Les joies de la conversion
Il y a plus de joie dans le ciel pour le visage en larmes d'un pécheur repentant, que pour la robe blanche de quatre-vingt-dix-neuf justes. Celte joie est partagée par la famille du pauvre prodigue dont le retour dans la maison paternelle met un terme aux soucis cuisants de ses parents bien-aimés, qui étaient dévorés par la crainte d'en être séparés à jamais dans la vie éternelle.
On nous écrit d'Ardes-sur-(iouzc, le 8 avril.
« Dans le courant du mois de mars 1876, je commençai une neuvaine à saint Joseph, lui promettant, si j'étais exaucée, de faire publier le récit de la grâce obtenue.
i Une personne de ma famille avait négligé depuis
ANNftK S. J. If
fort longtemps ses devoirs religieux, et le mauvais état de sa conscience m'inspirait de vives inquiétudes. J'intéressai à ma cause quelques personnes pieuses, et de ferventes prières furent adressées à saint Joseph, dans le but d'obtenir la grâce tant désirée. J'essayai, en même temps, d'inspirer au pauvre pécheur des pensées sérieuses qui parurent faire impression sur son esprit. Cependant la grâce agissait fortement dans ce cœur si longtemps rebelle, et M. N... témoigna bientôt le désir de voir un prêtre. Quelles ne furent pas alors et ma surprise et ma reconnaissance envers saint Joseph, qui avait écouté si favorablement nos prières! Avant la fin du mois de mars, j'avais le bonheur d'accompagner à la sainte table le nouveau converti. Je n'oublierai jamais la joie ineffable que je ressentis en cet heureux moment.
» J'ajouterai, en terminant ce récit, publié dans le but d'inspirer une entière confiance envers l'auguste époux de Marie, que M. N... persévère dans ses bonnes dispositions.
» Une Enfant de Marie. »