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REMISE DU RECTORAT A LUNIVBRSITÉ DB LIEGE

i"" Prescrit, pour la réception de maître en chirurgie, des tonnes sévères d*examen.

Cest à partir de la création de rAcadémie et de la promulgation de cet édit, que la chirurgie acquit une suprématie qu'elle a conservée et que personne ne lui conteste. Aussi, doit-on à cette impulsion tous les hommes illustres répandus dans les deux mondes.

Desault vint compléter Tœuvre si heureusement commencée par l'Académie royale de chirurgie. Presque tous les grands maîtres qui vinrent après lui furent ses élèves. L école de chirurgie pratique de Paris (i) fut le théâtre des brillants exploits de cet illustre chirurgien, qui donna tant d'extension aux études cliniques, qu'il passe encore aujourd'hui pour être le créateur de cet enseignenient. Desault fu le premier qui s'occupa d'anatomie pathologique. On lui est rede — vable d'une foule d'inventions et de modifications heureuses relativement aux instruments, aux appareils et aux bandages.

Les deux enseignements de la chirurgie et de la médecine, qu^ pendant presque toute la dernière moitié du xviu* siècle , s étaie faits séparément, furent réunis (3) par la création de l'École de sant^ qui remplaça la faculté de médecine et le collège de chirurgie.

L'Allemagne , bien qu'elle eût institué des chaires de chirurg manquait d'institutions essentielles , d'hôpitaux destinés aux élu cliniques. Aussi, l'art y fit peu de progrès , quoiqu'il fût profit par des hommes remarquables. C'est à Joseph II que les conti^^^^ du Nord sont redevables de l'aflranchissement de la chirurgie. ^Zi souverain éclairé conféra h cet art les prérogatives , les droits « B^ss titres, les honneurs qui appartiennent à toute véritable science. Jl éleva des hôpitaux civils et fonda à Vienne, au sein même d'un ya^te hôpital, une école de chirurgie- médecine. Il créa six chaires publiques, qu'il confia à des hommes distingués qu'il avait fait voyager à ses frais, et forma des cabinets et une bibliothèque. L'exemple de Joseph II ne tarda pas à être imité ; car, vers la fin du xvin* siècle, la chirurgie allemande marchait l'égale de celles des autres contrées.

(4) InstUtiëe par arrêt du conseil du 4 juillet 4750, ci seulemeot dëfiDÎtÎTemeiil constituée par règlement royal du 9 mars 4760. (2j En 4794.

DISCOURS DE M. Dfi LAVACUERIE. 611

lue Danemark (i), sous Chrislian VI, fonda une école anatomicociiirurgicale , dont la direction fut confiée à Criljer. Mais dans ce , telle était la puissance des intrigues jalouses des médecins sans la protection toute spéciale du roi, à peine six mois après ziàcmination , Criijer faillit succomber victime des menées de ses gonistes. Et, quoi que Ton fit, Técole de chirurgie fut sacrifiée au et à la jalousie de l'université, qui avait à sa tête le théolo- Guldberg. Une fatale interruption eut lieu, de 177!2 à 1785 ; , grâce aux efforts de quelques hommes éminents, ledit du juin , en instituant TÂcadémie de chirurgie de Copenhague , fit pour toujours Tétat dabaissemeut dans lequel on cherchait cesse à plonger la chirurgie.

'Angleterre offrit à son tour lexemple de Taffranchissement des

^^■^^■•urgiensdu joug que leur imposaient les médecins. Comme ceux

^^ I^aris, les chirurgiens de Londres obtinrent (i) du parlement une

c\i^^xte par laquelle étaient confirmés les anciens et octroyés plu-

^^^Urs nouveaux privilèges. Une loi leur prescrivait de donner, tous

VCB ans, un cours d anatomie.

Le Portugal marcha sur les traces des autres peuples, car, en 1762, il fut institué à Thôpital royal de Lisbonne un cours dopérations.

Les Pays-Bas, qui, dans les premiers siècles, ont produit tant d'illustrations médicales, n'ont pas été aussi heureux pour les célébrités chirurgicales. L'interdiction prononcée par l'Eglise contre toute pratique sanglante explique assez 1 état de langueur dans lequel est restée la chirurgie durant la longue période antérieure au xvi° siècle. Plus tard la Hollande a eu son Camper, et la Belgique son Vésale. Si, à toutes les époques et dans toutes les contrées civilisées, la chirurgie a été cultivée, ce n'est cependant que depuis trois quarls de siècle tout au plus qu'elle occupe la place qui lui est due parmi les sciences naturelles; et quoiqu'elle soit la dernière inscrite, elle n'en occupe pas moins le premier rang, car, je le dis avec orgueil, elle est engagée dans une voie de progrès dont rien ne saurait plus

M) En 4736.

(2) En 4745.

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ralentir la marche. Elle a ressenti l'heureuse impulsion que la pacification de l'Europe a imprimée aux lettres, aux sciences, aux arts. h rindustrie et au commerce.

Les luttes déplorables qui, pendant vingt cinq-ans, ont ensanglanté le continent, n'ont engendré que des héros, parce que les idées belliqueuses seules germaient dans toutes les jeunes têtes. Grâce a la longue période de tranquillité qui a succédé à ces guerres de destruction, le goût des études solides a repris et s est propagé partout. Dès que les peuples ont joui de la liberté de penser, d'agir, de communiquer entre eux , les rivalités ont disparu , et plus rien alo n a arrêté I élan du génie de Thomme. Aussi, que de merveilles sont accomplies depuis quelques années! Un coupd'œil rapide jet^ sur les travaux qui se sont effectués au xix* siècle permettra d appré cier les progrès qu'a faits la chirurgie.

Les règles pour Texécution de la plupart des opérations tracées avec une précision en quelque sorte mathématique.

Lhémostatique compte une foule d'agents nouveaux, pa lesquels figure la torsion artérielle.

La ligature des troncs artériels contre les anévrismes ou prévenir une hémorragie pendant Textirpation de certaines -%. ^ meurs, etc. , a été bien précisée et dans la théorie et dans la pratic^ ^^^e.

Plusieurs opérations sur les veines, connues des anciens et mo^J'/. fiées de nos jours , constituent des agents très-énergiques poar guérir les varices , pendant longtemps réputées incurables.

 la section ordinaire a été substituée la section sous-cutanée cJ^es nerfs.

Les règles pour les amputations sont tracées de telle sorte <}ijk/7 serait difficile d'y rien ajouter, et presque impossible d'en retrancfcBcr quelque chose.

Les désarticulations n'ont été favorablement accueillies, et nO^l acquis toute leur popularité que depuis que l'anatomie des région^ ^ tracé la route que devait suivre la main de l'opérateur.

Les résections des os, applicables autrefois aux seules affections du tronc, ont été étendues à celles de la face et des membres.

Les agents thérapeutiques, uniquement destinés, il y peu de temp^^

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