‹ Anne de GravilleChapitre 132 sur 154 · Henry Martin, Catalogue, t. VIII, p · texte numérisé non relu

Henry Martin, Catalogue, t. VIII, p

G. — Divers.

M. Quentin-Bauchart (Les femmes bibliophiles, t. II, p. 385) signale comme ayant appartenu à Anne de Graville le manuscrit suivant :

Horae beatse Marise inrginis cum calendario.

xve siècle. Petit in-8°. Vélin. 200 feuillets écrits en caractères demi-gothiques. Reliure moderne en maroquin brun à compartiments. Quinze belles miniatures.

Au bas de la quatrième miniature, les armes d'Anne de Graville peintes sur un bouclier porté par un soldat.

Catalogue des livres de M. Bancel, 1882, n° 13. Vendu 5.100 fr. (à inconnu).

M. Wahlund, de son côté, signale (Ueber Anne de Graville, p. 415, n° 1) un manuscrit appartenant « à un particulier », La Bataille punique, qui porterait, sur une de ses feuilles de garde, la mention : « Anne de Graville, de la succession de son père l'Admirai, vcxvm ».

Il signale encore (op. cit., p. 414), comme ayant fait partie de la bibliothèque d'Anne de Graville :

a) Le roman de Garin le Loherain (voir Catalogue La Vallière, t. II, p. 206, n° 2728).

b) L'Histoire du chevalier Paris et de la belle Vienne (The Hulh Library, Ennismore gardens, Hyde Park, London. A catalogue of the printed books, manuscripts, etc., collected by Henry Huth, IV, 1880, p. 1093).

Dans une vente faite à Londres, en mars 1791 *,

1. Wahlund, op. cit., p. 418, note 1. — « Bibliotheca elegantissima Parisina. Catalogue de livres choisis, provenant du cabinet d'un amateur très distingué pour son bon goût, et l'ardeur

figura un manuscrit sur vélin de la fin du xive siècle, orné de 34 miniatures, ayant appartenu à Claude aVUrfé, et intitulé : Le roman de Theseo ou d'Arcite et Palemon, Vun et Vautre de Thehes, de sang royal extraits, lesquels étant cousins-germains , par superflue amour de la belle Emilie eurent ensemble question et débat, Vun desquels à cette occasion perdit la vie et Vautre vint à son intencion.

Il est à croire que ce manuscrit, dont la trace est perdue, contenait la vieille traduction en prose de la Teseide *, traduction qu'Anne de Graville se chargea de rajeunir. Et peut-être est-ce d'après ce manuscrit qu'elle écrivit son remaniement.

Il faut probablement compter comme lui ayant appartenu le précieux manuscrit intitulé Procès de condamnation et de justification de Jeanne d'Arc, précédés de la chronique du Siège d'Orléans (Bibl. nat., mss. latins, no 8838. — Exemplaire de d'Urfé).

Ce manuscrit, qui fut rédigé vers 1500, à l'instigation de l'amiral de Graville, par un auteur inconnu, contient une histoire de Jeanne d'Arc et un abrégé des deux procès traduits en français.

qu'il a eue de rassembler ce qu'il a trouvé de plus beau, de plus rare, etc. . . La vente se fera à Londres au plus offrant, le lundi 28 mars 1791 et les cinq jours suivants. »

1. « Deux manuscrits au moins ont été conservés de cette ancienne traduction, l'un à Chantilly (Catalogue du Cabinet des manuscrits, n° 601), l'autre à Vienne (Bibl. Palatine, ms. 2617)... Certains indices permettent de supposer que d'autres copies du même ouvrage ont existé, et, peut-être, existent encore.. . Ces indices ont été scrupuleusement recueillis par M. Cari Wahlund »... (Henri Hauvette, Les plus anciennes traductions françaises de Boccace). — Le manuscrit vendu à Londres en 1791 est parmi ces copies qui « ont existé, et peut-être existent encore ».

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