Une espérance réalisée
Une jeune fille, nommée Philomène, âgée de H) ans, gardait le lit depuis le 5 septembre 1867. Une maladie de nerfs, avec toutes ses suites ordinaires, minait ses forces au point que tout mouvement devenait insupportable et que l'estomac ne souffrait plus même une cuillerée de bouillon. Il ne restait d'autre ressource que Dieu, et tous ceux qui approchaient de la jeune patiente, le priaient d'avoir pitié de tant de misère, de récompenser tant de résignation, de mettre un terme à son martyre, et d'appeler cette jeune âme aux joies ineffables du Ciel. — Tel était son triste état, quand, le 28 février, Philomène reçut d'une religieuse, son ancienne Supérieure, une lettre dans laquelle celle-ci L'engageail à ne pas se décourager et à commencer, le 10 du mois suivant, une neuvaine à saint Joseph, ûcuvaine qui devail finir le jour môme de la fête de ce grand Patriarche. La confiance de la Supérieure était si grande, que la
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lettre se terminait par ses mots: «J'ai un si ferme espoir, que je vous dis: Au revoir au 19; j'espère qu'après Dieu, j'aurai votre visite ; notre maison est sous le patronage de saint Joseph. » Cette confiance était partagée par la malade, qui annnonçait à qui voulait l'entendre, sa guérison pour le 19. — Pendant la neuvaiue, le. mal ne fit que s'accroître; le 17, la jeune fille était sous le coup de terribles douleurs. Mais le 18 elle s'était sentie soulagée. Le 19, elle eut le bonheur de faire la sainte communion, et, quelques minutes après, elle se levait subitement, et se jetait à genoux devant une image de saint Joseph qui se trouvait à quelques pas de là sur une table. La guérison était aussi complète qu'instantanée. Tous les symptômes morbides avaient disparu, tous, sans en excepter un seul, et l'estomac si débilité garda et digéra parfaitement la nourriture qu'on lui servit. — Depuis ce moment, Philomène continue à se bien porter et dit, à qui veut l'entendre, qu'on obtient tout de saint Joseph, le jour de sa fête.