Retour- a Dieu, grâce a une éducation
chrétienne.
Tout ;i été dit sur les avantages d'une éducation chrétienne et les suites funestes des écoles sans Dieu. 11 est bon cependant de ne rien exagérer. Il arrive quelquefois que des jeunes gens sortant des établissements congréganistes s'égarent en entrant dans le monde , où li mort, dit saint Augustin, entre dans l'âme par tous les pores. C'est toujours bien regrettable, mais enfin il reste nue ressource. Ces pauvres prodigues ont reçu une instruction religieuse solide, ils ont eu devant les yeux de Irôs-bons exemples de leurs maîtres et de leurs condisciples. Ils ont conservé une pratique en l'honneur de Marie, ils continuent à porter le scapulaire ; le souvenir des fetes religieuses auxquelles ils ont pris part reste gravé au fond de leur cœur, et tôt ou tard ils finisse ni par rentrer en eux-mêmes, et comparant le triste sort auquel ils sont réduits avec les joies si puits qu'ils goûtaient autrefois, ils éprouvent le besoin de revenir au Dieu qui réjouit la jeunesse.
La lettre suivante confirme nos paroles d'une manière bien touchante.
C, 29 mars 187».
Je croirais manquer à mou devoir en no communiquant pas au Journal de suint Joseph une grâce insigne que j'attribue en partie à ce grand Saint.
A l'issue de mes études, j'eus le malheur de céder •<
ISO A.VBIL.
de pernicieuses influences qui détruisirent peu à peu celles d'une éducation foncièrement chrétienne, et me rendirent partisan, au moins de fait, de la morale indépendante. Que serais-je devenu si la divine Providence n'avait conservé dans un repli de mon pauvre cœur une confiance inébranlable en Marie qui justifie chaque jour, dans l'exercice de sa Toute-Puissance suppliante, les titres magnifiques par lesquels la sainte Eglise honore ses éminentes prérogatives dans la sainteté et dans la gloire.
Après chacune de mes infidélités, je jetais un regard vers le Refuge des pécheurs et j'implorais, avec mon pardon, cette force surnaturelle promise aux chrétiens qui la demandent, pour repousser les assauts du tentateur.
Ma prière fut enfin exaucée, !a Mère de miséricorde eut pitié de moi, malgré mon indignité ; et, comme gage assuré de sa protection, elle m'inspira un désir irrésistible de compléter l'armure du saint scapulaire par le cordon de saint Joseph.
Il y a dix ans que j'ai suivi cette pieuse inspiration et, depuis lors, plus de chutes, mais seulement quelque faux pas.
Daignerez-vous, mon révérend Père, être l'interprète de ma vive reconnaissance, d'abord comme prêtre au pied des saints autels, et ensuite comme héraut infatigable et autorisé des faveurs obtenues par l'intercession du glorieux Patron de l'Eglise catholique? Agréez....
AVH1L. 151