‹ Anne de GeiersteinChapitre 226 sur 246 · LE CONVOI · texte numérisé non relu

LE CONVOI

Sonnons , sonnons la cloche ! la grandeur s'est enfuie, le cœur s'est brisé pour ne plus soufTrir ; tout est une yaine poœpe... Laissons sur cette scène tomber le Toile Ainébre. Ancien poème.

La commotion , les cris de frayeur et de surprise qui furent excités chez les dames de la cour par un événement si singulier et si horrible commençaient à se calmer, et les soupirs plus sérieux quoique moins importuns du petit nombre d'Anglais composant la suite de la défunte reine se firent alors entendre, ainsi que les gémissements du vieux roi René, dont les émotions étaient aussi vives que passagères. Les médecins avaient tenu une savante, mais inutile consultation : le corps, qui avait été un corps de reine, fiit remis

Page 1