‹ Anne de GravilleChapitre 131 sur 154 · Catalogue La Vallière, t. II, p. 328, n · texte numérisé non relu

Catalogue La Vallière, t. II, p. 328, n

3. Sur Coquinvillier, Cauquinvillier ou Coquillier, évêque de Verieuse, prieur de Saint-Laurent-en-Lyons, suffragant de l'archevêque de Rouen, prince du Palinod en 1524, voir Les trois siècles palinodiques ou Histoire générale des Palinods de Rouen, Dieppe, etc., par Jos. André Guiol, de Rouen... publiés... par l'abbé A. Tougard. Rouen, Paris, 1898, t. 1, p. 165. « Cette année (1524), dit l'abbé Tougard, fait époque dans l'histoire de cet institut (le Palinod de Rouen), non seulement par la dignité du chef, mais par les soins qu'il prit de recueillir un assez grand nombre de poésies qui avaient cours de son temps et dont plusieurs avaient été couronnées de sa main. En se faisant l'éditeur de ce recueil, il fut encore auteur de la dédicace qu'il en fait à Anne de Graville »...

« Cet évêché de Verieuse est inconnu », remarque La Monnoye annotant du Verdier (Bibl. françoise, t. V, p. 111). Il croit qu'il faut lire Véneuse, en latin Venusia, en Italien Venosa. . . Et il ajoute que Charles VIII, s'étant rendu maître du royaume de Naples en 1495, put aisément accorder cet évêché (Venusia est une ville de la Basilicate), à l'amiral de Graville, qui le lui aurait demandé pour Nicolas Coquillier « apparemment son aumônier ».

La Monnoye se trompe, et Coquinvillier ne figure pas sur la liste des évêques de Venosa (Gams, Séries episcoporum). «Évêque de Verieuse », d'ailleurs, se dit en latin episcopus veriensis : il devait être, à ce que je suppose, évêque in partibus de Verria, en Macédoine, la Bérée des Actes des Apôtres (XVII, 10-15, et XX, 4).

LA BIBLIOTHÈQUE d'aNNE DE GRA VILLE 277

Au verso du premier feuillet, la mention : « A Anne de Graville, de la succession de feu Monsieur l'Admirai. vcxvnj. » — Reliure en veau vert, au chiffre et aux armes des d'Urfé.

B. — Bibliothèque de l'Arsenal1.

N° 2691 [46. S. A. F.]. — Recueil de différentes pièces.

Mœurs du gouvernement des seigneurs. — Alberton de Brescia. — Le livre de Mellibée et de Prudence sa femme, traduction française de Renaud de Louhans. — Traité contre l'astrologie et la divination. — « Guillames : Le bestiaires rymés ». (Ce bestiaire a été publié par Hippeau, en 1852.)

Au fol. 2 on lit : « A ma demoiselle Anne de Graville. Achetté à Rouen. — A Monseigneur d'Urfé. »

N° 2776 [61. B. F.]. — Les vœux du paon- et le restor du paon*.

Le poème Les Vœux du Paon est de Jacques de Longuyon. Le Restor du Paon est de Brisebarre.

Au fol. 1, on lit : « A Mademoiselle Anne de Gra-

1. Voir le Catalogue de M. Henry Martin, t. III, pp. 78, 104, 277, 393, et t. VIII (Histoire de la Bibliothèque de V Arsenal).

2. La Curne de Saint-Palaye, v° Paon : « Vœu du paon. — Souvent, avant de découper le paon, dont chaque convive devait avoir un morceau. . . le chevalier se levait et prononçait un vœu d'audace ou d'amour, dit vœu du paon. La formule de ce serment bizarre était : « Je voue à Dieu, à la Vierge Marie, aux dames et au paon. . . » — Sur le poème des Vœux du Paon, voir Romania, XXIV, 1895.

3. Restor ne doit pas être traduit par « retour ». Le sens est ici « restauration », « remise en place ». A la fin du roman, on rétablit le paon sur une colonne.

ville, dame du Boys de Mallesherbes, vcxxi. Achetté à Rouen. »

N° 3172 (321 B. F.]. — Le livre de la mutation de fortune.

In-4° de 302 feuillets sur vélin relié en veau vert. Sur la face, les armes d'Urfé, et, aux angles, un I entrelacé avec deux G.

Au fol. 1, les armes de Balsac, 1 et 4, écartelées de celles de Graville, 2 et 3. — L'écu est chargé en abîme d'un autre écu écartelé aux 1 et 4 d'argent à la guivre issante de gueules ; aux 2 et 3 de gueules au portail d'or *. Comme support, une femme 2.

Ce manuscrit a certainement appartenu à Anne de Graville, mais c'est par une singulière inadvertance que Malte-Brun [Histoire de Marcoussis, p. 341) lui en attribue le contenu. L'auteur de la Mutation de fortune est Christine de Pisan. — L'erreur de Malte-Brun s'explique par ce fait qu'on lit, sur la feuille de garde, cette mention, d'une écriture ancienne : « La mutation de fortune par Anne de Graville. »

N° 3511 [20 H. F.]. Livre appelé le devisement du monde, lequel je, Grégoire, contre escrips du livre de Messire Marc Pol, bon citoyen et très bon chrestien.

Au bas du fol. 2, écu écartelé de Balsac et de Graville. Dans les marges, les devises : Musas natura, lachrimas fortuna, Ien garde un leal.

C'est la traduction, par un certain Grégoire, du livre de Marco Polo 3.

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