Quant et : avec
3. Antoine de Lévis, comte de Caylus, sénéchal et gouverneur du Rouergue, était fils de Guillaume de Lévis et de Marguerite d'Amboise.
4. Antoine de Lévis, comme il a déjà été dit (p. 487, n.5), avait épousé Balthazar de Lettes des Prez, fille d'Antoine de Lettes des Prez, maréchal de Montpezat, et de Lyette du Fou.
29 i APPENDICE
tence, et protester le regret et déplaisir qu'il avoit de n'avoir mieulx servy Dieu, le Roy son seigneur et maistre, et sa patrie : pouvant1 justement et véritablement tesmoigner devant Dieu n'avoir jamais veu mort plus contrite et chrestienne que la sienne : monstrant par là... combien il avoit profité en la bonne nourriture qu'il avoit reçue dès sa plus tendre jeunesse, soubs un Roy très chrestien et amateur de toute piété...
« Qu'on me dise donc », poursuit Sorbin, — et, dans cette partie de son discours, il va dépasser la mesure :
Qu'on me dise donc si ce n'est une rare et excellente vertu, de voir un gentilhomme de son âge, nourri en lieu où la piété et la vertu n'est également ni reçue ni cultivée de tous, prospérer si heureusement en la cognoissance et crainte de Dieu...
Où il sort tout à fait de la mesure et du bon sens, c'est quand, en une phrase qui dut faire sourire son auditoire, il dépeint les combattants comme de pacifiques agneaux que la seule fatalité aurait armés les uns contre les autres :
Ils estoient tous sans querelle ou animosité, et comme frères et bons conserviteurs d'un mesme Roy et maistre, autant hayans les querelles qu'aimant la concorde et se peinans pour la remettre et entretenir...
Voilà qui est un peu fort. Et Sorbin sera mieux inspiré quand il admirera, se manifestant en faveur du défunt, les effets de la miséricorde divine :
Dieu, cognoissant en luy la trace et le sentier de ceulx dont il l'avoit extraict, ne l'a pas abandonné au besoin, ains 2 luy a donné tems et espace pour practiquer par larmes, pleurs et prières la très haute et divine clémence...