‹ ANNALES UNIVERSITES DE BELGIQUEChapitre 208 sur 218 · QUATRIÈME ANNÉE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME ANNÉE

Semestre d'hiver.

Pathologie médicale 3 heures

Clinique médicale 42 »

Clinique d'accouchements 4 » ''<

Médecine légale 3 m

Semestre d'été.

Clinique d'accouchements 4 heures *'>

Anatomie pathologique 3 »

Matière médicale et thérapeutique 3 «

Hygiène 3 »

PAR LE DOCTEIB A. RETSJN. 755

Quelque complet que paraisse au programme renseignement médical dans la faculté de Paris, il laisse, en réalité, beaucoup de lacunes que les élèves sont obligés de remplir par des cours particuliers. 11 en est ainsi pour les cours théoriques, mais surtout pour les cours pratiques. Les développements théoriques des sciences médicales peuvent s exposer dans* un vaste amphithéâtre et devant des centaines d auditeurs à la fois, auxquels il suffit de les entendre. Si le charme d'une diction élégante et facile, si l'animation du geste et du regard, si Tautorité professorale donnent à renseignement théorique la puissance d agir plus vivement sur Tesprit d'un auditeur dont l'attention est captivée, il n'en est pas moins vrai que cet enseignement peut, à la rigueur, être suppléé par des études de cabinet. Celles-ci forment dans tous les cas le complément indispensable de l'enseignement oral. Leur nécessité se comprend encore mieux si l'on considère que bien souvent, oubliant que sa mission est de présenter à rélève un tableau complet, suffisamment esquissé dans toutes ses parties pour que 1 élève puisse ensuite l'achever lui-même, le professeur ne montre qu'un coin du tableau, surchargé d'une profusion de détails minutieusement traités.

Mais ce sont surtout les cours pratiques qui font défaut à l'élève ou du moins qui restent fort incomplets pour lui. Je ne citerai que le cours d'anatomie, une des bases de tout ledifice médical. Ce cours appartient au semestre d'hiver, est donné trois fois par semaine, pendant une heure, le soir, à la lumière artificielle, devant un auditoire de huit cents élèves dont les plus rapprochés du professeur sont encore éloignés des objets de démonstration d'au moins deux mètres. Évidemment, cet enseignement est perdu pour l'élève. L'anatomie ne s'apprend que là où l'on peut toucher pour ainsi dire de l'œil et de la main les parties dont on étudie la structure, la forme et les rapports. On peut en dire autant de l'enseignement clinique, des cours de pharmacologie , de matière médicale , etc. , de tous ceux enfin dont le caractère pratique nécessite des rapports directs de l'élève avec le professeur et les objets matériels de la démonstration ; rapports qui, possibles pour un nombre restreint d'élèves, deviennent impraticables quand le professeur s'adresse à des centaines d'auditeurs.

756 RAPPORT SUR L £Ni}£lGM£U£f«ir D£ LA MÉD£Cl?i£ £N' FRAI1G£,

Aussi , et par la nécessité des choses , à côté de 1 enseigoeuieiit officiel de la faculté de médecine, sélève, plus modeste mais plus utile, renseignement particulier.

Soumis à tous les caprices d'une législation qui a varié à chaque instant, renseignement libre tantôt s'est donné sans restriction, tantôt s'est vu entravé dans ses moindres désirs, dans ses plus faibles développements. La liberté de renseignement médical dans certaines limites a été sanctionnée en 1847 par la Chambre des pairs (i). C'était une satisfaction donnée aux vœux unanimement formulés par le congrès médical (s). « Sans nous arrêter, disait la commission de la Chambre des pairs, sur cette idée trop évidente pour avoir besoin d'être démontrée, que la concurrence entre les professeurs de TÉtat et les professeurs libres est nécessaire à la vie et aux progrès de l'enseignement, même dans une faculté aussi imminente que celle de Paris ; sans rappeler que c'est par renseignement libre qu'ont débuté les Bichat, les Dupuytrcn, les Broussais et les plus habiles professeurs de ce temps, que cet enseignement existe dans tous les pays où les études médicales sont en honneur, nous disons que plus l'enseignement tend à devenir pratique, plus il importe d'augmenter le nombre de ceux qui le distribuent ; car si l'enseignement oral

(4 J Tout docteur en médecine peut ouvrir un cours lur quelque partie que ce loit <1« •ciencei médicales un mois après avoir déposé son programme contenant l'iodicatioB de l'objet du cours, le lieu et l'heure où il sera fait. Le recteur peut former opposition defant le conseil académique. Il peut être appelé de la décision du conseil académique par la partie seulement à la cour royale qui statue en la première chambre civile, à buis clos et cent rad ictoiremen t.

(Projet de loi sur l'enneii/noment de la médecine adopté par la Chambre de» paire. — Session de 4847.)

(2) Le congres demandait :

4» Que tout membre appartenant légalement au corps médical en France eût le droit d'enseigner les sciences médico-chirurgicales, et que ce droit fut spécifié dans la nouvelle loi \

%o Qae la liberté de l'enseignement de la médecine fut aussi large et aussi étendue que possible, et que le gouvernement, à Paris et daus les principales villes de France, mette ua local convenable et tous les moyens matériels servant à l'enseignement pratique, à Is disposition de tous les membres du corps médical et lui prête ainsi un utile oonooors;

3o Que l'enseignement libre ne pût et ne dût porter atteinte à l'enseignement officiel, l'enseignement libre ne conférant aucun grade ; soutenant seulement des opinions et dei doctrines et venant en aide à l'enseignement officiel.

peut élre donné sans inconvénient à (les centaines d'étudiants réunis dans un amphithéâtre, renseignement expérimental ne doit Tétre, au contraire, qu'à un nombre restreint d auditeurs qui puissent tous voir de leurs yeux et toucher de leurs mains l'objet de leurs études. Une trop grande affluence dans un cours de clinique nuit à renseignement et aux malades. La faculté de Paris compte neuf cents élèves répartis entre huit cliniques officielles. Si, comme nous le demandons, les hôpitaux s'ouvrent à renseignement libre, le nombre des cliniques deviendra plus considérable et les salles cesseront d'être encombrées de visiteurs, avides d'instruction, mais dont les regards et les investigations épuisent les malades. Sous quelque rapport qu'on l'envisage, l'enseignement libre n'offre que des avantages, et nous demandons que la loi sanctionne un état de choses que la nécessité a fondé, que la charte consacre et dont les facultés ellesmêmes ne cessent de favoriser le développement, n

La liberté accordée dans ces dernières années à renseignement particulier a déjà porté de très-heureux fruits. Les cours pratiques se sont multipliés, d'importantes lacunes du programme officiel ont été comblées. Par une étrange anomalie, ni les maladies des yeux, ni les affections syphilitiques, ni les dermatoses, ni les maladies des enfants ne sont l'objet d'un enseignement cHnique spécial dans la faculté de Paris. Les élèves sont initiés à ces indispensables parties de la pathologie dans des cours particuliers, parmi lesquels nous citerons : les savantes et consciencieuses leçons données par MM. Sichel et Desmarres à leur dispensaire ophtalmologique ; les conférences cliniques, si instructives pour le fond, si intéressantes pour la forme, faites à l'hôpital des vénériens par M. Ricord; les cours d une utilité pratique si incontestable faits par MM. Gibert et Gazenave dans la division des maladies cutanées, à l'hôpital Saint-Louis; les remarquables leçons pratiques données sur la médecine et la chirurgie des enfants par MM. Trousseau et Guersant.

Comme complément à l'enseignement officiel de la faculté, nous mentionnerons encore, dans l'enseignement libre, les cliniques chirurgicales de MM. Malgaigne (hôpital Saint-Louis); Gerdy (hôpital de la Charité); Jobert (Hôtel-Dieu); les cliniques médicales de

758 RAPPORT SUR l'enseignement de la médecine en FRANCE,

MM. Piorry (i) et Gendrin (hôpital de la Pitié); les leçons de médecine opératoire de MM. Robert et Maisonneuve; les leçons sur les maladies mentales faites à la Salpétrière; les cours d'anatomie, de physiologie , de chimie médicale et de microscopie de l'école pratique. L utilité de tous ces cours et de l'enseignement libre en général est suffisamment démontrée par lempressement des nombreux élèves qui les suivent.

L'union de la pratique et de la théorie est une des conditions premières de la bonté des études médicales. Une bibliothèque peut former des savants, des érudits; le lit seul du malade fait des praticiens. Aussi, de toutes les parties de renseignement médical, les leçons cliniques peuvent- elles être considérées comme la plus importante. L enseignement clinique est fort variable dans ses formes. Il doit dès lors nécessairement comporter des degrés différents de perfection qui ne peuvent pas être sans influence sur la valeur des médecins qu'il est destiné à former.

Quoique nous soyons persuadé que la multiplicité des cliniques, tant médicales que chirurgicales, est une précieuse ressource pour exercer et développer le jugement de l'élève, nous croyons cependant que l'excellence de l'enseignement pratique dépend moins du nombre des cliniques ou de l'étendue de chacune d'elles, que de la manière dont cet enseignement est distribué. A cet égard, différents modes sont en vigueur dans les écoles de médecine.

Ici, d'immenses salles, réunissant au delà de deux cents malades, sont destinées à la clinique. Le professeur, qui n'a devant lui que deux heures de leçon, consacre la première à l'examen rapide et presque muet de tous les malades , et la deuxième à une dissertation sur quelques-uns des cas les plus intéressants de la visite ou aux opérations chirurgicales; c'est le système suivi généralement en France. Là, une partie seulement du service confié au professeur est réservée pour les cliniques ; 1 élève y trouve judicieusement réu-

(4) H. Piorry exerce surtout les élèYet qui suiTent sa clinique à i'auscaltatton, à la percussion et à tous les autres moyens d'exploration si perfectionnes aujourd'hui dam le diagnostic médical et aux progrès desquels le savant médecin de la Pitié a contribué pour oae large part.

nies, avec un certain nombre de cas de maladies habituelles ^ les aifections les plus remarquables par leur intensité, leurs complications, leur rareté ou quelque autre caractère qui devient pour le professeur le sujet d'une brillante improvisation. Ailleurs encore, le professeur, plus modeste et mieux pénétré de son rôle et de ses obligations, laisse à lelève quil guide Tinterrogatoire du malade, lexamen objectif et subjectif, la coordination des symptômes, la discussion du diagnostic et Tindicalion du traitement. Il transforme en quelque sorte Texamen des malades en autant de consultations où il appelle successivement les élèves les plus avancés, les interroge, exerce leurs sens et leur jugement; leur communique enfin le talent d'observation. Il y a loin de ces conférences qui, ssous de dehors simples et sans apprêt, cachent des fruits solides et abondants, à ces bruyantes déclamations faites dans un amphithéâtre, loin des malades, loin de 1 objet qui n a pu fixer lattention de 1 élève que pendant quelques instants.

Nous aimons à le dire , les cliniques en Belgique réunissent la plupart des conditions que nous attribuons à un excellent enseignement (i) . Le professeur s y identifie avec ses élèves ; il les divise en

(4) L'enicignement clinique en Allemagne est en général fort bien organisé, flous citerons comme une des cliniques les plus remarquables celle du docteur Carus à Leipxig.

Elle a une triple destination, à savoir : la guérison des malades, le perfectionnement des études et les progrès de la science.

Le docteur Carus étant d'avis qu'il ne faut pas soumettre trop de malades à la fois au jeune médecin, afin quil ne perde pas de vue les examens individuels, a cru devoir diviser sa clinique en deui parties : la clinique quotidienne, et celle faite deux fois par semaine dans un cours spécial. Celle-ci se fait dans les salles des maladies chroniques et auprès des convalescents : elle n'est pas aussi spéciale que l'autre; elle a pour objet de foire voir aux 'élèves tous les malades de l'hôpital.

Quanta la clinique journalière, elle a lieu en présence des maladies aiguës et rares dans deux salles qui ne contiennent que cinquante lits. A Leipxig, ainsi que dans toute l'Allemagne , il est d'usage de n'admettre à la chirurgie que les candidats ayant trois années d'études et après leur examen du baccalauréat. Ils doivent avoir achevé à cette époque tout ce qui a rapport à la théorie , et ils sont obligés de passer deux ans, après cette période, dans l'art pratique avant les derniers examens qui précèdent leur admission. Bornés pendant les premiers six mois au rôle d'auditeurs, ils deviennent praticiens de cette clinique pendant les derniers dix-huit mois.

Les malades, au fur et à mesure de leur entrée dans l'hospice sont confiés, suivant tin certain ordre, aux jeunes praticiens. C'est en présence du professeur et dans l'ordre suivant que les étudiants sont obligés d'examiner les malades. Après s'être informés de Tige,

760 RAPPORT SUR l'enseignement DE LA MÉDECINE EN FRANCE ,

séries de praticiens; leur confie les malades qu'il a choisis dans son service pour les exercices cliniques ; leur démontre l'art si important et si perfectionné aujourd'hui de l'exploration physique des organes malades; leur apprend à saisir les indications thérapeutiques et à les traduire en formules pharmaceutiques; il leur fait rédiger enfin l'histoire des malades qu'ils ont traités.

Gomme nous Tavons déjà dit, les cliniques sont nombreuses dans la faculté de Paris. L'enseignement officiel en compte neuf :

Quatre cliniques médicales;

Quatre cliniques chirurgicales ;

Une clinique d'accouchements.

Quelle que favorable que soit cette multiplicité, l'élève libre des hôpitaux ne peut y trouver toutes les conditions d'un enseignement complet. Deux causes principales empêcheront encore longtemps l'enseignement clinique de Paris de porter les fruits qu avec moins de ressources on obtient dans des écoles moins importantes. Ce sont, d'une part, laOluence considérable des élèves, et, d'autre part, le nombre trop élevé des lits servant à l'enseignement clinique. Le professeur, pour concilier les soins que réclame le service qui lui est confié avec ceux de l'enseignement dont il est chargé, est en quelque sorte forcé de parcourir ses salles au galop. L'élève le plus zélé ne voit pas la sixième partie des malades, et lorsqu'il est assez heureux pour bien se placer auprès d'un lit, où les élèves externes et internes ont de droit les premières places, il doit se borner à voir le professeur examiner le malade, dont il connaîtra l'état morbide une heure jdîtë tard par la dissertation à laquelle le professeur se livre dans l'amphithéâtre (i).

delà profession, de la condition et de la constitution du malade, ils recherchent, par leurs questions, Texistence des maladies précédentes, la cause et le comroeneemeat de leur mal actuel. Dans leurs examens ultérieurs, ils s'en tiennent au caractère épidéniqoe des maladies, aux systèmes anatomo-physiologiqnes, tels que la respiration, la difestioo, la circulation du sang, la peau, les organes et la sécrétion de Turine, la sensation générale et les nerfs.

(4) Quelques cliniques font cependant exception à cette règle : noua noutplaiiOBS à citer comme un modèle la clinique médicale du professeur Rostan, à THôtel-INeQ. La clinique des accouchements de H. Paul Dubois se dutingue également par let exercices pratiques auxquels le professeur initie les élèves et par rexoellence des conférences et interrogatoires qu'il établit avec eux.

Dans leurs rapports avec le service des hôpitaux, les élèves do la faculté de Paris se divisent en trois catégories :

Les élèves libres ^ Les élèves externes , Les élèves internes.

Depuis le l*' janvier 1 843, nul ne peut obtenir le grade de docteur dans une des facultés de médecine de France, s il n a suivi pendant une année au moins , soit en qualité d'externe , soit comme simple élève le service d un hôpital. Ce stage commence après la huitième inscription. Sa durée, comme on le voit, est moindre qu en Allemagne et en Belgique. En Allemagne, Tinstruction pratique de rélève comprend deux années ; c'est ce qu'on appelle le biennium practtcum, dont une moitié dans certaines écoles peut avoir lieu dans la pratique particulière d'un médecin distingué, et dont Tautre doit se passer nécessairement dans les cliniques de la faculté. Dans nos universités belges, l'aspirant au doctorat en médecine est tenu de produire un certificat constatant qu'il a suivi pendant deux ans au moins la clinique interne et externe et celle des accouchements.

L'externat et l'internat des hôpitaux de Paris sont organisés sur de très-bonnes bases. Ces places sont données au concours. Les élèves des hôpitaux se préparent ainsi de bonne heure aux luttes qui règlent la nomination des médecins du bureau central et des hôpitaux , comme celle des agrégés et des professeurs de la faculté, dont ils forment depuis longtemps la brillante pépinière. Nous avons déjà dit que nous sommes partisan du concours pour les chaires du haut enseignement ; nous le sommes surtout pour tous les titres qui sont préparatoires aux nobles fonctions du professorat. Le concours convient à la jeunesse; il relève et honore la science à ses yeux, la lui montre comme Tunique source où elle doit nourrir ses généreuses ambitions ; il lui apprend à se présenter le front haut en dédaignant la bassesse et l'intrigue. Quelques-unes de nos universités belges ont adopté le concours pour l'externat et l'internat des hôpitaux ; il serait à désirer que la mesure fut générale . C'est le seul moyen de ne plus voir se reproduire ces sandaleuses nominations qui accordent à l'ignorance

762 RAPPORT SUR l'enseignement de la biedeclne en frange ,

obséquieuse des titres que le mérite honnête et franc a seul le droit de conquérir.

Nous lavons déjà dit, les cours, pour la plupart théoriques, donnés à Paris dans le vaste amphithéâtre de Técole de médecine, sont incomplets dans toutes leurs parties qui réclament des démonstra- . tiens pratiques. La science expérimentale ne peut se communiquer qu à un petit nombre d'auditeurs à la fois. C est dans le but de suppléer à l'insuffisance des cours officiels de la faculté que Tuniversité a adjoint à Técole de médecine une écde pratique. C est le champ oii s*exerce le talent naissant des agrégés, c est Tarène où renseignement libre lutte avec honneur contre renseignement de TÉtat.

Toutes les parties pratiques des sciences médicales, les cliniques exceptées, sont enseignées à Técole pratique : lanatomie et ses dissections, la physiologie expérimentale, la chimie médicale et ses manipulations, la toxicologie et ses analyses, la botanique et la matière médicale avec leurs démonstrations, la médecine opératoire, lanatomie générale et lanatomie pathologique avec leurs recherches microscopiques.

L'école pratique est composée de cent cinquante élèves , divisés en trois sections égales en nombre : section des élèves de première année, section des élèves de seconde année, section des élèves de troisième année.

Les élèves sont admis à Técole pratique par voie de concours (i).

(4) Peurent concourir pour la section des ëlèyes de première année, les élèves inscrits n'ayant pas plus de huit inscriptions. Pour les places accidentellement vacantes parmi les élèves de deuxième année, peuvent concourir les élèves n'ayant pas plus de doiise inscriptions ; pour celles vacantes parmi les élèves de troisième année, tous les élèves inscrits peuvent concourir. Le titre de docteur seul est un motif d'exclusion.

Les épreuves du concours consistent :

40 En une réponse par écrit à une question qui est la même pour tous les ooncurreats;

2<> En un examen auquel le concurrent répond verbalement.

La question à traiter par écrit et celles auxquelles le concurrent répondra verlMlemest dans l'examen seront choisies :

Pour les élèves de première année, dans les sciences médicales qui doivent être étodiées pendant le cours des quatre premières inscriptions.

Pour ceux de deuxième année, dans les sciences médicales qui doivent être éCodiëes pendant le cours des huit premières inscriptions.

Pour ceux de troisième année, dans les sciences médicales qui doivent être étudiées pendant le cours des douse premières inscriptions.

Ils n y restent que trois ans au plus. A la fin de chaque année scolaire, les élèves de première année deviennent élèves de deuxième année ; ceux de deuxième année deviennent les élèves de la troisième, et ces derniers sortant sont remplacés par cinquante nouveaux destinés à former la section des élèves de première année.

Sous peine d'être exclus de l'école pratique, les élèves de première et de deuxième année sont tenus de subir à la fin de chaque année scolaire un examen qui décide de leur admission dans Tannée suivante. Le titre d'élève de l'école pratique une fois perdu ne peut plus ôtre recouvré.

La faculté de Paris met annuellement six prix au concours entre les élèves de la troisième section de lecole pratique, qui sont tenus de concourir sous peine de. perdre tous les avantages attachés à leur titre (ij . Les élèves de première et de deuxième année peuvent ôtre admis au concours (s) . Ces moyens d encouragement excitent parmi

(4 ) Let prix de la faculté de Paris sont :

Un premier grand prix.

Deux autres premiers prix , Trois seconds prix.

Le premier grand prix donne droit à la remise des frais de quatre inscriptions et à la gratuité complète des examens, de la thèse et du diplôme, montant ensemble à la somme de M 5 francs, plus à une médaille d'or de la valeur de 300 francs et à des livres pour 4 00 francs. Total, 94 5 francs.

Les deux autres premiers prix donnent droit à la remise des frais d'examen, de thèse et de diplôme montant à 345 francs, plus à une médaille en argent et des livres d'une valeur de 200 francs. ToUl, 545 francs.

Chaque second prix donne droit a la remise des frais de diplôme montant à 400 francs, plus à une médaille d'argent et des livres d'une valeur de 450 francs. Total 250 francs.

(2) Le concours de l'école pratique a pour objet toutes les parties de l'enseignement médical. Il y a trois ordres d'épreuves *

4<* Une réponse par écrit à une question qui est la même pour tous les concurrents;

2<* Une réponse verbale, après un quart d'heure de préparation, à une question qui, autant que possible, est aussi la même pour tous les concurrents ;

3" Des réponses verbales à une série de questions qui sont nécessairement les mêmes pour tous les concurrents.

Let sujets des deux premières épreuves portent spécialement ou sur l'anatomie et la physiologie, ou sur la pathologie externe et les opérations, on sur la pathologie interne ; mais elles se rattachent en même temps, et le plus possible aux autres parties de la science médicale.

Les concurrents doivent traiter chaque question sous différents points de vue.

Les questions pour la troisième épreuve sont au nombre de six et porteront : La pre-

764 RAPPORT SUR LENSBIGNEMENT DB LA MÉDECINE EiN FRANCE,

les élèves une heureuse émulation et entretiennent le goût des études fortes et sérieuses.

Parmi les moyens qui visent au même but, mais plus spécialement pour les études cliniques, nous devons citer le prix fondé par le professeur Gorvisart (i) , le prix Montyon (s] et les prix de lexternat et de rinternat des hôpitaux (s).

En dehors de ces concours obligatoires pour les élèves externes et internes des hôpitaux, lesquels forment généralement la population

rnière, sur la physique et la chimie médicale ; la deuxième, sur rhistoire naturelle médicale et la pharmacologie; la troisième, sur l'anatomie et la physiologie; la quatrième, sur la pathologie externe, la clinique externe et les opérations; ta cinquième snr la pathologie interne, la clinique interne et la thérapeutique; la sixième, sur l'hygiène, la médecine légale et les accouchements.

Les deux premières épreures sont soutenues par tous les concurrents.

Ceux d'entre eux que le jury a jugés les plus capables (et ce dernier nombre esta» moins du tiers de celui des candidats] subissent seuls la troisième épreute.

Le jury, chargé de prononcer sur le mérite des épreuves, se compose de cinq membres, désignés chaque i|nnée parmi les professeurs de la faculté.

(4) Tous les élètes de la faculté sont appelés à concourir pour le prix Corrisart. Les élèves qui désirent concourir pour ce prix doivent, au commencement de chaque année, se faire inscrire dans l'une des cliniques intomes. Le professeur leur désigne un ou plu» sieurs numéros de lits et l'élève doit recueillir les observations de tous les malades qui y sont successivement admis. De plus, une question de médecine pratique est propotée au commencement de chaque année par le professeur aux élèves des cliniques internes. Les élèves doivent en chercher la solution exclusivement dans les faits qni se passent sons leurs yeux, dans les salles de sa clinique.

Le prix consiste en une médaille d'or de la valeur de 400 francs.

{%] Le prix Hontyon est une médaille d'or de la valeur de 400 francs. Il est accordé chaque année par la faculté de médecine de Paris à l'auteur du meillenr mémoire sur les maladies qni ont prédominé dans l'année précédente.

(3) Tous les élèfes, tant internes qu'externes des hôpitaux (les externes de première année exceptés) , sont tenus de prendre part à un concours annuel, soui peine d'être considérés comme démissionnaires et d'être privés comme tels du droit de continuer leur ser^ vice dans les hôpitaux. Le refus de concourir entraîne en outre, pour les élève internes de troisième ou de quatrième année, la déchéance, dans les concourt pour le burma central, des avantages que leur assurait leur service d'interne dans les hôpitaux.

Les épreuves des concourt pour les prix des internes et extemet se divisent en deax séries:

4" Les épreuves communes à tous les concurrents et qui ont pour objet d'établir lear admissibilité au concours ;

%o Les épreuves subies seulement par let candidats qui ont été déclarés admissîMet.

Pour les prix des externes, l'épreuve d'admissibilité est une composition écrite en réponse à une question tirée au sort entre six au moins, et pour laquelle il est aocofdé quatre heuret au plut.

Pour let prix des internes, cette épreuve se compose : 4<> De la production d'an saé-

de lécole pratique, il y a, comme nous le verrons plus loin, pour tous les élèves de la faculté, et par conséquent pour les élèves libres qui n'appartiennent ni à I école pratique ni au service des hôpitaux, des examens dits de fin d'année, n ayant rien de commun avec les examens de réception pour le doctorat. L'ensemble de toutes ces dispositions forme, comme on le voit, un contrôle incessant exercé sur la marche et la valeur de renseignement dans son ensemble et sur les progrès de chaque élève en particulier.

La faculté ne se borne pas à encourager les progrès et les talents de ses élèves ; elle met en outre au service de leur zèle de nombreux et de précieux moyens d'instruction.

Une vaste et riche bibliothèque, composée d'environ trente mille volumes, est ouverte aux élèves tous les jours, de onze heures à quatre heures et de sept heures à dix heures du soir. L'étudiant y trouve une collection complète des auteurs grecs, latins, arabes, français, allemands, italiens, anglais, espagnols, russes qui ont écrit sur la médecine, la chirurgie, les accouchements, la physique, la chimie et Thistoire naturelle. Il peut y consulter en outre les journaux et les publications périodiques relatives à Tart de guérir. L'utilité de cette riche collection est su£5samment démontrée parTempressement des nombreux étudiants qui fréquentent assidûment la bibliothèque; elle est particulièrement appréciée par les élèves qui préparent leur thèse pour le doctorat et qui y trouvent réunis la plupart des documents que nécessite un travail de ce genre.

Le musée de la faculté n est pas moins intéressant : il a été considérablement enrichi en 1 845 par les soins du professeur Orfila, qui la complété par la création d'une section d'anatomie comparée. Il renferme en autant de salles distinctes : 1"* Une collection complète

moire SUT un sujet médical ou chirurgical au choix de l'élève, mais portant nécessairement sur les ohsenrations qu'il aura dû recueillir au lit des malades pendant toute la durée des fonctions qu'il aura remplies; 2^ d'une épreuve orale après réflexion, et pour laquelle il est accordé dix minutes au plus à chaque concurrent.

La deuxième série d'épreuves comprend : Pour les prix des externes, une épreuve orale après réflexion sur une question tirée au sort, et pour laquelle il est accordé dix minute* au concurrent; pour les prix des internes, une composition écrite comme il est dit plus haut.

de préparations d'anatomie humaine, descriptive et bistologique et d'anatomie comparée ; %"" une «uperbe collection d'échantillons de toutes les substances, tant animales que végétales et minérales, employées en thérapeutique ; 3** les instruments de chirurgie, tant anciens que modernes, servant à Thistoire de Tart et aux démonstrations du cours de médecine opératoire ; 4° une collection intéressante de préparations d'histoire naturelle médicale (les plantes conservées dans lalcool sont d'une fraîcheur incomparable) ; S"" ud cabinet de physique très-complet.

Le musée est journellement fréquenté par un grand nombre d élèves.

Le cabinet d anatomie pathologique, connu sous le nom de Musit Dupuytren et dont la réputation est européenne, forme le complément du musée de la faculté. Il renferme une collection nombreuse et variée de préparations naturelles et artificielles, représentant la plupart des lésions physiques et organiques, ainsi que des anomalies et des difformités dont les organes de l*homme peuvent être atteints.

Nous devons citer également au nombre des moyens d'instruction mis à la disposition des élèves , le jardin botanique et le laboratoire de chimie de l'école de médecine, ainsi que les riches cabinets de minéralogie, de géologie, de botanique et de zoologie que renferme le Jardin des Plantes.

m 9mmm%mm9

Les examens pour le doctorat en médecine sont de deux espèces : les examens dits de fin dannèe au nombre de trois et les examens de réception au nombre de cinq , plus une thèse. Les examens de la première catégorie , comme leur nom l'indique , sont imposés à l'élève dans le courant de ses études ; ceux de la deuxième catégorie ne sont subis qu'à la fin des études, dont la durée est fixée à quatre années.

Les examens de fin d année ont été institués par une ordonnance de 1846. Avant cette époque, le nombre total des examens était de cinq; leur objet et leur distribution avaient beaucoup d'analogie avec ce qui se pratique dans les universités de Belgique. En effet.

un premier examen, subi après la quatrième inscription, avait pour objet : L'histoire naturelle médicale, la physique médicale, la chimie médicale et la pharmacie.

Le second examen était exigé avant la prise de la treizième inscription ; il comprenait : L anatomie et la physiologie.

Pour s inscrire aux trois derniers, Télève devait justifier de seize inscriptions prises et d'un stage d une année dans le service d'un hôpital. Ces examens comprenaient :

Le troisième, la pathologie interne et externe ;

Le quatrième, Thygiène, la médecine légale, la matière médicale et la thérapeutique ;

Le cinquième, la clinique médicale, la chnique chirurgicale et les accouchements. '

Un arrêté ministériel du 7 septembre 1 846 établit la division dont nous avons parlé. Il accumule les examens de réception à la fin des quatre années d'études médicales, et, pour empêcher que l'élève ne reste dans l'inaction pendant ce temps, il soumet la prise des inscriptions à la justification d'examens subis à la fin de la première, de la deuxième et de la troisième année d'études.

Ces examens portent sur les matières qui ont fait l'objet des cours des années correspondantes; ils sont distribués de la manière suivante :

EXAMENS DE FIN d'aNNÉE.

Premier, Deuxième, Troisième.

Physique, Anatomie, Pathologie interne.

Chimie, Physiologie. Pathologie externe.

Histoire naturelle.

Ces examens ont lieu devant un jury composé de deux agrégés et d'un professeur président. L'élève qui ne sy présente pas ou qui a été refusé ne peut prendre aucune inscription pour l'année suivante.

En vertu de ces dispositions, lorsque l'élève, après sa seizième inscription, se présente aux examens de réception, ses diplômes de bachelier es lettres et es sciences garantissent la bonté de ses études

préparatoires, et les examens de fin d année qu'il a subis prouvent qu il a suivi avec fruit les cours de la faculté.

Le temps d études que la loi fixe à quatre ans se trouve, en réalité, être de cinq ans, puisqu après les seize inscriptions, une année suffit à peine pour récapituler les matières des cinq examens de réception et pour élaborer la thèse du doctorat.

Les consignations pour les examens ont lieu pendant toute Tannée au secrétariat de la faculté. L'élève, en s'inscrivant, acquitte le prix de lexamen, fixé à 30 francs pour chaque examen de réception.

Le jury de ces examens se compose de deux professeurs et d'un agrégé en exercice ; le plus ancien des professeurs préside lacté. Les candidats sont classés pour les examens dans Tordre de leur inscription sur le registre où ils ont consigné, et dans Tordre alphabétique pour être examinés.

Le premier examen comprend Tanatomie et la physiologie. Il se compose d'une épreuve pratique et d une épreuve orale. Pour la première, le candidat fait sur le cadavre, dans les salles de dissection, une préparation anatomique qui lui est désignée le matin. L'épreuve orale se fait à une heure ; elle a pour objet des développements anatomiques et physiologiques relatifs à la dissection et quelques démonstrations d ostéologie faites sur le squelette. Cette épreuve a lieu pour trois candidats à la fois ; ils sont interrogés un à un pendant trois quarts d'heure.

Le second examen de réception a pour objet la pathologie interne et externe. Il comprend une épreuve pratique de médecine opératoire sur le cadavre, et un interrogatoire médico-chirui^cal qui se rapporte au diagnostic des maladies et à tous les éléments qui servent à l'établir. La partie thérapeutique est réservée pour les quatrième et cinquième examens. Le second examen est subi par deux candidats à la fois ; il commence à une heure et dure jusqu'à trois heures un quart.

Le troisième examen de réception comprend Thîstoire naturelle médicale , la physique et la chimie médicale et la pharmacie. Les candidats, au nombre de trois, répondent démonstrativement aux questions qui leur sont adressées sur les substances chimiques et les

PAR LE DOGTEUA A. HBTSm. 769

plantes médicinales. Cet examen, de même que les deux premiers, ne comprend aucune épreuve éciûte.

Le quatrième examen a lieu pour trois candidats à la fois, et comprend rhygiène, la médecine légale, la matière médicale et la thérapeutique. Il se compose d'un interrogatoire sur chacune de ces branches de la science médicale et de la rédaction d'un rapport médico-légal sur un sujet indiqué et traité séance tenante. Chaque candidat est interrogé pendant trois quarts d'heure ; il lui reste une heure et demie pour sa composition écrite.

Le cinquième examen a pour objet la clinique interne, la clinique externe et les accouchements. Les épreuves consistent : l"" En une composition sur une question médicale ou chirurgicale dont le sujet est tiré au sort par les candidats, qui se rendent à cet effet à 1 école dès huit heures du matin ; 2*" en une visite d'un ou de plusieurs malades dans l'une des cliniques de la faculté, à la suite de laquelle les candidats, au nombre de deux, subissent un examen oral dans lequel ils font connaître le diagnostic qu'ils ont porté et le traitement qu'ils ont jugé convenable d'adopter.

Pour tous ces examens, le jury statue immédiatement par scrutin et rédige le rapport de l'acte. La décision, signée par les examinateurs, est soumise aux délibérations de la faculté qui prononce l'admission ou le rejet du candidat : ainsi sanctionnée, elle est rendue publique par une affiche manuscrite.

Le jury peut prononcer un ajournement dont la durée est de trois mois au' moins et d'un an au plus.

Le candidat ajourné qui se représente acquitte de nouveau le droit de présence des examinateurs, soit 30 francs.

Le complément de tous les examens de l'aspirant au doctorat, c'est la thèse. Elle consiste (arrêté du 22 mars 1842) : 1° En une dissertation imprimée dont le sujet a été choisi par le candidat, soit sur les propres observations médicales ou chirurgicales qu'il a faites, soit dans une série de questions spéciales que la faculté a rédigées à cet effet ; 2° en une argumentation verbale sur le sujet même de la dissertation précitée et sur d'autres sujets , au nombre de quatorze, correspondants aux diverses matières de l'enseignement de la

faculté, et qui, après avoir été tirées au sort par le candidat sur une deuxième série de questions, sont transcrits sans développement à la suite de la dissertation imprimée.

Le sujet de la thèse et les questions qui raccompagnent doivent être indiqués et choisis par lelève après la prise de la douzième inscription ; le secrétaire de la faculté , auquel il en fait la déclaration , inscrit le titre de ce sujet , ne varietur, sur une feuille que rélève doit présenter à Timprimeur avec son manuscrit.

Le professeur chargé de lexamen préalable de la thèse fait un rapport dans lequel il exprime son opinion ; si le contexte lui parait propre à former la matière du sixième examen , le manuscrit est envoyé à Timpression; dans le cas d'improbation, la faculté en délibère et prononce.

Le candidat soutient sa thèse devant quatre examinateurs , deux professeurs et deux agrégés, qui argumentent successivement le récipiendaire.

Le diplôme délivré à la suite de la thèse confère le titre de docteur en médecine. Celui qui veut obtenir en outre le titre de docteur en chirurgie est tenu de subir un nouveau cinquième examen et de soutenir une nouvelle thèse sur un sujet chirurgical.

L ensemble des frais à payer pour les études chirurgicales est de 1 ,100 francs :

Quinxe imcription» à 50 francs fr. 750

La leiiième 35

Cinq examens à 30 francs 1 50

Thèse 65 I ^^^

Droit de sceau et de diplôme 400 j

ToTiL 4,400

Pour obtenir, outre le titre de docteur en médecine, celui de docteur en chirurgie, l'aspirant paye 320 francs, savoir :

NouYcau cinquième examen fr. 400

Thèse 420

Droit de sceau et de diplôme 400

Total 3Î0

Ersbiiblb .... 4, 420

Les docteurs en médecine ou en chirurgie , reçus dans les facultés

étrangères , qui désirent obtenir le même grade dans une des trois facultés de France, sont tenus de subir toutes les épreuves du doctorat, c est-à-dire les cinq examens et la thèse. Ils doivent préalablement adresser une demande au ministre de Tinstruction publique pour obtenir des inscriptions qui seront allouées dans la proportion des deux tiers du temps d études faites dans les universités étrangères. Ainsi, pour obtenir les seize inscriptions équivalentes ^\ix quatre années d études exigées pour le doctorat, il faudra faire preuve , par certiGcats , de six années d'études dans ces universités. Les frais de réception sont de 1 ,100 francs, à verser ainsi qu il suit :

Lort du premier examen .

» du deuxième »

» du troisième »

» du quatrième '»

> du cinquième »

» de la thèse

Total

fr.

Page 1