‹ Anne de GravilleChapitre 8 sur 154 · Malte-Brun, op. cit., p · texte numérisé non relu

Malte-Brun, op. cit., p

2 Perret, op. cit., p. 167. Cf. Quicherat, Histoire de Sainte- Barbe, Paris, 1860, t. I, et Imbart de La Tour, Les Origines de la Réforme, Paris, Hachette, 1909, t. II. — Erasme fut, en 1496, boursier au collège Montaigu.

18 LA FAMILLE D'ANNE DE GRAVlLLE

Parmi les manuscrits ayant appartenu à l'amiral, il en est un qu'il importe de signaler dès à présent : c'est le Terrier de Marcoussis. — Les archives de la vaste seigneurie gisaient éparses dans une des tours du château. Graville chargea l'évêque de Mirepoix, Jean d'Epinay, son cousin, et, semble-t-il, son fondé de pouvoir, de les classer et de les réunir en un terrier. Ce terrier comprenait plusieurs volumes, l'un desquels existe encore *. C'est un manuscrit grand in-folio, orné de curieuses miniatures. L'une de ces miniatures, qui nous intéresse particulièrement, représente Marie de Balsac, femme de l'amiral, entourée de ses trois filles, Louise, Jeanne et Anne.

IL — Les Balsac d'Entragues. — Rauffet et Robert de Balsac.

Nous connaissons la famille paternelle d'Anne de Graville. Venons à sa famille maternelle.

Les Balsac2 sont de purs Auvergnats, originaires

1. Il appartenait à Mlle de La Baume-Pluvinel et va être reproduit, pour la Société des Bibliophiles français, par les soins de MM. le Comte Paul Durrieuet le Comte Alexandre de Laborde.

2. Le nom de Balsac prend un s, et c'est à tort qu'on l'orthographie trop souvent par un z.

Rien absolument de commun entre les Balsac et la famille de Guez de Balzac, l'auteur des Lettres et du Socrate chrétien. (Le

RAUFFET ET ROBERT DE BALSAC 19

du village de ce nom, situé à deux lieues de Brioude. Ils apparaissent dès le ixe siècle *. En mars 814, sous le règne de Louis-le-Débonnaire, Odo, seigneur de Balsac, donna aux comtes et chanoines de Saint- Julien de Brioude, pour une fondation, les cens et rentes qui lui appartenaient au lieu de Balsac. Plusieurs autres Balsac firent des fondations du même genre ; nombre d'entre eux furent chanoines et comtes de Brioude2.

La filiation des Balsac ne commence à être régulièrement connue qu'à partir de Roffec3 de Balsac, chevalier, qui, en 1336, reconnut tenir en fief du

village auquel Guez empruntait son second nom est situé près d'Angoulême.) — Ai-je besoin de dire que le romancier Honoré de Balzac ne se rattachait, lui non plus, en aucune façon aux Balsac d'Entragues ? Honoré de Balsac, qui s'adjugea la particule après 1830, et qui affichait de hautes prétentions nobiliaires (au sujet de ces prétentions, je renvoie les curieux à la préface de l'édition originale — presque introuvable — du Lys dans la vallée, 2 vol. in-8°, Paris, Werdet, 1836) était, à vrai dire, par son père, d'origine auvergnate (Revue des Deux Mondes, 15 décembre 1856, art. de M. Eug. Poitou).

1 . Le P. Anselme, t. II, p. 435 : Généalogie de Balsac. — Touchant cette généalogie, j'ai consulté tous les documents qui se trouvent à la Bibliothèque nationale. Ces documents sont contradictoires. Dans quelques-uns d'entre eux (Pièces originales, Dossiers bleus, etc.), Robert de Balsac apparaît comme l'aîné de Rauffet; Marie (la femme de Gra ville) serait la fille de Robert, Pierre (le mari d'Anne de Graville) étant le fils de Rauffet. Mais la généalogie du P. Anselme est la seule exacte dans son ensemble, particulièrement en ce qui touche la filiation de Pierre de Balsac. Nous avons, en effet, le testament de Robert (Cabinet d'Hozier, 25, fol. 2) : Pierre y est désigné comme son fils aîné et son « héritier universel » .

2. Dantil et de Chavanat, Chronologie du ci-devant chapitre de Saint-Julien de Brioude, Paris, 1805. — Entre 1256 et 1559, onze Balsac firent partie du chapitre.

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