DISGOUHS ADRESSE AU ROI PAR M. LE PROFESSEUR BORGNET
la connaissance des besoins réels du pays , nous ont épargné les violentes commotions qui agitent en ce moment TEurope presque entière. Si la Belgique, malgré le peu d'étendue de son territoire et les préventions qui l'ont accueillie à son entrée dans la grande famille des peuples, Jouit aujourd'hui d une estime laborieusement acquise ; si ses efforts, longtemps méconnus , si la prudence et le bon sens de ses populations lui ont enfin obtenu une justice méritée ; si elle poursuit régulièrement sa voie dans ce vaste champ de civilisation et de >rogrès , dans cette carrière intelligente où la postérité appréciera ;es services ; si elle montre enfin ce que peut pour elle le bienfait de * indépendance, ne doit-elle pas cet heureux résultat à la Constitution lontelle s'honore, au Roi qu'elle a choisi?
Sire, l'université de Liège croit avoir fourni sa pierre à ce patrioique édifice. L'amour de la science n a jamais été chez nous séparé le l'amour de la patrie , et , je suis heureux de le dire , ces senti- Qents sont inséparables aussi dans le cœur de cette jeunesse studieuse [ui nous entoure. Récemment , elle a donné à nos institutions un émoignage d'attachement, où Votre Majesté trouvera le gage assuré le ce qu'on peut attendre d'elle, si les jours de péril venaient à ^eparaitre. Professeurs et élèves, nous connaissons les calamités que la domination étrangère a fait peser jadis sur notre pays, les désastres que lui a valus l'absence d'un gouvernement national; nous savons tous que l'unique moyen d'en éviter le retour, c'est de nous serrer autour du trône de Votre Majesté , autour de cette dynastie, jeune encore, mais dont l'existence est d'autant mieux assurée, qu'elle repose sur un titre sacré et le plus légitime de tous : le vœu d'un peuple libre.
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