‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 110 sur 315 · Le Te Deum d'actions de grâces · texte numérisé non relu

Le Te Deum d'actions de grâces

< Maison du Bon-Pasteur de (Uiolct, 28 juin 1870.

>> La reconnaissance nous fait un devoir de vous raconter les deux faveurs suivantes dues à saint Joseph, patron de notre chapelle. Quant à leur insertion dans le Propagateur dont la lecture fait nos délices, nous l'abandonnons à votre discernement.

» Notre Maison du I3on-Pasteur de Cholct (Maine-et- Loire) se compose de 250 personnes, partagées en cinq catégories. Or, en janvier, une postulante de la classe des Madeleines, à la suite de cinq lièvres, resta tellement muette qu'elle ne pouvait articuler aucun son, pas même un léger cri occasionné par une surprise. Tous les remèdes naturels étant inutiles, on recourut alors à saint Joseph, qui d'abord sembla sourd à nos supplications. On commence une neuvaine préparatoire à la fête de notre Protecteur, et le dernier jour, les compagnes de la malade lui dirent : Eh bien! saint Joseph devait vous quérir aujourd'hui. Pour toute réponse, les larmes aux yeux, elle s'efforce de leur faire comprendre par des signes que la journée n'est pas finie, et qu'elle espère encore. Quoique toujours dans le même état, I4 jeune Marguerite, au lieu de se décourager, commence une autre neuvaine. Dès le quatrième jour qui était un mercredi) à l'élévation de la messe, elle promet à saint Joseph que, s'il lui rend la parole, elle jeûnera tous les mercredis pendant une année, et récitera ses litanies durant deux mois. Le soir même, sa maîtresse lui reprocha son peu de foi comme la seule cause de son

insuccès. Ces paroles la contristôrent tellement, qu'elle fondit en larmes, et adressa intérieurement à saint Joseph cette prière si candide et si touchante : « 0 grand Saint! voyez combien je suis malheureuse! Ma supérieure me gronde, elle m'ordonne de parler; et quand je me confesse, il m'est impossible de me faire comprendre autant que je le voudrais, puisque je ne sais pas écrire. Vous pourriez si facilement mettre fin à toutes mes peines! » Cette prière. est suivie d'un doux sommeil. Quelle ne fut pas sa joie le lendemain matin, en voyant qu'elle pouvait répondre aisément à toutes les prières usitées. Oh! comme le Te Dewn fut joyeusement récité après la messe, et par elle, et par toutes ses compagnes !

» La neuvaine fut continuée, mais en action de grâces, et depuis trois mois Marguerite parle très-bien, et de plus elle ne s'est pas ressentie une seule fois des violentes migraines qui l'affligeaient auparavant. »

l'Aomonier.

28. — Guérison subite et conversion d'une jeune anglaise protestante.

Nous recommandons à l'attention de nos lecteurs la lettre suivante d'un religieux Prémontré :

St.-Norbert's Résidence Crowle, Isle of Axholsne Lincolnshire, England, 14 octobre 1875.

« Révérend Père,

» Voudriez-vous avoir la bonté d'insérer dans votre

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journal de saint Joseph le fait suivant, vraiment admirable si non miraculeux?

> Le 1 6 du mois de juillet à midi, les enfants de notre école1 étaient en récréation dans leur cour, et voilà qu'une fille protestante âgée de onze ans tomba à la renverse la tête sur les pierres. Elle ne se relevait pas, restait immobile et comme sans vie. On m'envoie chercher, j'y cours en toute hâte, et je la fais coucher immédiatement. Le médecin est appelé aussitôt ; mais avant qu'il arrive la pauvre enfant était dans des convulsions si terribles qu'on avait toute la peine du monde à la tenir et à l'empêcher de se déchirer les bras et les mains avec ses dents. Le médecin arrive et constate que le cas était très-dangereux. Il revient une seconde et une troisième fois le même jour ; tous les remèdes restent sans effet , les convulsions continuent pendant la nuit , et toute la journée du samedi. Alors tout espoir semblait perdu ; une dame de la mission préparait déjà l'habit qu'on lui mettrait quand elle serait morte; en un mot. humainement parlant, il n'y avait plus de remède. D'un autre côté le docteur déclarait qu'il serait plus avantageux pour cette pauvre enfant de mourir que de survivre à cette crise ; car, si elle recouvrait la santé du corps, elle resterait folle. A minuit tout préoccupé de ce triste accident, je me rends à l'église et aussitôt j'eus la bonne pensée de recourir à saint Joseph, et je lui promis que, s'il daignait nous exaucer je dirais la saint' messe en son honneur, et je vous communiquerais cette guérison. Plein de couliance, je remets un cordon à

(1) On sait qu'en Angleterre bon nombre de cures sont desservies par (1ms religieux. CV.m dans une des êoolés de le paroisse confiée ;mx Prémnntrés qu'à eu l\ou le fuit dont il <*^t question dur- eetlfl relation .Xote de la rédaction .

une dame catholique qui devait veiller l'enfant, et je lui recommandai de ceindre les reins de la jeune malade à l'insu de sa mère. Les convulsions continuant toujours, la dame ne put lui mettre le cordon qu'à cinq heures du matin. Mais aussitôt que le cordon bénit eut touché le corps de l'enfant, elle s'endormit, doucement. Une heure après, elle se réveilla, demanda à boire et à manger, et voulut même se lever. A sept heures du matin, on la laissa faire : tout mal et toute faiblesse avaient disparu.

v La mère criait au miracle et disait qu'elle ne s'opposerait pas plus longtemps à ce que sa fille se fît catholique. La jeune personne le demande avec instance, et j'espère que dans quinze jours elle sera reçue dans l'église.

t Depuis cette'guérison merveilleuse, j'ai senti ma confiance en saint Joseph s'accroître de jour en jour, et je m'en trouve parfaitement bien, car les faveurs que j'ai obtenues par son intercession, sont vraiment grandes. . Agréez, etc.

1 Fre Basile Dockx, religieux prémontré. »

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