1791 et 1792.
En 1792, les droits aux pensions d'invalides, furent fixés. Tout officier commissionné, qui n'avait point reçu sa demi-paie , et tout officier non commissionné , soldat ou marin, estropié dans le service des Etats-Unis pendant la guerre de la révolution, par des blessures, ou par ^'autres causes connues , était placé de droit sur la liste des pensionnaires des États-Unis, soit pendant sa vie,
544 I>E L^ETABLISSEMENÏ MILITAIRE.
soit pour la durée de l'incapacité de travail. Il leur fut accordé également des arrérages pour celte incapacité, qui cependant ne pouvaient dépasser le montant de la pension annuelle, et qui étaient fixés par la cour du district où ils résidaient.
En I 796 , il fut déclaré que tout officier et soldat de la milice ou des corps de volontaires , qui avait été blessé ou estropié , pendant la durée de son service actif, avait droit à être placé sur la liste des invalides, avec tellespensions et sous telles règles que le président fixerait. Le taux des pensions des officiers ne pouvait eu aucun cas dépasser la moitié de leur solde d'activité 3 les officiers non commissionnés , les musiciens et les soldats ne pouvaient prétendre au plus qu'à cinq dollars par mois. Ces dispositions n'étaient point applicables aux pensionnaires dont le sort était fixé par des actes antérieurs.
Eu 180G, tous les actes antérieurs passés sur cet objet, furent révoqués, sans néanmoins porter préjudice aux personnes déjà placées sur la liste dtîs pensions. D après les nouvelles dispositions, tout militaire de l'armée de terre ou de mer, estropié au service des États-Unis en remplissant ses devoirs, et qui n'avait point déserté, ou qui par suite de ses blessures , avait pris sou congé , ou avait été fait prisonnier par l'ennemi et était reste en cap-
DE L'ETABLISSEMENT MILITAIRE. 545 livité ou sur parole jusqu'à la fin de la guerre de la révolution; ou qui par suite de ses blessures serait devenu incapable de travail manuel, avait droit d'être placé sur la liste des pensionnaires des États-Unis ,( sans considération du corps dans lequel il servait. Le taux de la pension était fixé selon la nature de la blessure et selon le grade.
Toute personne réclamant une pension ou une augmentation depensiondut être munie du témoignage des chirurgiens Le maximum des pensions d'un officier commissionné, fut fixé à la moitié du traitement dont il jouissait au moment de sa retraite; mais pour aucun officier, elle ne put dépasser la moitié du traitement de lieutenant-colonel. Les officiers, musiciens et soldats ne purent avoir une pension dépassant cinq dollars par mois.
La vente, le transport ou le mort- gage de la totalité ou d'une partie des pensions avant qu'elles ne soient échues, sont prohibés. Toute personne qui réclame une telle pension par un fondé de pouvoir, doit jurer que les pouvoirs n'ont point été donnés à la suite d'un transfert de la pension.
Ces dispositions furent adoptées pour le terme de six ans et continuées pour le même temps en 18.2. En vertu des actes passés dans cette année, tous les officiers et soldats, blessés ou devenus incapables de travail , en remplissant
346 DE L'£TABLI8S£MENï MILITAIRE, leurs devoirs dans le service public, eurent droit à se faire placer sur la liste des pensions. Les veuves et les enfants des oiîiciers morts par suite de blessures reçues dans le service , eurent droit à jouir pendant cinq ans de la moitié delà paie affectée au grade du mort. En cas de mariage de la veuve avant l'expiration des cinq ans, ses droits passaient àses enfans.
En 181G, les dispositions en faveur des veuves et des enfants d'officiers, furent appliquées aux veuves et aux enfants des officiers et soldats de la milice, des gardes-cotes et des volontaires, et des officiers de l'armée, morts, soit immédiatement aprèsavoir été blessés , soit des suites de leurs blessures après avoirreçu leur congé. Les enfantsau-dessousdeseize ans des officiers non commibsionnés, des musiciens etdessoldatsderarmée,raorts par suite de blessures reçues au service , pendant la guerre contre l'Angleterre, eurent droit pendant cinq ans à la moitié du rraitement de leurs pères, en place de la récompense en terres, à laquelle ceux-ci auraient pu prétendre.
Dans la même année il fut ordonné que tous les individus des grades ci-dessus spécifiés, qui se trouvaient sur la liste des pensions des Etats-Unis, pour incapacité de travail par suite de blessures au plus haut degré, auraient droit aux pensions mensuelles suivantes : un lieutenant en premier h l'j dollars, un lieutenant eu second à i5 dollars, un lieutenant en troisième à i^doiiars, un enscicfue à i5 dolL ,
et les officiers noil commissiomiés, les musiciens et les soldats à huit dollars par mois.
Les pensions pour incapacité de travail en moindre degré étaient en proportion de celles indiquées. Les veuves et enfants des soldats de la milice, des volontaires, des chasseurs et des gardes-côtes , qui avaient servi pendant la dernière guerre, obtinrent, aulieude lapensionde la moitié du traitement de leurs maris ou de leur père , une pension équivalente au traitement entier.
En 18 18, le congrès ordonna que tout officier, musicien, soldat ou marin, et tous les oiFiciers de santé, qui auraient servi pendant la guerre de la révolution jusqu'à sa fin, ou pour un terme de neuf mois ou pkis, pendant une période quelconque de cette guerre, et qui, résidant toujours dans leur patrie, se trouveraient avoir besoin de secours, recevraientles pensions suivantes pendantleur vie : les officiers, vingt dollars par mois; et les soldats, marins, etc., huit dollars par mois.Enrecevant cette pension , celui qui la réclame doit renoncer aux prétentions sur toute pension, à lui allouée par les lois des États-Unis. Le transfert, la vente ou le mortgage, de la totalité ou d'une partie de cette pension, n'est point valide aux yeux de la loi.
Pendant les sessions du congrès , des actes sont passés en faveur des pensionnaires invalides; dans
348 DE L'ETABLISSEMENT MILITAIRE, ces actes, le nom du pensionnaire, l'époque à la quelle doit commencer sa pension et le taux de celle-ci, sont spécifiés.
Le nombre total des pensionnaires invalides placés sur la liste postérieurement à Facte du 28 mai 181 5,. s'élève, d'après les rapports faits le 5i décembre 1817, à 5,499^, ^^ ^^ montant de leurs pensions annuelles , à la somme de 226,959 dollars.
Section viii.
Des arsénauccj 7?iogasinSj et fabriques d'armes des Etats-Unis
Le congrès a le pouvoir w d'exercer la législation executive sur toutes les places achetées avec le consentement de la législature de l'état dans lequel elles sont situées, pour l'érection de forteresses , de magasins , d'arsenaux , de chantiers et d'autres établissements d'utilité publique. »
En i794î le congrès autorisa l'établissement de trois ou quatre arsenaux avec des magasins, sous la direction du président, et dans les endroits les plus convenables. 11 fut ordonné qu'une fabrique d'armes serait créée près de chaque arsenal ,
DE L'ETABLISSEMENT MILITAIRE. 3% et qu elle serait dirigée ^par un surintendant ayant sous lui un maître armurier et autant d'ouvriers que le secrétaire du département de la guerre jugerait nécessaires, pourvu que leur nombre n'excédât point cent pour toutes les fabriques. Un officier fut nommé pour surveiller la réception , îa garde et la distribution des armes des Etats-Unis; un rapport annuel des dépenses des fabriques d'armes nationales, et des armes faites et réparées dans ces établissements devait être fait au congrès.
En 1798, le président fut autorisé à acheter ou à prendre à bail pour dix ans , une ou plusieurs places disposées pour fabriquer des canons et autres armes à feu. Un rapport des dépenses de ces établissements devait être fait annuellement à la législature des Etats-Unis.
En 1800, les traitements des personnes employées dans les fabriques d'armes furent fixés; il fut accordé aux surintendants, trois rations par jour, ou un équivalent en argent y aux maîtres armuriers , deux rations par jour ou un équiva-^ lent en argent , en addition à leur paie.
Toute persouHe qui débauche des ouvriers des fabriques nationales, ou qui les employerait ou les cacherait pendant la durée de leur engagement, est punissable d'une amende et d'un emprisonnement. Les ouvriers sont soumis à une amende de
6,8 DE L'ETABLISSEMENT MILITAIRE, vingt dollars pour négligence ou refus de remplir leur devoir j ils sont pendant le temps de leur service exempts de tout service militaire et de l'obligation d'assister aux assises.
En 1808, le président fut autorisé à augmente! le nombre des arsenaux et des manufactures d'armes ainsi que celui des ouvriers.
En 181 5, les manufactures d'armes , appartenant à l'Etat , furent placées sous la direction du département d'ordonnance, afin d'établir un système uniforme dans cette branche du service public. Le colonel placé à la tête de ce département fut autorisé à établir des dépôts d'armes et de munitions , dans telles places des Etats-Unis, et en tel nombre qu'il serait jugé convenable.
Les principales manufactures d'armes ont été établies à Harper- Saint -Ferry, en Virginie; à Piisburg , en Pennsylvanie ; et à Springfield , en Massachussett. Les armes fabriquées dans ces ateliers sont excellentes. Le gouvernement fait en outre des acquisitions d'armes fabriquées par des individus, qui les fournissent d'après. des contrats faits avec le département de la guerre.
Section IX,
Observations générales relatives à F armée des Etats- Unis
Une armée régulière a toujours excité l'inquiétude du peuple des États-Unis. Il regarde un grand établissement militaire comme étant en hostilité avec la liberté personnelle et avec l'essence d'un gouvernement libre. La limite , prescrite par la constitution, au sujet des sommes allouées pour l'entretien des troupes, prouve qu'il existe un sentiment national bien prononcé sur cette matière.
Du commencement de notre confédération , le congrès n'a autorisé qu'avec répugnance des enrôlements pour l'armée ; les troupes étaient considérées comme ne servant que pour un usage temporaire , et l'expiration du terme de leur service fut toujours fixée au moment de leur enrôlement.
Il serait à désirer que d'après ces faits nous fussions à même de reconnaître qu'un système uniforme et bien réglé, pour l'organisation et la discipline de la milice, a été adopté depuis long-temps ; mais malheureusement nous devons dire encore à regret
35o hE LEÏAÎ5LISSEMEM MILITAIRE, que notre système de milice n'est point le même dans tous les états, et, que dans plusieurs, des préjugés profondement enracinés maintiennent des méthodes anciennes qui sont imparfaites. Jusqu'à ce qu'im système uniforme ait été adopté dans tous les Etats de l'Union, nous craignons que celte partie de nos forces, qui bien organisée pourrait devenir le boulevard de notre patrie, ne soit paralysée par une confusion qui la rende inutile.
Personne ne peut nier que notre milice indisciplinée n'ait donné dans diverses occasions, les preuves de la valeur la plus étonnante dont nos annales militaires puissent se glorifier. Nous pourrions citer des faits d'armes très -brillants de la guerre de la révolution et de la dernière guerre contre l'Angleterre, qui appartiennent à la milice; nous n'avons qu'à rappeler les lauriers qu'elle a acquis à la Nouvelle-Orléans, au 8 janvier i8i5 , journée mémorable à jamais dans notre histoire. Mais il est juste de dire que diverses circonstances ont contribué à ce succès. Le terrain élait parfaitement bien choisi pour la défense; le choix du général était heureux, et la milice de Tennesee, accoutumée à l'usage des armes à feu, brûlait du désir de joindre l'ennemi.
En général l'expérience acquise pendant notre révolution et plusieurs affaires qui ont eu lieu dans
DE L'ETABLISSEMENT ^IILITÂIPiE. 35i îa dernière guerre , nous ont appris qu'une milice indisciplinée, est la force la plus ruineuse eî la moins utile qu'on puisse mettre en campagne. Un grand nombre de nos officiers les plus distingués ont reconnu cette vérité. Le général Washington a dit : « Si j'étais appelé h déclarer sur serment si ;) la milice a été en général plus avantageuse que » nuisible, je serais forcé de prononcer en sa défa- » veur. »
Les peuples des Etats-Unis hasardent trop , en s'engageant dans une guerre, sans avoir fait les préparatifs nécessaires. Les habitudes sont domestiques, chaque individu s'occupe de ses affaires particulières. L'admonition patriotique qui se trouve dans le message du président, du 5 décembre 1 817 : « Si nous voulons éviter de souffrir l'insulte y nous devons être en état de la repousser ; si nous désirons assurer la paix, un des instruments les plus puissants de notre prospérité, il doit être connu que nous sommes en tout temps préparés à la guerre » , n'a fait que peu d'impression sur les esprits. Lors de la fin de la guerre de la révolution , les officiers expérimentés qui se trouvèrent alors parmi nous, auraient pu servira préparer un système d'organisation et d'instruction militaire pour la milice j les avantages qui alors étaient dans nos mains, ont été perdus pour
la nation. Les petites guerres contre les Indiens, sur nos frontières, prouvèrent bientôt notre manque de science militaire; la marche suivie alors parut être plutôt le résultat du hasard, que la conséquence de principes bien établis. Il fut statué par l'acte du 8 mai 1792 , que notre système des milices dépendrait de la cons^>enance de chaque État 3 ainsi l'organisation des corps de l'armée n'était point la même , et de ce vice résultait une confusion inévitable; les officiers avaient perdu l'habileté , que plusieurs avaient acquise par des campagnes et au milieu des dangers. Avant qu'il soit trop tard, nous devrions profiter de l'expérience acquise dans la dernière guerre ; les officiers les plus instruits devaient être employés pour former im plan d'organisation de la milice et de l'armée, qui ensuite serait mis en application dans les divers États et territoires ; par ce moyen notre ctabhssement de paix deviendrait fort respectable, et serait la meilleure base d'une formidable armée en cas de guerre.
L'uniformité dans les affaires militaires, est l'âme du système; ce principe doit être appliqué à toute branche de l'établissement, soit que les troupes soient en garnison ou en campagne; elle est indispensable, même dans la construction des machines et des voitures , et dans la forme et la ca-
DE L'ÉTABLISSEBIENT MILÎTAIRE. 553 pacité des armes à feu. Une aroiée, pour produire des résultats efficaces , doit se nnouvoir avec prccisien, avec célérité, et ceci petit seulement avoir lieu quand chacune de ses parties est en harmonie avec le tout. Lés officiers des différents corps , devraient être instruits de tout ce qui est relatif aux devoirs des diverses armes qui composent Farmée. Sous ce rapport le système doit être rendu aussi simple que possible. Aucune armée ne peut se glorifier d'avoir remporté des victoires aussi brillantes que l'armée française ; aucune autre nation n'a mis autant de soin à établir l'uniformité de la discipline et de l'organisation des troupes ; dans ce pays le principe a été étendu à toutes les ramifications du service. Un affût de canon, un fusil , etc. , confectionnés dans la partie la plus méridionale de cet empire , peut arriver dans la partie la plus septentrionale, et s'il a besoin d'une réparation quelconque, d'une roue, d'un ressort, ou même d'une vis, il y est remédié avec autant de facilité qu'à l'endroit même où l'affût ou l'arme a été fabriqué. Les différentes parties qui composent une arme à feu , quoique fabriquées dans des établissements qui se trouvent à une grande distance Tun de l'autre , forment un ensemble comme si toutes sortaient des mains du même ouvrier. Un tel système est à la fois le moins dis-
pendieux et le plus eûicace pour le but que se propose un état par des institutions de cette nature.
Notre armée sur le pied de paix doit être gouvernée d'après les principes et les règlements qui sont le mieux adaptés à l'état de guerre. Ceux qui prennent service doivent comprendre qu'ils renoncent à plusieurs des privilèges dont ils jouissaient dans la vie civile. Ce sacrifice est essentiel à la conservation de la discipline, sans laquelle le service actif ne peut*marcher. 11 est bien plus facile défaire observer strictement des règles convenables, mises en pratique immédiatement, que de corriger des erreurs devenues habituelles.
L'académie militaire de West- Point a prouvé suffisamment son utilité. Cette école, qui n'est encore que dans son enfance, mérite les soins assidus du gouvernement. On doit éviter d'augmenter le nombre des écoles militaires dans les Etats-Unis , jtisqu'au moment où celle qui existe aura atteint son plus haut degré de perfectionnement. Toute nouvelle institution augmentera les dépenses, et retardera les progrès de l'instruction militaire. Il est à craindre que des systèmes différens ne soient suivis par les divers établissements^ et quand même le nombre des professeurs serait augmenté, il ne s'ensuivrait aucunement que la facilite d'acquérir des connaissances s'augmenterait dans le même degré.
DE L'ÉTABLISSEMENT MILITAIRE. 55S H est connu d'ailleurs qu'an seul professeur petit suffire à l'instruction d'un grand nombre d'élèves. Si plusieurs écoles sont établies , les étudiants des divers états resteront étrangers les uns aux autres, et nous regardons comme très-important que les habitudes de l'amitié réunissent les jeunes guerriers qui doivent combattre dans des dangers communs. Il se peut que l'orgueil d'im état soit flatté de l'existence d'une école dans sa juridiction, mais il est ridicule de parier de Tinconvénient qui provient de la distance que doivent parcourir les cadets pour leur instruction , un soldat doit trouver ses foyers dans toute l'étendue desa patrie, La concentration des fonds , les dispositions libérales du congrès, et la nomination de savants distingués comme professeurs de Fécole militaire , seront les meilleures garanties de la prospérité de 'cette institution nationale.
Le nombre des élèves de racadémie dé West- Point doit être augmenté, et par ce moyen les connaissances militaires seront répandues dans les Etats-Unis , sans accroissement des dépenses publiques y une modification clu système actuel de cette école est nécessaire pour cet objet. Des élèves , instruits et entretenus aux frais de l'état, doivent être choisis parmi les fils d'officiers et de soldats tués ou devenus invalides dans le service de
leur patrie, on peut admettre d'autres élèves , qui en payant leur entretien , sont néanmoins instruits gratis. Tous les étudiants doivent être traités sur le même pied -, leur nourriture , leur équipement, leurs devoirs doivent être les mêmes pour tous ceux qui se trouvent dans la même classe ; la moindre distinction doit être évitée. En suivant cette marche , les progrès des élèves seront plus grands et l'émulation développera le génie caché dans l'ombre; chaque état de l'Union possédera bientôt des citoyens actifs et intelligents , les invalides et les veuves seront consolés par la récompense accordée à leurs enfants; l'intérêt de la nation sera combiné avec le devoir et la reconnaissance nationale, et nous pourrons nous assurer une ressource militaire en cas de nécessité.
Depuis 1755, la capacité des Etats-Unis de fournir des soldats fut prouvée. Alors les colonies convinrent de lever dix-neuf mille hommes pour agir contre Crown-Point , Niagara et le fort Duquesne; Massachusseits , Connecticut ei INew^- Hampshire votèrent quinze mille hommes pour la campagne en 1758. -Le tableau ci-joint fait connaître le nombre de soldats, levés dans les divers états, pendant la guerre de la révolution, pour recruter l'armée de terre; ces rapports ne comprennent point la milice , appelée occasionnellement aù'semce r; et if.
( Apres la pag. 356?)
année 1776, à Tannée 1 785 , fait d'après
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fîmes déboursées par la trésorerie da^ns
lirsées par ïa trésorerie, ne peut point être ^çgipiration de chaque année Ce tableau peut "^ ^j.^bre de troupes employées dans le service
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